<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966</id><updated>2011-11-09T13:25:00.197-08:00</updated><category term='Carrière'/><category term='Culture'/><category term='Notre époque'/><category term='Pipole'/><category term='Correspondance particulière'/><category term='Humeur'/><title type='text'>L'Art de survivre en temps de crise</title><subtitle type='html'>Qui suis-je, que faire, où vais-je ? La crise est partout et le monde part à vau-l'eau mais, quelque part entre la France et l’Espagne, la résistance s’organise… La tendance est également au lâcher prise, à la transgression par le rire, cathartique et libérateur. On peut rire de tout ou presque. Aussi, faisons un pied de nez à la morosité ambiante et essayons de rester vivants. Et puis comme on dit, la meilleure publicité est le bouche à oreille, aussi n’hésitez pas à faire suivre…</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>42</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3443556312148360862</id><published>2011-11-09T12:13:00.000-08:00</published><updated>2011-11-09T13:25:00.259-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Bref. J'ai fait de la Zumba.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-y3BFf1hkr5A/TrrfGJ_lqUI/AAAAAAAAAOM/_P4d1Y-3_AU/s1600/vero%2526davina.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 314px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673091977481398594" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-y3BFf1hkr5A/TrrfGJ_lqUI/AAAAAAAAAOM/_P4d1Y-3_AU/s320/vero%2526davina.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un m’a demandé l’autre jour : « Mais au fait c’est quoi la Zumba ? ». Je précise qu’il s’agissait d’un homme que j’appellerais Lionel, d’où sa compréhensible méconnaissance de ce phénomène actuel qui provoque des élans d’hystérie collective parmi la gent féminine, toutes générations et catégories sociales confondues. Mon interlocuteur ne pouvait pas mieux tomber car, sans le savoir, il allait bénéficier de mon expertise acquise par des années de pratique des clubs de fitness à travers le monde. Sur un ton monocorde, je lui ai récité par cœur la définition Wikipédia : « La Zumba est une discipline née de la fusion de différentes formes de danses latines à savoir la cumbia, la salsa, le mambo, le merengue et le reggaeton ; le tout, pimenté de mouvements d’aérobic et de fitness. » Je lui ai exposé ensuite mon avis plus personnel sur le sujet, à savoir qu’il n’y avait rien de révolutionnaire dans cette activité qui s’était longtemps appelée aerodanse et qui n’avait de danse que le nom car les pas étaient beaufisés et simplifiés à l’extrême, et que les salles de sport françaises capitalisaient au maximum sur cette mode en proposant la Zumba à toutes les sauces sans craindre de provoquer une overdose générale. Lionel m’écoutait captivé. Je décidais donc de lui dresser un tour d’horizon rapide de l’histoire du fitness, des origines à nos jours. Je lui parlais de l’âge d’or des « stakhanovistes » de la forme avec l’apparition de l’aerobic aux Etats-Unis mis en scène par la grande prêtresse en jambières, Jane Fonda, et ses disciples françaises, Véronique et Davina qui terminaient toujours leur show télé par l’incontournable et mythique séquence d’elles nues sous la douche. Cela a réveillé des souvenirs chez Lionel, sans doute ses premiers émois d’adolescent, et il s’est mis à fredonner, une lueur lubrique dans le regard : « toutouyoutoutoutouyoutou ». Je poursuivais en expliquant que, loin d’avoir suscité un engouement passager, ce qui s’appelait désormais le fitness avait envahi notre quotidien, proposant des déclinaisons improbables (sur une marche : le step, dans l’eau : l’aquagym, à vélo : le spinning), inventant de curieux hybrides (aerobox, aerothai, aerolatino), revenant à des méthodes plus douces comme le pilates pour réparer les corps traumatisés avant de proclamer le triomphe du mouvement Zumba, célébré comme étant le dernier rempart contre le gras. Devinant en Lionel une âme compatissante, je lui confiais ma longue addiction à ces pratiques et mon récent décrochage grâce à un retour salvateur et volontaire à des disciplines outdoor et plus créatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant j’ai dérapé récemment en testant à mon tour la Zumba mais, pour ma défense, l’objectif principal était de peaufiner mon étude de la quête du bien être et de la forme à tout prix. Je m’étais donc inscrite à une sortie initiée par une certaine Libellule sur un réseau social. A l’heure du rendez-vous, une foule hétéroclite se pressait devant la porte du centre sportif : quelques étudiantes, une meute de couguars bien décidées à lutter avec acharnement contre les kilos superflus et les ravages du temps, une mamie bionique, deux hommes en short mal à l’aise qui rasaient les murs et enfin la famille Groseille au grand complet avec en chef de tribu, la mère, gaillarde et décomplexée. Libellule alias Josiane a fait son apparition. Comment dire ? Je ne l’aurais pas associée spontanément à une créature légère et aérienne. J’aurais plutôt pensé à quelque chose de plus terrien, « solidement » ancré au sol. Libellule aussi partait en guerre et arborait fièrement une combinaison rouge ultra-moulante qui portait l’inscription « 100% Zumba ». Elle m’a regardée. Je l’ai regardée. Elle a dit : « Maya ? ». J’ai dit : « Vous êtes la coach ? ». Elle a dit : « Non, elle est en retard. ». J’ai pensé : « Ouf ! ». L’attente fut effectivement assez longue. La Mère Groseille fuma beaucoup de cigarettes et improvisa une partie de foot en famille, en plein milieu de la rue. Je tuais le temps en refaisant le monde avec Cœur à prendre, Casimir118218 et Clito 31.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cours débuta enfin et même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pu espérer mieux. L’atmosphère était digne d’une soirée tee-shirt mouillé dans un camping de Palavas les Flots, le tout sous le feu des sunlights et dans le tournoiement enivrant des serviettes. On a fait la danse de la capirhina, hurlé à tue tête : « Me gusta la morcilla » (traduction : « J’aime le boudin ou y a-t-il des hispanophones dans la salle ? ») et secoué nos postérieurs telles des chiennes en chaleur. Libellule, en transe, exécutait une forme de danse folklorique bretonne et martelait violemment le plancher, les hommes en short gesticulaient dans le sens inverse de la marche et la Mère Groseille haletait dans un coin, regrettant la bouffée de trop. Pauvre Amérique Latine ! C’était bien la peine d’avoir tenté plusieurs révolutions, endurer des années de dictatures sanglantes, résister tant bien que mal à l’impérialisme nord-américain, préserver envers et contre tous une langue et une culture pour finir en produit de consommation mal remixé spécialement destiné à des occidentaux ignorants et grassouillets. Hasta siempre Comandante ! Bref. J’ai fait de la Zumba. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3443556312148360862?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3443556312148360862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/11/bref-jai-fait-de-la-zumba.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3443556312148360862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3443556312148360862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/11/bref-jai-fait-de-la-zumba.html' title='Bref. J&apos;ai fait de la Zumba.'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-y3BFf1hkr5A/TrrfGJ_lqUI/AAAAAAAAAOM/_P4d1Y-3_AU/s72-c/vero%2526davina.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-7319752013063008664</id><published>2011-05-10T13:21:00.000-07:00</published><updated>2011-05-11T01:41:00.127-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Captive</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 246px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5605188671259917282" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-Qc990g6qokU/TcmhZiF9u-I/AAAAAAAAAN8/V5s7o-8zchI/s320/emmapeal2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karl Marx a écrit : « Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité. » et ce au 19ème siècle, soit bien avant l’invention de l’entreprise moderne avec tous ses rites absurdes et ses relations biaisées. Je cherche refuge dans l’œuvre du théoricien de la lutte des classes au cours d’une après-midi interminable durant la semaine annuelle de formation à la ruche, le siège de ma société, pour ne pas sombrer dans le désarroi total. Marx a aussi entrevu un possible échappatoire au goulag professionnel : « L’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. » Ragaillardie par cette perspective, je regarde autour de moi le reste de l’assemblée, espérant que mes camarades abeilles m’insuffleront la force de résister et de combattre. Peine perdue et spectacle affligeant. Certaines dorment, d’autres ont le regard fixe et vide comme dans le film &lt;em&gt;Children of the Corn&lt;/em&gt; et une dernière enfin pianote frénétiquement sur son iPhone, tentant désespérément de rester connectée au monde extérieur ou d’appeler à l’aide. Le processus de lavage de cerveau collectif est en marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme occidental s’est depuis longtemps détourné de la religion et du politique et son rapport au monde est désormais dicté par la Déesse Entreprise, parcours initiatique rimant avec plan de progression individuelle et augmentation de salaire. En Tunisie, un jeune vendeur de légumes s’est immolé pour protester contre le manque de liberté dans son pays ; en France, un cadre de France Telecom, en souffrance au travail, s’est transformé lui aussi en torche humaine sur le parking de son agence. Le premier des ces deux gestes terribles a déclenché la « Révolution du Jasmin » et l’ébranlement les unes après les autres des dictatures des pays arabes ; concernant le deuxième, on ne peut encore en mesurer l’impact, peut être un talk show d’après-midi sur les risques de burn out…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis interrompue dans mes réflexions par l’entrée en scène des coachs en développement personnel. Ce sont les mêmes que l’année dernière : Cruella, une ogresse taillée comme un pilier de rugby et son acolyte malgré lui, Woody, un comédien de seconde zone reconverti dans le théâtre d’entreprise qui semble tout freluquet à côté de sa coéquipière. Ils ont pour mission, à travers quelques exercices et jeux de rôle pervers, de vérifier notre niveau d’endoctrinement. Chacune des stagiaires est ainsi filmée dans un pseudo contexte professionnel et doit improviser un sketch en duo avec Woody, le tout dans une ambiance récréative et décontractée. La réalité est toute autre. Tout le monde n’aime pas être sous les feux des projecteurs. L’œil inquisiteur de la caméra dérange. Les nerfs lâchent, les émotions enfouies rejaillissent. « Coupez. C’est comme quand j’étais petite, j’avais toujours le trac avant les interrogations écrites », pleurniche une femme presque quinquagénaire. « Je suis une mauvaise mère. », hurle une autre. Heureusement, Cruella est là pour apporter un réel appui psychologique : « Vas-y pleure. Parle-nous. Libère-toi. Tu peux tout nous dire, tu es en famille ici. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essaie tant bien que mal de transcender cette réalité aliénante. Je me projette des images apaisantes comme le décollage d’un avion ou le flux et le reflux des vagues. Un aboiement agressif vient interrompre ce doux songe : « Ca suffit de rêvasser là. En piste. » Cruella m’a repérée. L’heure de la joute verbale pour moi a sonné. Je me dirige vers la scène, respirant à fond. J’applique la méthode Actors Studio, une technique qui laisse une grande part au naturel et à la gestuelle psychologique. Je suis Liz T et Woody Richard B, deux fauves trop longtemps gardés en cage et qui s’apprêtent à se dévorer. Rrrhhh !!! Je dois redoubler d’efforts d’imagination car mon partenaire n’a pas exactement le physique d’un jeune premier. J’entre totalement dans la peau du personnage alliant habilement voix suave, bouche en cœur, battement de cils et langoureux croisement et décroisement de jambes. Chaleur dans le costume pour le petit monsieur en face. A la fin de la prise, le public est debout. Bravo !!!! On me sacre Interprète Féminine de l’Année, dans la catégorie Porno Institutionnel. Modeste, je dis : « Cela n’avait rien de difficile car ce poste, c’est moi. » et dédie mon prix à toutes les femmes qui se battent pour la parité professionnelle. Après tout, j’ai peut être un réel avenir dans la comédie ou dans la politique. No pasaran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour clôturer cette semaine passionnante, nous récitons toutes en chœur, à tous les temps de l’indicatif et même en latin : « J’appartiens à mon entreprise. Je vénère ma hiérarchie. Ensemble nous vaincrons ». Je garde les doigts croiser dans le dos, en me disant qu’ainsi ils ne m’auront pas. Vivement l’année prochaine !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-7319752013063008664?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/7319752013063008664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/05/captive.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7319752013063008664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7319752013063008664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/05/captive.html' title='Captive'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Qc990g6qokU/TcmhZiF9u-I/AAAAAAAAAN8/V5s7o-8zchI/s72-c/emmapeal2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-29084355194354016</id><published>2011-03-31T00:52:00.000-07:00</published><updated>2011-03-31T01:09:49.224-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pipole'/><title type='text'>La revanche d'une blonde</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-MetrDqHLhk4/TZQ1ciVEVCI/AAAAAAAAAN0/0A2VJV4sVUc/s1600/sylvievartan.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 206px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590151801841407010" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-MetrDqHLhk4/TZQ1ciVEVCI/AAAAAAAAAN0/0A2VJV4sVUc/s320/sylvievartan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne vous méprenez pas sur le titre ; cette chronique n’est pas destinée à mettre à l’honneur ma modeste personne dotée d’une chevelure châtain clair au léger balayage mais elle parle d’une blonde, une vraie, dont nous célébrons en ce 31 mars 2011 l’entrée dans le cercle fermé des porteurs du chiffre 4. Bon anniversaire Coco ! Tu es la première de notre petit groupe d’adolescents attardés à vivre cette terrible épreuve et nous t’observons avec appréhension et effroi glisser dans les eaux troubles de la quarantaine. Que se passe t’il de l’autre côté ? Est-ce que l’on subit des transformations physiques et psychologiques immédiates et irréversibles : blanchissement soudain des cheveux, chute des dents, affaissement des paupières, prise de bide définitive, goût immodéré pour les tubes commerciaux des années 80… ? Tu sembles pourtant bien résister aux ravages du temps, toute auréolée de blond et préservée des coups de scalpel pseudo-réparateurs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme il semble loin et irréel cet automne 1997 où nos chemins se croisaient pour la première fois dans le métro londonien. Toi aussi tu avais été tenté par l’appel de Londres et travaillais alors comme jeune fille au pair, même si jeune fille tu ne l’étais plus tout à fait. Cantonnée à des tâches ménagères bien peu passionnantes et honteusement exploitée par ta « famille d’accueil », tu avais vite pris la poudre d’escampette, persuadée qu’un destin plus grand t’attendait ailleurs. Sur mes conseils, tu entamas une carrière prometteuse dans la restauration, secteur dans lequel l’exploitation de l’homme par l’homme est aussi quotidienne mais cela tu ne le savais pas encore. A la fin des années 90, les médias français saluaient unanimement le miracle londonien et nombreux étaient les jeunes français qui franchissaient la Manche persuadés de trouver un job de rêve en quelques heures. La réalité était toute autre. La plupart de ces ambitieux aventuriers se retrouvaient à trimer très dur dans des hôtels ou des cafés pour quelques poignées de livres qui leur permettaient à peine de subsister. Même si à cet âge, la principale préoccupation est de savoir où sortir le soir, Londres faisait l’effet d’un miroir aux alouettes. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Heureusement notre glamour nous a permis de nous positionner rapidement comme soubrettes vips. Souviens-toi chère amie de cette petite jupe noire si seyante qui devait arriver pile au niveau du genou et que nous portions crânement sur des plateaux télé ou des péniches privatisées, de nos piètres tentatives de « silver service » et surtout de nos collègues d’infortune dont la variété du panel permettait une étude socio-anthropologique unique. Nous avons ainsi côtoyé des artistes au chômage, des réfugiés de l’ex-Yougoslavie qui sursautaient au moindre bruit de vaisselle brisée, des vieilles toutes ridées privées de retraite, des entrepreneurs ruinés ou encore des Rémi sans famille se débattant dans une épopée hugolienne. Pour aucune de ces personnes la profession de serveur était une vocation mais chacun s’échinait à sourire et à faire virevolter assiettes et plateaux. Il n’est pas nécessaire de se rendre dans les pays du Sud pour être confronté au tiers-monde car on peut le rencontrer au coin de la rue. Ma conscience sociale est née à ce moment. De ton côté, tu t’es dit : « plus jamais ça » et de retour en France, tu t’es employée à gravir patiemment les échelons. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est vrai que depuis nos itinéraires ont été quelque peu différents mais cette époque nous a liées à jamais. Tu as choisi les chiffres et moi les lettres, tu craques pour les cravatés rasés de près et moi pour les altermondialistes chevelus, tu portes des chaussures à bout pointu et moi à bout rond…. Je pourrais continuer longtemps cette liste d’antagonismes mais pourtant je suis là, ayant revêtu pour l’occasion une perruque blonde, et chantant à tue tête avec tes autres amis : « Qu’est-ce qu’y fait pleurer les blondes ?». Bravo Coco, nous sommes tous venus te soutenir dans ce moment délicat et sommes fiers de toi. Tu fais même des émules, surtout depuis que tu as triomphé de ton combat contre le tabac, d’un coup de piqûre magique. Notre serial addict local s’est d’ailleurs précipité chez le gourou responsable de cette transformation radicale mais l’effet semble moins miraculeux sur lui si l’on en croit les gouttes de sueur qui perlent sur son front dès qu’il aperçoit une cigarette. Mais pour sa décharge et sans vouloir faire une mauvaise rime, il a encore un peu de temps avant d’avoir 40 ans. A nouveau bon anniversaire ! Aujourd’hui nous sommes tous des couguars enragés. No pasaran ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-29084355194354016?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/29084355194354016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/03/la-revanche-dune-blonde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/29084355194354016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/29084355194354016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/03/la-revanche-dune-blonde.html' title='La revanche d&apos;une blonde'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-MetrDqHLhk4/TZQ1ciVEVCI/AAAAAAAAAN0/0A2VJV4sVUc/s72-c/sylvievartan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-5314443146060871350</id><published>2011-03-08T11:02:00.000-08:00</published><updated>2011-03-09T06:12:02.539-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Même la pluie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-6oN61u4DD34/TXZ92z4APAI/AAAAAAAAANU/Je_ppsFdJF4/s1600/chantons-sous-la-pluie.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 242px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581787168763821058" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-6oN61u4DD34/TXZ92z4APAI/AAAAAAAAANU/Je_ppsFdJF4/s320/chantons-sous-la-pluie.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Tambien la lluvia” sous son titre original. J’ai adoré ce film d’Icíar Bollaín qui nous livre une évocation subtile de la fracture Nord-Sud. Un jeune réalisateur espagnol, Sebastian, se rend en Bolivie pour tourner une fresque sur la servitude des Indiens et leur résistance aux colons espagnols du XVIe siècle. Les budgets sont serrés et le producteur, Costa, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Sauf que la situation politique sur place se dégrade. L'augmentation de l'eau pousse la population à la révolte. Des tensions éclatent, menaçant la sécurité du tournage. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni. L'injustice est au coeur du réquisitoire qu’ils sont en train de tourner. Et voilà qu'elle refait surface, sous leurs yeux, comme si l'histoire se répétait, cinq siècles plus tard. Costa et Sebastian vont-ils rester fidèles à leurs idéaux et défendre la population opprimée ? Les yeux de braise des deux acteurs nous font leur pardonner d’avance leur possible manque d’intégrité. Guapos !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu aujourd’hui un sursaut de conscience humanitaire pour poursuivre sur la problématique cruciale de l’accès à l’eau, mais dans un contexte quelque peu différent. J’étais tout à l’heure à l’aéroport d’Orly, revenant de la ruche où j’ai été adoubée dame abeille par celle que je ne présente plus, Queen Bee, ma responsable hiérarchique, en récompense pour mes bons et loyaux services. Un aller retour en avion avec taxi à l’arrivée pour assister à une réunion de deux heures à la portée stratégique douteuse : j’apporte involontairement ma modeste contribution au réchauffement climatique. Auréolée de mon succès tout neuf, je me prêtais pour une fois sans rechigner à l’effeuillage de l’embarquement. Peu m’importaient mes chaussettes dépareillées ou mon pantalon qui glissait dangereusement mais je me suis insurgée contre l’employée au discours et aux gestes mécaniques lorsqu’elle m’a invitée à jeter ma bouteille d’eau aux trois quarts pleine. Je lui ai signifié que cela représentait un gaspillage indécent et que dans certains pays des femmes et des enfants parcouraient des dizaines kilomètres chaque jour pour aller chercher ce liquide précieux. Je poursuivais en lui expliquant que l’eau n’était pas quelque chose d’acquis mais restait le plus grand combat de l’humanité. Peu sensible à mes envolées militantes, mon interlocutrice m’a lancé un regard de têtard mort et a poussé mes affaires sur le tapis roulant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais retournée pour quelques instants dans la peau de Miss Développement Durable, comme lors de cette fameuse exposition internationale sur l’eau où j’avais pour mission de répandre la bonne parole et interpeller les visiteurs sur ces sujets sensibles. J’avais pris mon rôle très à cœur mais très vite, j’ai compris qu’elle consistait surtout à veiller à l’approvisionnement régulier des coupes de champagne de diplomates et d’hommes d’affaires bedonnants. Les ressources en eau de la planète ne sont peut être pas inépuisables mais c’était loin d’être le cas de la cave du Pavillon de la France. Bonne vivante reconnue, je suis la première à défendre ce genre de petits plaisirs mais il ya un temps pour tout et le triomphe des intérêts personnels et mercantiles au détriment d’enjeux fondamentaux auxquels l’évènement était dédié m’avait profondément dérangée à l’époque. Mon engagement pour la planète a pris fin à ce moment là mais il ne demande qu’à renaître. A l'aube de la nouvelle année, j’ai d’ailleurs eu l’idée de créer un parti. Il prônerait la lutte contre la soif. De l’eau et du vin pour tous, en pleine égalité et sans discrimination ni restriction ! Les camarades présents ont été enthousiasmés par le projet et m’ont promis leur soutien inflexible. No pasaran ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-5314443146060871350?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/5314443146060871350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/03/meme-la-pluie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5314443146060871350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5314443146060871350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/03/meme-la-pluie.html' title='Même la pluie'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-6oN61u4DD34/TXZ92z4APAI/AAAAAAAAANU/Je_ppsFdJF4/s72-c/chantons-sous-la-pluie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-346977634696340626</id><published>2011-03-03T12:44:00.001-08:00</published><updated>2011-03-06T09:37:04.969-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Banditas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-JQsB7hYDfJA/TW_95scIDUI/AAAAAAAAANA/TZhi6-EKBjU/s1600/vivamaria.bmp"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579957630958832962" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-JQsB7hYDfJA/TW_95scIDUI/AAAAAAAAANA/TZhi6-EKBjU/s320/vivamaria.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les festivités prévues pour célébrer l’Année du Mexique en France sont annulées par solidarité «humanitaire» avec Florence Cassez, cette française qui purge au Mexique une peine de 60 ans pour des enlèvements qu'elle nie, et surtout suite à la pitoyable tentative du président français pour négocier sa libération. Là où il aurait fallu user de discrétion, de finesse et de tact, notre empereur Nicolas Ier a joué les donneurs de leçons, imposant haut et fort la France comme modèle à suivre en matière de démocratie et de justice et reléguant le Mexique au rang de système corrompu et dégénéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement les autorités mexicaines ont pris la mouche et cette pauvre Florence n’est pas prête de revoir le ciel de Paris. Echec cuisant donc pour notre super-président qui pensait redorer le blason de la France et faire oublier une succession de bourdes diplomatiques. Mais le plus grave est que, suite à cette surmédiatisation de l’affaire Cassez, l’opinion publique française, jusqu’alors compatissante ou non informée, est en train de se retourner contre Florence. Parmi les avis qui s’élèvent de la foule, certains s’avèrent particulièrement objectifs et argumentés : «Il n’y a pas de fumée sans feu. Elle était forcément au courant des agissements de son compagnon.», «A cause d’elle, le festival Rio Loco n’aura pas lieu.», «C’est agaçant tous ces articles. Qu’on nous parle d’autre chose que de Florence au pays des Picaros!», «Et puis, elle s’appelle comme ma cousine que je déteste!». Arrivée à saturation, la rue ne veut plus rien savoir et préfère condamner sans preuve. Florence est surtout coupable d’avoir choisi le garçon qu’il ne faut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant toutes ces fâcheries et vexations politiques, j’ai moi aussi vécu une aventure mexicaine, sur un mode certes plus calme mais l’épisode mérite d’être mentionné. L’Amérique du Sud ne m’est pas inconnue et je refusais de m’arrêter aux clichés habituels d'insécurité et de violence associés au Mexique. Il n’en allait pas de même pour mon entourage qui, nourri d’images télévisuelles, me voyait déjà abusée par des narco-trafiquants, dévorée par des chiens de combat, kidnappée par des policiers petits et obèses ou encore succombant à une overdose de tequila et de haricots rouges. C’est donc le cœur léger que je m’étais rendue à l’aéroport, après des adieux déchirants avec mes proches, tous persuadés de me voir pour la dernière fois. Et au final, rien, pas la moindre contravention ou tentative d’arnaque, et encore moins de bakchich forcé. De ce que j’ai pu voir, les mexicains sont incroyablement sympathiques et honnêtes. Certaines villes comme Campeche sont même de véritables Oui-Oui Land, avec le bleu du ciel et de la mer des Caraïbes, des petites maisons aux couleurs vives et une population jeune et insouciante qui déambule nonchalamment dans les rues. Mes compatriotes, purs produits d’une société aigrie et vieillissante, devraient venir y faire régulièrement des cures de risothérapie. Le danger est ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence Cassez n’a pas eu autant de chance. D’ailleurs, à quoi songe t’elle depuis sa geôle exiguë ? Son cas m’interpelle d’autant plus que nous avons le même âge et qu’il m’est arrivé aussi de manquer de discernement en matière d’hommes, avec des conséquences bien évidemment moins dramatiques. Jeunes filles, méfiez-vous des mauvais garçons ! Tôt ou tard, cela se termine mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écriture est une excellente thérapie et pourrait constituer pour Florence un moyen d’évasion. J’envisage donc, si elle est d’accord, d’entamer avec elle une correspondance qui proposerait un regard croisé sur le thème de la liberté. En effet, le sentiment d’enfermement n’est pas réservé uniquement aux personnes incarcérées mais peut être également ressenti à l'extérieur et dans un cadre douillet. Comment parvenir alors à briser ses murs et ses chaînes ? Il y aurait aussi des sujets plus légers ciblant le lectorat féminin et expliquant notamment comment détecter les mauvais maris potentiels, cuisiner avec trois fois rien, supporter les communautés de femmes… Je suis sûre que Florence va être séduite par le projet car nous avons tellement de points communs ! Le rire parviendra peut être à balayer les larmes et à adoucir l'impartialité de ses accusateurs. Nous préparerons aussi le plan média pour sa sortie que j'espère prochaine. Que sea valiente amiga, no te olvidamos. No pasaran ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-346977634696340626?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/346977634696340626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/03/banditas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/346977634696340626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/346977634696340626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2011/03/banditas.html' title='Banditas'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-JQsB7hYDfJA/TW_95scIDUI/AAAAAAAAANA/TZhi6-EKBjU/s72-c/vivamaria.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3609865284161300477</id><published>2010-11-16T13:23:00.000-08:00</published><updated>2010-11-28T13:42:58.197-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Wall Street, ton univers impitoyable !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TOL4DVw-AhI/AAAAAAAAAMw/2LzmmcLmfeo/s1600/dallas2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 274px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540263227884962322" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TOL4DVw-AhI/AAAAAAAAAMw/2LzmmcLmfeo/s320/dallas2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j’ai en quelque sorte signé un pacte avec le Capital, ennemi juré longtemps combattu, et goûte avec méfiance aux joies du confort petit-bourgeois, mon vieil ami Pépé est en pleine remise en question de ce mode d’existence qui est pourtant le sien depuis toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La banque pour laquelle il travaille a mis en marche un rouleau compresseur destiné à éliminer les éléments défectueux ou récalcitrants, et Pépé réalise avec stupeur et effroi que ses employeurs ne sont ni bienveillants ni rationnels et qu’il pourrait être l’une des prochaines victimes des purges wallstreetiennes. Révolté par tant d’absurdité et d’injustice, Pépé ne cesse de crier à qui veut bien l’entendre : « On m’aurait menti » car c’est non seulement son univers qui s’écroule mais aussi tout le système de pensée qui l’accompagne. En effet, si certains tâtonnent toute leur vie sans jamais trouver leur voie, Pépé, lui, savait depuis l’enfance qu’il voulait être banquier, jongler avec les chiffres, s’amuser avec l’argent des autres pour toujours plus de profit. L’exercice de son métier tient du sacerdoce, d’où le sentiment profond de désarroi qui l’anime actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les objectifs à atteindre sont démultipliés, les tâches s’alourdissent à chaque seconde et les démissions volontaires ou forcées pleuvent. Cette entreprise dont je tairai le nom est devenue un espace de souffrance où une direction sadique s’applique à torturer des sous-fifres sans défense. Le capitalisme est dans son principe un état de guerre permanente. Le système nous ballote sans ménagement, feignant de nous intégrer pour mieux nous éjecter ensuite. La seule solution est l’insoumission et la révolte. Pépé a donc décidé de ne pas courber l’échine et celui qui me répétait inlassablement : « On ne peut pas comprendre l’économie et être de gauche » vient de se syndiquer. Qui aurait cru que derrière une panoplie costard-cravate se camouflait une âme sociale et révolutionnaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de mieux affronter ces bouleversements majeurs dans nos vies, Pépé et moi avons décidé de mettre à profit nos expériences respectives et faire face ensemble. Grâce à lui, je découvre ainsi des notions jusqu’alors inconnues comme l’épargne, la gestion de budget ou encore l’achat immobilier que je m’approprie tant bien que mal en essayant d’oublier la part d’aliénation qu’elles contiennent. En échange, je travaille à la « gauchisation » de Pépé, tâche qui promet d’être ardue car il ne suffit pas de prendre une carte pour être adopté par un parti, mais il faut surtout démontrer la force de son engagement. Ce serait en effet trop facile de crier au loup après avoir voté Sarko en 2007 de peur d’avoir une « Ségolène sans cervelle au pouvoir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commencer, j’ai décidé d’effectuer un solide programme de décrassage en mettant du rouge dans ses lectures. Nous ferons des petits exercices simples comme celui de la sélection de la presse avant de monter dans un avion. Pépé devra réussir à opter spontanément pour &lt;em&gt;L'Humanité&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt; et se détourner définitivement du &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; ou des &lt;em&gt;Echos&lt;/em&gt;. Si les bons réflexes de Pépé tardent à se développer, nous brûlerons quelques exemplaires de publications libérales pour marquer symboliquement la fin de son ancienne existence. Une fois l’esprit guéri, nous passerons à l’action, notamment en prenant part à des manifestations. L’actualité sociale nous donne l’embarras du choix et devrait permettre une mise en pratique presque quotidienne. Nous nous battrons main dans la main contre la réforme des retraites, la chasse aux roms, la lapidation de Sakineh, l’augmentation du prix du tabac et défendrons bien d’autres nobles causes encore. Pépé devra défiler avec fierté et à visage découvert et non pas dissimulé derrière des lunettes noires comme lors de la marche pour la légalisation du cannabis à Londres en 1998. Je lui montrerai en quoi les manifs constituent des moments de partage privilégiés grâce par exemple aux camions buvettes CGT qui proposent des apéros à des prix défiant toute concurrence et surtout car on peut y draguer en toute tranquillité, en étant sûr de ne pas tomber sur des représentants de l’UMP. Au pire, il arrive de croiser quelques socio-traitres repentis. Oui, vous assisterez bientôt à la naissance d’un homme nouveau. Je m’y emploie. No pasaran !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3609865284161300477?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3609865284161300477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/11/wall-street-ton-univers-impitoyable.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3609865284161300477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3609865284161300477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/11/wall-street-ton-univers-impitoyable.html' title='Wall Street, ton univers impitoyable !'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TOL4DVw-AhI/AAAAAAAAAMw/2LzmmcLmfeo/s72-c/dallas2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-7858293132543942161</id><published>2010-11-05T02:42:00.000-07:00</published><updated>2010-11-08T14:42:31.852-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carrière'/><title type='text'>Les monologues du vagin</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TNPTAIQfdVI/AAAAAAAAAMY/dCvS9NSTONY/s1600/tupper2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 246px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5536000366138586450" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TNPTAIQfdVI/AAAAAAAAAMY/dCvS9NSTONY/s320/tupper2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une fois par trimestre a lieu un grand rassemblement à la ruche parisienne à l’appel de ma supérieure hiérarchique, plus connue sous le sobriquet de Queen Bee, la Reine des Abeilles. Cet évènement a l’ambition d’être un moment privilégié d’échange et de détente, women only. En effet et pour ceux qui auraient raté les précédents épisodes, mon service est composé exclusivement de femmes et les rangs de notre armée ne cessent de grossir. Le dernier show vient tout juste de s’achever pour ma plus grande joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’organisation obéit toujours au même rituel : la date de convocation est gardée secrète le plus longtemps possible, les titres de transports sont envoyés ensuite avec une description ridiculeusement détaillée et blondissante de l’itinéraire vers le point d’arrivée et pour finir Queen Bee nous adresse une piqûre de rappel sur un mode chaleureux et maternel : « Vous serez bientôt toutes auprès de moi. J’ai hâte de vous voir ». Courage fuyons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque séquence de retrouvailles, je m’applique à exécuter des sourires hypocrites, poser des bises claquantes sur les centaines de joues et feindre un intense bonheur professionnel, tout en songeant : « Encore un jour de détention pour Valérie M… ». Il y a toujours une ou deux nouvelles dont j’oublie aussitôt le prénom et que j’associe plutôt à une ville pour faciliter le repérage. D’ailleurs, j’ai remarqué qu’il manquait Clermont Ferrand et appris un peu plus tard qu’elle n’avait pas réussi à passer à travers les piquets de grève. Train, avion, barque, VTT, elle avait tout essayé mais en vain. La ville était entièrement coupée du monde. Il est vrai que les voies de communication modernes ont mis des siècles pour arriver jusqu’à cette froide bourgade perdue au milieu de nulle part et qu’en cas de paralysie nationale, les risques de blocage y sont plus importants qu’ailleurs mais tout de même, je trouvais cela suspect. Est-ce que quelqu’un avait songé à appeler Info Trafic pour vérifier ses dires ? Je n’ai pas insisté davantage, saluant la chance et le génie de Clermont Ferrand qui a su échapper à la séance de bourrage de crâne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois, Queen Bee avait décidé de nous faire prendre l’air afin d’aller butiner dans plusieurs places parisiennes où elle souhaitait asseoir son règne. Point de carrosse cependant et nous avons été contraintes d’emprunter le mode transport de la plèbe honteuse et puante : le métro. J’ai ressenti une solitude extrême lors de la distribution des tickets et du décryptage collectif du trajet, toutes agglutinées devant le plan. J’ai alors enfoncé un peu plus ma capuche et mes lunettes noires, cherchant par tous les moyens à éviter d’être associée à cette meute de provinciales en goguette. Peine perdue et mon désespoir n’a fait que grandir tout le temps qu’a duré la ballade, surtout lorsque nos interlocuteurs s’exclamaient à l’unisson : « Mon dieu, il n’y a que des femmes, comme c’est étrange ». J’en suis même arrivée à regretter l’anonymat des sous-sols de la ruche. Pour vivre heureux, vivons cachés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’heure du retour en classe a tout de même fini par sonner. L’ordre du jour envoyé au préalable est toujours prometteur de débats de haut vol. Cette fois en plus, un point étrange venait rompre la monotonie de la trame habituelle : « Gestion des congés maternité : mutualisation ». Il y a en effet beaucoup de pondeuses parmi nous et une réflexion autour des différentes méthodes d’élevage pourrait avoir un certain intérêt stratégique. Ce fut en fait une nouvelle édiction de loi par Queen Bee qui s’exprima à peu près en ces termes : « Nous formons une grande famille et lorsque l’une de vous part en congé maternité, je ne veux plus qu’elle soit remplacée par une étrangère mais par vous toutes, qui irez chacune à votre tour occuper son poste quelques jours. » L’idée n’est pas fondamentalement mauvaise car elle traduit la capacité d’une profession à répondre collectivement à ses besoins et à réduire la discrimination dont souffrent les femmes dans le monde du travail (licenciement abusif ou perte de responsabilités lors du retour de congé etc.) mais elle est perverse car basée sur le mode du volontariat forcé et enferme une fois encore les femmes dans des problématiques de ventre et de couches. C’est un bond en arrière dans le combat pour la liberté des femmes. J’en toucherai un mot à Elisabeth Badinter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En signe de protestation, j’ai décidé de revêtir pour le dîner du soir la parfaite panoplie de la femme au foyer des années 50 : robe trapèze noire, collier de perle, chignon strict, et glissé des tupperwares de plusieurs tailles dans mon sac. J’allais dégainer un moule silicone orange mini pour connaître l’avis de Queen Bee sur l’objet lorsque la foule m’a poussé dans une autre direction et je me suis retrouvée dans un coin de table où les sujets de conversation étaient hautement sulfureux et subversifs. Ca parlait augmentation de salaire, négociation de RTT, démission, grève, avortement, embauche d’hommes, renversement de la dictature…. La révolte grondait et, ragaillardie par le vin rouge et ce début d’insurrection inespéré, j’ai lâche mes cheveux et proposé de prendre la tête des suffragettes, avec comme nom de résistante « Maya ». No pasaran ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-7858293132543942161?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/7858293132543942161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/11/les-monologues-du-vagin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7858293132543942161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7858293132543942161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/11/les-monologues-du-vagin.html' title='Les monologues du vagin'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TNPTAIQfdVI/AAAAAAAAAMY/dCvS9NSTONY/s72-c/tupper2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1930683876427226258</id><published>2010-08-18T02:49:00.000-07:00</published><updated>2010-08-18T02:57:10.612-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Machjaghjolu en Corsica</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TGutJXD-jOI/AAAAAAAAALk/Jit9mc2A18A/s1600/capcorse.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 248px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506685345711688930" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TGutJXD-jOI/AAAAAAAAALk/Jit9mc2A18A/s320/capcorse.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est été, j’ai pris le maquis, non pas pour rejoindre un quelconque mouvement de lutte clandestin mais pour me ressourcer au contact de la nature, la vraie, et m’extraire du quotidien. Mission accomplie, même si je n’ai pas choisi une option aussi extrême que le héros d’Into The Wild, parti vivre seul au fin fond de l’Alaska et condamné à trouver lui-même sa nourriture dans un milieu hostile. Son destin peu enviable : l’estomac tenaillé par la faim, il mange par erreur une racine toxique et meurt dans d’atroces souffrances, n’incite pas vraiment à suivre son exemple. Doutant de mes capacités d’autosubsistance, j’ai préféré m’inscrire à l’un de ces séjours qui promettent du frisson, de l’aventure et une immersion presque totale, le tout dans la jungle corse. Je craignais une surreprésentation de jeunes freluquets prépubères rêvant de se faire chasser par une cougar mais j’ai eu la bonne surprise de tomber sur une équipe de trentenaires débonnaires essayant en vain d’expier par le sport leurs péchés quotidiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup ne comprendront pas ce que l’on recherche à travers ce genre d’expérience. En effet, on paye pour suer, souffrir, être écorchés, couverts de bosses et de plaies suintantes, avaler tant bien que mal une tambouille indigeste, passer des jours sans se laver, vivre les uns sur les autres, mal dormir à cause des ronflements des voisins… Pourtant et c’est le plus curieux, on y trouve un certain plaisir et mieux encore, on s’habitue à la promiscuité et aux préoccupations scatologiques. Les morceaux de papier toilette, biens précieux et convoités, s’échangent sous le manteau. La nuit, c’est le bal des lampes lucioles qui s’éclipsent en secret du campement pour savourer quelques instants de solitude. Alors que notre époque est marquée par le triomphe des individualismes, une solidarité inattendue s’est développée dans l’épreuve. Dépouillé de tout, l’homme reconstitue instinctivement une tribu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis surtout la Corse est parfaitement propice au dépaysement. Ce petit bout de France qui résiste à l’oppression immobilière et technologique possède un fonctionnement et des règles propres. Car aujourd’hui que signifie se couper du monde sinon perdre le réseau et arriver enfin à lâcher son téléphone portable, devenu un objet silencieux et inutile ? Les militants indépendantistes ont du trouver une combine pour brouiller les lignes et dérouter les touristes, alors privés de leur principal repère. Les épiceries de village rappellent aussi les magasins d’état cubains : sur les étalages, deux boîtes de conserves mènent une lutte acharnée contre une tomate et un concombre, tous les produits sont labellisés corses et passez votre chemin si vous mettez en doute l’authenticité de cette traçabilité autoproclamée. Concernant les cigarettes, je me demande s’il n’existe pas des tickets de rationnement réservés aux autochtones car les commerçants sont généralement en rupture de stock et orientent les malchanceux accros à la nicotine vers l’unique bar du village qui leur vend les paquets à prix d’or. Loin de moi l’idée de sous-entendre qu’il s’agit d’une mafia organisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette terre est également pleine de dangers qui ne se situent pas toujours la où on les attend. Si vous apercevez une groupe de vieux messieurs en train de jouer aux cartes dans un café pittoresque, ne vous laissez pas attendrir pas ce tableau bucolique tout droit sorti d’un film de Pagnol, au contraire, fuyez sans vous retourner. Il s’agit en fait d’une stratégie pour vous attirer et dès que vous vous approchez, ils vous tiennent et vous forcent à boire de la gnole locale jusqu’à plus soif. Je l’ai testé à mes dépends lors d’un violent orage en ayant voulu m’abriter dans l’un des ces hauts-lieux de l’âme corse. Il flottait dans l’air une forte odeur d’anis et chacun des clients étaient enveloppés d’un nuage de vapeur jaune. L’un d’eux m’a demandé: « On vous offre une verre ? Vous voulez boire quoi ? ». J’ai décliné gentiment la proposition prétextant l’heure matinale. Il a insisté : « Ici on boit, sinon on sort ». Les éclairs grondaient de plus en plus fort dans le ciel et la pluie était diluvienne. J’ai alors demandé timidement : « Une bière, ça suffit ? ». Une autre réfugiée climatique est ensuite entrée dans le bar : « Vous vendez des cigarettes ? ». Réponse négative du tôlier qui une fois de plus a prétexté les difficultés d’approvisionnement. D’humeur blagueuse, le client qui s’était précédemment adressé à moi lui a proposé une alternative : « Héroïne, cocaïne ? ». La jeune femme est restée interdite, ne sachant pas si elle devait prendre au sérieux le « papi dealer ». La pluie s’est soudain arrêtée et je me suis ruée à l’extérieur. No pasaran. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1930683876427226258?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1930683876427226258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/08/machjaghjolu-en-corsica.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1930683876427226258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1930683876427226258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/08/machjaghjolu-en-corsica.html' title='Machjaghjolu en Corsica'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/TGutJXD-jOI/AAAAAAAAALk/Jit9mc2A18A/s72-c/capcorse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-670381849827770059</id><published>2010-05-18T13:35:00.000-07:00</published><updated>2010-05-19T04:33:04.526-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Les naufragés</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/S_L7T001U5I/AAAAAAAAAKw/CejHTfbdp20/s1600/lost-saison-1-cast-large.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 258px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5472712815224902546" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/S_L7T001U5I/AAAAAAAAAKw/CejHTfbdp20/s320/lost-saison-1-cast-large.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bal des avions a repris son cours. Bruyamment, depuis hier, ILS SONT de retour. L’alerte est passée et tout semble redevenu normal. Quelle drôle de crise provoquée par un volcan jusqu’alors méconnu de tous et au nom imprononçable : Eyjafjallajokull. La nature a triomphé une nouvelle fois de la raison humaine et des avancées technologiques, revendiquant sa place et ses droits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias ont parlé, non sans une certaine exagération, de « personnes en souffrance » bloquées dans les aéroports. La formule semble presque indécente car il n’y a tout de même pas eu de guerre ni de destruction massive. Les « victimes » ont d’ailleurs pris les choses avec calme, mesurant leur chance de ne pas avoir disparu dans un nuage de fumée. Le seul gros bobo est au niveau des compagnies aériennes qui vont lancer un SOS au monde entier pour combler le trou laissé dans leurs caisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant quelques jours, plus rien ne semblait fonctionner dans notre pays car à l’interruption totale du trafic aérien s’est ajoutée la grève du personnel SNCF à la grogne infatigable. Lors d’une virée à Port-Bou, ville frontière entre la France et l’Espagne, j’ai assisté à des scènes qui semblait surgies d’un autre temps. Ce lieu de passage mythique représentait à la fin de la guerre civile espagnole le salut et la liberté pour des milliers de républicains fuyant un pays en ruine et tombé entre les mains de l’oppresseur. De cette époque, Port-Bou a gardé l’allure de destination du bout du monde, où le temps semble suspendu et d’où l’on n’est pas sûr de pouvoir repartir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’occurrence ce jour-là, cette étape marquait bien la fin du voyage pour les quelques passagers malchanceux qui essayaient de se rendre en France et cet afflux imprévu de réfugiés n’était pas sans rappeler celui de 39. Les blackberries et les valises à roulette avaient certes remplacé les bâtons et les baluchons mais le sentiment de déroute était identique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un étrange personnage ne perdait pas une miette du spectacle. Attablé à la terrasse d’un café, il prenait des notes et croquait des portraits avec frénésie. J’ai appris un peu plus tard qu’il s’agissait d’un écrivain new-yorkais qui avait élu domicile dans ce petit port de pêche pour s’éloigner de la civilisation. Dans la lignée d’Hemingway, il cultivait le style de l’artiste maudit, s’enfilant verre de vin sur verre de vin et feignant de tirer sur les pigeons, seuls êtres vivants qui osaient s’aventurer auprès de lui. Encore un qui n’a pas su gérer le choc culturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu inspirés par l’expérience de sédentarisation de l’américain, la plupart des « naufragés » cherchaient à poursuivre leur voyage coûte que coûte. Ainsi cette umpette en tailleur et chignon strict qui agitait maladroitement une pancarte indiquant « Perpignan » et surtout la promesse d’une rétribution en euros, pour celui ou celle qui la sortirait de ce pétrin. Effet raté. La bonté ne s’achète pas. Profitant de notre statut privilégié de personnes véhiculées, nous avons alors décidé de lui donner une bonne leçon. Nous avons feint de ralentir à son approche pour accélérer aussi sec en brandissant le poing. No Pasaran ! Un peu plus loin attendaient de sympathiques alter mondialistes chevelus qui ont été ravis de profiter de l’aubaine d’un taxi gratuit et surtout de participer au pied de nez collectif à l’umpette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais songé un instant lui subtiliser ses papiers pour la mettre dans la peau d’une clandestine condamnée à survivre en milieu hostile, cherchant à échapper à la meute des policiers français, car après tout, pourquoi ce serait toujours les mêmes qui profiteraient des charters Besson ? Mes nouveaux camarades chevelus m’ont convaincu de m’en tenir à la résistante passive et je me suis résignée. L’umpette a ainsi conservé son identité mais est restée échouée au bord de la route. Elle était cramoisie à l’intérieur mais son chignon restait intact. L’honneur était presque sauf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi j’aurais aimé être bloquée dans un lieu exotique et lointain. J’y pense d’autant plus que mon appartement se trouve dans un couloir aérien et je vois passer constamment des avions en partance pour de mystérieuses destinations. Mon regard tombe soudain sur un livre négligemment posé sur une étagère : &lt;em&gt;Milles destinations à connaître avant de mourir&lt;/em&gt;… J’ai du le recevoir pour un quelconque anniversaire et il a survécu à tous mes déménagements, passant d’un carton à l’autre, pour finalement attirer mon attention aujourd’hui. Je ne me rappelle même plus qui me l’a offert. Sans doute une personne en mal d’inspiration pensant faire preuve d’originalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet ouvrage, les destinations sont organisées par continents, pays et enfin par villes. Cette classification est des plus monotones et ne permet pas à l’esprit de voguer librement, en s’attardant sur un détail qui en rappelle un autre puis un autre. Je feuillette la section Londres par curiosité. Tous les lieux clichés et emblématiques sont mentionnés : Buckingham, le Ritz… Quel ennui ! Qu’en est-il des lieux underground dont je pourrais parler pendant des heures mais qui ont du passer de mode depuis pour laisser la place à de nouvelles adresses. Soudain, la nostalgie m’envahit, en repensant à cette époque. La vie à l’étranger procure un immense sentiment de liberté car on n’est que de passage. Un avion repasse dans le ciel. Attendez-moi ! Courage fuyons ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-670381849827770059?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/670381849827770059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/05/les-naufrages.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/670381849827770059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/670381849827770059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/05/les-naufrages.html' title='Les naufragés'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/S_L7T001U5I/AAAAAAAAAKw/CejHTfbdp20/s72-c/lost-saison-1-cast-large.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3976922300094023820</id><published>2010-03-23T09:27:00.000-07:00</published><updated>2010-03-23T15:13:00.229-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Les nouveaux gourous</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/S6jt-6-ovBI/AAAAAAAAAKg/0Kh2kXM1Vtc/s1600-h/woody-allen2.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 259px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5451869014171630610" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/S6jt-6-ovBI/AAAAAAAAAKg/0Kh2kXM1Vtc/s320/woody-allen2.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un an je démarrais ce blog avec en toile de fond la crise économique mondiale qui telle une araignée malfaisante s’abattait sur ma vie. Depuis, je suis sortie du dédale sans fin des couloirs du Pôle Emploi et passée du côté lumineux de la Force, celui des gens stables et privilégiés qui peuvent regarder l’avenir avec confiance et sérénité. Faut-il en conclure que la crise n’est plus qu’un mauvais souvenir ? La réponse est non. Le confort matériel n’apporte qu’un réconfort partiel et la quête de sens persiste, voire s’intensifie. Pur produit de la génération X ou Y, je tâtonne dans l’âge adulte, me demandant comment tout a pu passer si vite. Stop ! Laissez-moi un peu de temps. Je ne suis pas encore prête à être responsable, propriétaire, mère de famille, amie des bêtes …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dieu est mort depuis longtemps, les politiques font du rase-motte et le lien humain disparaît au profit de dialogues de sourds par iphones interposés. Vers qui peuvent alors se tourner les brebis égarées dans mon genre, afin de trouver une oreille attentive et bienveillante ? Les options sont multiples et de nouveaux modèles de « guides spirituels » jaillissent de toutes parts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dis-moi ce que tu rêves, je te dirai qui tu es…. », m’a susurré mon psy tout neuf, lors de notre premier entretien. Et oui, après quelques hésitations, j’ai fini par suivre la tendance générale. Maître Woody avait bien annoncé dès les années 80 que nous finirions tous sur le divan.&lt;br /&gt;Je peux ainsi parler librement de ma terreur bizarre du CDI, source de cauchemars inracontables, de mes choix professionnels paradoxaux : j’encourage tous les jours des gens à épargner et à investir alors que, nomade devant l’éternel, je vis au jour le jour et fuis la sédentarisation comme la peste. En même temps, je me demande comment mon interlocuteur arrive à s’intéresser aux petites misères déballées par chacun toutes les vingt minutes. Car ça défile dans la salle d’attente. C’est comme au marché ou chez le dentiste. On croise ses voisins, ses collègues et même ses amis. On feuillette Voici avec une désinvolture feinte. Ce rendez-vous devient un prétexte comme un autre : « je ne peux pas, j’ai psy ». L’ambiance est rassurante aussi : point de dangereux schizophrènes oscillant sur leur chaise, les autres patients ont l’air étrangement normaux, enfin presque… Une femme sans âge aux longs cheveux fillasses déroge à la règle. On dirait Samara, l’enfant maléfique du film Le Cercle, qui aurait grandi. Elle transporte un énorme cabas qui est, j’en suis sûre, remplie de cassettes vidéos ensorcelées. De toute façon, l’époque du VHS est révolue. Plus personne, à part mes parents, ne possède encore de magnétoscope. Vade retro, Satanas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre phénomène résulte de la recherche du bien-être à tout prix et de l’harmonie avec soi : le développement du coaching. Amour, beauté, sport, travail, on peut être guidé dans tout mais gare aux amateurs et aux charlatans. En effet, au milieu de professionnels sérieux, se glissent de nombreux prédicateurs autoproclamés dont l’influence peut être plus que néfaste. J’ai ainsi appris avec stupeur et effroi que Denise L, informaticienne déchue et syndicaliste aigrie trimballant un trop plein de rancœurs et de frustrations tenaces, s’est improvisée coach, au moment le plus fort de sa dépression. Ma chère LN Stein est tombée entre ses griffes mais heureusement, endurcie par l’Intifada et la vie au kibboutz, a su résister au lavage de cerveau. C’est curieux cette idée de vouloir accompagner les autres alors qu’on est soi-même au plus mal. Denise L est pourtant loin d’être un cas isolé. Il y a aussi cette coach en image qui ressemble à un croque mort anorexique, cette soi-disant pro du recrutement qui finit par être orientée et soutenue par ses propres disciples ou encore cette grande prêtresse de la gymnastique de relaxation qui couvre d’insultes les malheureux retardataires. Cette galerie de névrosés irrécupérables me fait soudain prendre conscience que tout ne va pas si mal pour moi. Je me vois bien d’ailleurs dire à mon psy avec une lucidité très allenienne : « Des années ont passé... J'ai toujours un psy... et six psys, sept boulots, quatorze pays et trois maris plus tard, je n'ai toujours rien réglé dans ma vie. »&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3976922300094023820?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3976922300094023820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/03/les-nouveaux-gourous.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3976922300094023820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3976922300094023820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2010/03/les-nouveaux-gourous.html' title='Les nouveaux gourous'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/S6jt-6-ovBI/AAAAAAAAAKg/0Kh2kXM1Vtc/s72-c/woody-allen2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1269670526770529550</id><published>2009-12-29T05:19:00.000-08:00</published><updated>2009-12-29T16:38:49.001-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Reine des neiges</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SzoEh9eOPrI/AAAAAAAAAKI/13u7ykr5UUo/s1600-h/chaperon2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5420650082977332914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 193px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SzoEh9eOPrI/AAAAAAAAAKI/13u7ykr5UUo/s320/chaperon2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Mon pays c’est l’hiver… Pied de nez aux débats actuels sur le réchauffement climatique, un tapis scintillant de poudre blanche a recouvert la France pendant quelques heures, ajoutant une couche supplémentaire de perturbations au chaos ambiant. L’alerte avait à peine été lancée que les chaînes de télévision nous abreuvaient déjà d’images de désolation générale : camions renversés, orphelins errants, magasins dévalisés, animaux affamés… Deux centimètres de neige ont réussi à paralyser l’économie de tout un pays et à réveiller des peurs séculaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup ont ainsi profité du déchaînement imprévu des éléments naturels pour rester calfeutrés chez eux ou faire l’école buissonnière, en toute impunité. C’est curieux dans ce genre de situation le nombre de personnes qui habitent soudain dans un coin perdu de campagne, accessible uniquement par un chemin tortueux rendu totalement impraticable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au détour d’une rue du centre ville, j’aperçois, en pleine séance de shopping de Noël, l’une des personnes avec qui j’aurais du avoir une réunion au même moment. Ce monsieur m’avait laissé un message pour annuler notre rendez-vous invoquant une histoire abracadabrante de maison isolée attaquée par des loups et l’impossibilité de toute tentative de sortie. Ce manque de témérité m’avait profondément agacée car j’avais été confrontée autrefois au froid extrême, condamnée à traverser les plaines glacées du Québec pour rejoindre coûte que coûte la forteresse où m’attendait ma responsable de service, une terrible ogresse qui ne pardonnait aucun retard. J’avais aussitôt rappelé l’homme en question lui proposant de venir à sa rescousse si l’assaut durait plusieurs jours. Pour rester dans l’univers des contes et légendes, je lui avait dit que je serais tout de rouge vêtue, porterais un petit panier et fredonnerais : « Promenons-nous dans les bois… ». A son tour, le fiel affabulateur me voit. J’agite un mouchoir rouge lui signifiant que je ne suis pas dupe de sa supercherie. Nous échangeons alors un long regard qui scelle une convention tacite : je ne dirai rien et il me sera éternellement redevable, satisfaisant toutes mes demandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet or blanc rare et précieux a aussi un effet euphorisant sur les foules. Gagnée par l’ivresse collective, je tourne, virevolte, étrennant avec un peu d’avance et pour ma plus grande joie toque et mitaines en fourrure, achetées spécialement pour affronter avec élégance et glamour, la rudesse de l’hiver berlinois. Qui a dit que j’avais épousé la cause écologique ? Des femmes d’un certain âge admirent de loin ma mise soignée. Le titre de cette chronique est d’ailleurs mal choisi car il fait référence à une créature machiavélique et froide. Je me verrais plutôt dans la peau d’une russe blanche qui, dépossédée de ses titres, a décidé de rejoindre la cause du peuple et ainsi atteint l’unique et vraie noblesse : celle du cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le rôle de la citoyenne « grande » bienfaitrice, la première dame du pays, l’incontournable Carla B, est parfaite ou presque. Dans une récente interview, elle a évoqué l’amitié qu’elle entretient depuis plusieurs années avec un vagabond. Avec lui, elle affirme parler littérature et il lui aurait enseigné, entre autre chose, le libre arbitre. Je regarde autour de moi les trop nombreuses silhouettes anonymes qui vivent sur les trottoirs et grelottent dans leurs abris de fortune et je comprends mieux pourquoi on a décapité des têtes couronnées décadentes à une certaine époque. Où est la pudeur, où est la décence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vaux peut être pas mieux car, rattrapée par la tentation du confort bourgeois, j’ai mis un peu de côté mes velléités d’actions solidaires. Pire, j’ai bien failli rejoindre les rangs d’une ONG dédiée à la lutte contre la faim, en ayant pour principale motivation l’idée d’un « rapprochement » professionnel avec l’un des French Doctors en charge de la coordination. Pardon Camarades. L’année 2010 sera fraternelle et désintéressée ou ne sera pas. No pasaran !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1269670526770529550?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1269670526770529550/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/12/reine-des-neiges.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1269670526770529550'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1269670526770529550'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/12/reine-des-neiges.html' title='Reine des neiges'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SzoEh9eOPrI/AAAAAAAAAKI/13u7ykr5UUo/s72-c/chaperon2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-8131633055342488823</id><published>2009-12-08T06:55:00.000-08:00</published><updated>2009-12-23T15:41:49.166-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Influenza</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412879667894798754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 213px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sx5pYRjNyaI/AAAAAAAAAJw/D6Cw4-oKlWY/s320/shaun-of-the-dead-zombies-small.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce titre n’est pas une énième évocation de ma récente épopée hispanique, ni le nom donné à la dernière tempête tropicale qui s’est abattue violemment sur les villages côtiers déjà dévastés du Honduras. Le sort ne s’acharne pas toujours sur les mêmes et cette fois la planète entière est concernée. Il s’agit en fait d’une tornade d’un autre type, tout aussi virulente, qui s’immisce dans notre quotidien intime sans prévenir et qui crée des dommages irréparables. « Influenza », c’est l’autre appellation donnée au virus de la grippe. Rien qu’à la lecture du mot « grippe », chers lecteurs, je vous imagine tremblants d’effroi, cherchant en vain une issue de secours pour échapper à la contamination générale qui nous frappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fièvre et toussotements. Et si la fin du monde était proche ? Fiction ou réalité, difficile de savoir ce qui se passe vraiment, tellement la confusion règne. On nous cache tout, on nous dit rien. Les politiques s’en mêlent, les médias nous embrouillent et chacun y va de sa dernière information irréfutable communiquée par un cousin en première année de médecine qui a entendu dire que. Je vous livre l'ultime en date révélée hier soir au cours d’un dîner : « Il faut tuer le mal par le mal et se faire injecter du sang de cochon un soir de pleine lune en chantant &lt;em&gt;This is the End&lt;/em&gt; de Jim Morrisson, en hommage à ce chanteur trop tôt disparu et adepte des rituels chamaniques ». C’est en toute confiance que je vous dévoile le secret de cette recette de grand-mère dont l’efficacité ne fait aucun doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grippe A/H1N1 est le grand sujet du moment et permet de meubler les conversations entre collègues, en ajoutant un souffle nouveau au traditionnel échange de banalités. L’une d’entre elles est d’ailleurs fortement remontée dans mon estime, du moins au niveau de son potentiel narratif, tellement le récit de sa tentative d’accès au centre de vaccination avec ses deux bambins sous les bras était poignant et tragique. « Il pleuvait sur Toulouse ce jour-là, les enfants grelottaient de froid et de faim, les femmes enceintes et les vieillards tombaient comme des mouches face à l’indifférence générale. Puis vint le moment où les autorités sanitaires sont arrivées à cours de vaccins et ce fut l’émeute. Les plus faibles ont été piétinés et la foule a été finalement dispersée par une troupe d’élite sarkoziste, à coup de gourdins. », nous a-t’elle raconté, encore en état de choc. C’était presque aussi triste que la rafle du Vel d’hiv ou la famine en Afrique. Tout le bureau sanglotait. J’ai alors brisé la minute de silence dédiée aux victimes de cette journée sanglante en disant : « eh ben il fallait dire NON AU VACCIN et faire front contre le grand complot des laboratoires pharmaceutiques qui nous trompent et nous manipulent». Elle m’a répondu, reniflant de défit : « Ce n’est pas pour moi. C’est pour mes enfants. Tu ne peux pas comprendre. Tu verras si cela t’arrive un jour ». Pitié pas le discours de la mère courage envers et contre tous et reclassification immédiate dans la catégorie « bobonne de banlieue » irrécupérable et lobotomisée par le journal de TF1.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stimulée tout de même par cet élan de créativité littéraire et ayant envie de surfer sur le thème à la mode du vampire sympathique et sexy, j’ai pensé un instant lui expliquer que le virus ne passerait pas par moi car j’étais déjà morte il y a 5 siècles de la peste noire. Je devais ma résurrection à l’intervention d’un Nosferatu travesti, en rupture de ban avec ses congénères à cause de ses orientations sexuelles, d’où la connivence que j’entretiens depuis avec les exilés et les outsiders. Je me suis finalement abstenue, songeant que le lieu était mal choisi pour disserter de la symbolique hautement érotique du « baiser-morsure ». L’imagination au pouvoir n’est pas donnée à tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mal peut en cacher un autre et la Grippe A/H1N1 sera rapidement oubliée au profit d’autres coups médiatiques. Vite un tsunami ou un tueur en série cannibale pour Noël ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-8131633055342488823?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/8131633055342488823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/12/influenza.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/8131633055342488823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/8131633055342488823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/12/influenza.html' title='Influenza'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sx5pYRjNyaI/AAAAAAAAAJw/D6Cw4-oKlWY/s72-c/shaun-of-the-dead-zombies-small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-4434625047540147736</id><published>2009-11-16T13:17:00.000-08:00</published><updated>2009-11-16T23:18:58.573-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Good Bye, Lenin !</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SwHCXF-dgFI/AAAAAAAAAJo/_3AahE6A3RY/s1600/edukators.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404814729818243154" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 305px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SwHCXF-dgFI/AAAAAAAAAJo/_3AahE6A3RY/s320/edukators.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques jours, tous les regards sont braqués vers Berlin. Il y a 20 ans tombait le mur de la honte et le rideau de brume qui avait scindé le monde en deux se levait enfin. A la question, que faisiez-vous un certain 9 novembre 1989, notre empereur Nicolas Ier s’est empressé de répondre : « J’étais à Berlin en train d’arracher les pierres du mur à mains nues ». Afin de prouver sa contribution significative à cet évènement historique, les chaînes de télé ont diffusé en boucle des soi-disant images d’archives où l’on pouvait voir notre icône nationale plus jeune et plus chevelue, entourée de quelques-uns des sinistres sbires qui nous gouvernent actuellement, donnant des petits coups de burin et osant quelques tags provocateurs et porteurs de messages politiques mystérieux du type : « Nicolas+Cécilia=amour éternel sans divorce ». La suite de l’histoire aura prouvé qu’amour ne rime pas avec toujours, même si notre omni-président semble vivre une passion sans nuage avec l’Histoire, la Grande, la Vraie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, sans vouloir saluer une fois de plus l’étendue de ses supers pouvoirs, il faut reconnaître que Nicolas Ier a des talents de visionnaire puisqu’il a senti depuis Paris et avant tout le monde le mur se lézarder et a accouru afin d’être vu au bon endroit et au bon moment. Quel caméléon et quel sens du style aussi car il avait pris soin de revêtir pour l’occasion la petite veste vert moutarde qui allait bien, symbole d’une population condamnée à l’austérité et au port des couleurs ternes. De la même façon, il a été enfant sorti des eaux après le naufrage du Titanic, nègre pour les émissions de De Gaulle sur Radio Londres (« les carottes sont cuites », c’était de lui), comité d’accueil en apnée lors du premier pas de l’homme sur la lune, casseur d’étudiants en mai 68 (Oups, un faux pas dans ce parcours héroïque ? ), pompier malgré lui dans les Twin Towers infernales…. Oui mais voilà, des journalistes courageux ayant pour une fois réussi à déjouer les pièges de la censure imposée par l’appareil étatique ont révélé que le film avait été réalisé avec trucage et que, à ladite date, Nicolas Ier vaquait à des occupations beaucoup moins glamours et médiatiques. Pourquoi ce besoin de tirer la couverture ou plutôt le rideau de fer à lui ? Il est vrai que tuer le cochon à la fête locale de Pissenavache, organisée en son honneur par des supporters de la première heure a une portée moins universelle. Qu’il se rassure, il se trouve aujourd’hui en France au pied de tellement de murs, qu’il n’aura même pas le temps de rougir de ce mensonge d’écolier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque tout le monde se préoccupe de savoir où il se trouvait ce fameux jour, je me suis également prêtée au jeu. Opération difficile car je venais d’entrer en seconde (avec un certain nombre d’années d’avance tout de même. Non, vous ne connaîtrez pas mon âge réel ni avoué !), et à cette époque les journées passaient et se ressemblaient dans cette prison que formait les quatre murs de la salle de cours. Telle une habitante de RDA, je nourrissais des projets d’évasion et creusais des tunnels imaginaires. Point de souvenir particulier de cette « journée particulière » donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, j’ai abattu les murs et parcours le monde à ma guise et au gré de mes envies. Coïncidence ou effet mouton de Panurge, je me rendrai prochainement à Berlin, ville qui semble être l’actuelle détentrice de ce qui reste du souffle créatif européen. Et puis, quitte à aller au bout de la dépression hivernale, autant se rendre dans un lieu froid et mélancolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le motif du voyage n’est pourtant ni culturel ni politique mais purement romantique. Il s’agit de retrouver la trace d’Otto S qui fut le correspondant allemand de mon amie Irène en 4ème et dont le souvenir, à l’inverse des ruines du mur, est resté intact dans son coeur. En pleine séance d’hypnose destinée à mettre un terme définitif à son addiction à la cigarette, Irène a prononcé son nom à maintes remises et depuis elle ne dort plus, ne s’alimente plus et fume plus que de raison. Otto S reste à tout jamais son Schatzi, sa petite Wurst chaude, son verre de Schnaptz bien frappé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inquiète de la voir si malheureuse, j’ai réuni notre comité de soutien aux jeunes femmes en détresse et nous avons décidé de l’inscrire au « &lt;em&gt;Perdu de Vue&lt;/em&gt; » allemand pour pousser un peu le destin et favoriser leur « réunification ». Irène passera donc en direct sur la ZDF, le soir du 31 décembre. Il y a cependant un léger problème car, hypnotisés par le charme dévastateur d’Irène à partir d’une simple photo, plusieurs Otto S se sont présentés aux organisateurs de l’émission. « &lt;em&gt;Ô belle Ireneï, aux yeux pleins de pierreries, de quel magicien tiens-tu ta sorcellerie…&lt;/em&gt;», récitent-ils en chœur, se languissant de son absence. Irène saura t’elle démasquer les mystificateurs et reconnaître parmi un groupe de quadragénaires chauves et bedonnants celui qui fut un bel éphèbe blond et longiligne ? Comme c’est la coutume, l’émission se terminera par un concours de descente de bières entre les finalistes. Irène, redescendue de son piédestal, a émis le souhait d’y participer. Que le meilleur gagne !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-4434625047540147736?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/4434625047540147736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/11/good-bye-lenin.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/4434625047540147736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/4434625047540147736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/11/good-bye-lenin.html' title='Good Bye, Lenin !'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SwHCXF-dgFI/AAAAAAAAAJo/_3AahE6A3RY/s72-c/edukators.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-8712385955377777625</id><published>2009-10-21T12:48:00.000-07:00</published><updated>2009-10-22T15:10:55.489-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Place des Grands Hommes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/St9mt_H-aQI/AAAAAAAAAJY/y1TeB7J1FHU/s1600-h/london3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395143818838173954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 231px; CURSOR: hand; HEIGHT: 242px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/St9mt_H-aQI/AAAAAAAAAJY/y1TeB7J1FHU/s320/london3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qui n’a jamais rêvé d’avoir 20 ans pour toujours ? Chacun garde un souvenir ému de cette période unique, des lieux qu’il fréquentait, de sa bande d’inséparables joyeux lurons. C’était surtout bien de jouir du présent sans compter, d’expérimenter des choses déraisonnables et d’avoir droit à l’erreur et au tâtonnement sans penser au lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’époque, je venais de débarquer à Londres, capitale faussement grise, et, surexcitée par cette liberté fraîchement acquise, j’avais l’impression que le monde s’ouvrait à moi. Ma chambre étudiante de 9 m2 n’avait pas de murs et représentait un champ des possibles extensible à l’infini. Je m’étais sentie immédiatement chez moi dans cette ville follement éclectique et électrique et je voulais y passer le reste de ma vie. La suite aura prouvée que, comme en amour, rien n’est éternel et il ya eu beaucoup d’autres maisons, décors et rencontres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ya quelques jours, mes fidèles comparses d’alors et moi-même, avons décidé de jouer la grande scène du come back nostalgique et nous nous sommes donnés rendez-vous sur cette « Place des Grands Hommes » qui nous est propre, de l’autre côté de l’Atlantique. Petite entorse tout de même à la chanson de Bruel : nos routes se sont régulièrement croisées tout au long des ces années et nous ne pouvons donc nous extasier mutuellement sur nos fabuleuses trajectoires ni sur nos physiques rendus exceptionnels par la patine du temps. Notre étape londonienne a scellé nos destins à jamais et nous formons depuis une famille unie bien que fort disparate, surtout au niveau des choix politiques. Comme dans toutes les fratries, les compliments sont rares, les critiques fusent dès que l’un d’entre nous prend un peu d’embonpoint et les fréquentes bouderies pour des sujets futiles font rapidement place à des crises de fou rire. Ah mes chers amis, ne changez rien ou presque !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc ensemble que nous avons choisi d’arpenter dix ans après les rues de Londres, à la recherche du temps perdu. Certains changements majeurs nous ont immédiatement sauté aux yeux. L’Intrepid Fox n’est plus. O Sacrilège ! Comment Funky David a-t-il réagi à la fermeture de ce temple des nuits londoniennes ? Le choc a du être terrible et je l’imagine sans mal enchainé au comptoir du bar, tel un chevalier sans peur et sans reproche prêt à couler avec le Titanic, face à l’assaut des bulldozers. Je n’ai pas pu m’empêcher de verser une petite larme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;England, England, England. La ville continue à baigner dans une insouciante décontraction où se mélangent vendeuses assumant le voile envers et contre tous, adolescentes obèses plus débraillées et péniblement moulées dans des leggings XXL et réincarnations de Queen Mum en goguette dopées au Gin Tonic. Les rythmes restent avant-gardistes, même si le récent coup de projecteur sur une certaine Susan Boyle aurait pu permettre d’en douter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La technologie a gagné du terrain et j’ai revisité à mes dépends la célèbre scène des Temps Modernes de Chaplin, dans un magasin Mark &amp;amp; Spencer. Les caissières d’autrefois, inoubliables dans leurs blouses si peu seyantes, ont été remplacées par des automates muets et hostiles vers lesquels nous a dirigés sans ménagement un grand black peu commode « Hurry up… ». Il y avait une logique à suivre pour faire la queue que, bien évidemment, nous n’avons pas respectée provoquant l’indignation générale et un repli discret et honteux en bout de file. Mon tour a fini par arriver mais je suis restée interdite face à l’écran de contrôle aux données incompréhensibles, au grand désespoir du Monsieur qui s’est brutalement emparé de mes articles. J’ai protesté en déplorant la disparation du lien humain. S’en était trop pour mon interlocuteur qui m’a poussée hors du magasin, en disant quelque chose qui ressemblait à « Fucking French » mais en plus vulgaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas été la seule victime de ces excès de zèle technique. Lors du trajet retour, la valise de Pépé passée au scanner a révélé la présence de capsules suspectes. Mon ami avait-il subi l’influence néfaste d’un narco-trafiquant peu scrupuleux, transformé en mule malgré lui pour quelques euros de plus ? J’ai repensé avec effroi aux scènes les plus terribles de Midnight Express, m’imaginant dans un parloir sordide en train de réconforter un Pépé amaigri. Une fouille plus approfondie du bagage a permis d’identifier le contenu illicite. Fidèle a lui-même, Pépé avait dévalisé le stock d’échantillons de produits de bain et de mini-confitures de l’hôtel. Tel a été pris qui croyait prendre. Le butin a été confisqué et Pépé est pour une fois rentré bredouille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final qu’en est-il ? Ce pèlerinage n’aura pas apporté d’éclairage majeur sur notre actuel rapport au monde. Nous avons communément refusé de dresser un bilan et préférons nous dire que si c’était à recommencer on referait tout exactement pareil. Il reste encore beaucoup à accomplir et nous avons promis d’être solidaires dans cette glissade impitoyable vers la quarantaine qui, pour certains d’entre nous, se rapproche dangereusement. Sans rancune et rendez-vous dans dix ans, même heure, même endroit !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-8712385955377777625?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/8712385955377777625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/10/place-des-grands-hommes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/8712385955377777625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/8712385955377777625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/10/place-des-grands-hommes.html' title='Place des Grands Hommes'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/St9mt_H-aQI/AAAAAAAAAJY/y1TeB7J1FHU/s72-c/london3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3461918298011785034</id><published>2009-09-29T13:38:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T13:53:16.728-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Vive la rentrée !</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SsJw-BSi2vI/AAAAAAAAAJA/5sfdPQ8ezi4/s1600-h/petitnicolas.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386992315088952050" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 178px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SsJw-BSi2vI/AAAAAAAAAJA/5sfdPQ8ezi4/s200/petitnicolas.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SsJwi4Ph5LI/AAAAAAAAAI4/DFa0SlU55H4/s1600-h/petitnicolas.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On a rangé les vacances dans des valises en carton… L’été s’étire autant que possible mais en vain, l’automne est déjà là. Réflexe de l’enfance oblige, la période appelle le changement et le renouveau. Chacun d’entre nous est resté cet écolier qui découvre avec un mélange de terreur et d’excitation sa nouvelle maîtresse et ses futurs camarades de jeu. Fini aussi le temps des cigales bien qu’il semble que j’ai rejoint les rangs des petites fourmis, car ma nouveauté à moi, c’est de rester dans la continuité. Pour une fois, point de déménagement, bouleversement, mouvement ou autres mots terminant en –ment qui forment habituellement mon quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse à d’autres, autrefois apôtres d’une vie bien réglée, le lot de la remise en question. Tous mes vœux vous accompagnent chers amis. Je pense que certains se reconnaîtront, comme le petit JL qui reprend courageusement le chemin de l’école, afin de constater les évolutions majeures de l’enseignement depuis 1977, date de son dernier passage sur les bancs de la fac. Pardon JL, tu sais bien que les années qui passent riment pour toi avec rajeunissement et tu te fondras sans problème dans la masse des ingénieurs en culottes courtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai donc choisi de prendre le contre-pied de la grande tendance 2009 et m’essaie à un nouveau mode vie jusqu’ici inconnu : la stabilité. J’avais fait une première tentative d’installation il ya quelque temps, dont la concrétisation majeure avait été l’achat d’une machine à laver, acte hautement symbolique qui avait stupéfait mon entourage mais l’objet avait été rapidement revendu. A l’époque et avec mon niveau de réticence, cette acquisition équivalait à celle d’une maison en banlieue avec un crédit de 30 ans. Cet exemple qui peut sembler anodin résume parfaitement la terreur enfantine que m’inspire un univers trop rassurant. Je devrais d’ailleurs modifier le titre de ce blog et l’intituler plutôt : « L’art de survivre à la routine ou suis-je enfin adulte ? ». Vais-je résister à l’appel de la bohême et du voyage ? Ah bougeotte quand tu nous tiens. Je peux essayer de m’adapter mais il est trop tard pour changer. Je veux rester du côté du monde libre car il y a toujours des fléaux à combattre et des crises à surmonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis tout de même un peu déçue car après des années d’exil, j’aurais aimé retrouver une rentrée sociale française digne ce nom : saignante, sanglante, rouge à souhait or, rien ou presque ne se passe. Au moment où j’écris ces lignes, je me trouve sur le site de l’Université du Mirail, temple de la protestation, mais l’atmosphère est étrangement calme. Le campus ressemble à une ville fantôme avec un vent glacial qui s’engouffre dans les couloirs, menaçant d’arracher les étendards anarchistes qui résistent tant bien que mal. Il n’y a pas âme qui vive. Je rase tout de même les murs par prudence car n’oublions pas que je représente une banque donc le Capital, L’Ennemi… Un pavé est vite arrivé et peut faire beaucoup de dégâts sur un corps frêle et désarmé. J’ai pourtant envie de crier aux révolutionnaires en herbe qui se terrent quelque part dans les amphis décrépis : « Ne craignez rien, je suis de votre côté. Je suis en mission d’infiltration pour dénoncer le grand complot du patronat dont nous sommes tous victimes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, l’évacuation sanitaire est proche. La grippe A touche de plein fouet les établissements dotés d’une population mouvante et incontrôlable. Les constructions délabrées conviendraient d’ailleurs à la perfection à un scénario de fin du monde. Situation d'urgence sanitaire oblige, je vais désormais revêtir l’un de ces masques anti-contagion dont nous recevons des quantités ridiculeusement colossales, me transformant en une sorte de Zorrette vengeresse. Je peaufine encore les détails de mon action salvatrice mais l’idée centrale est de redistribuer l’argent injustement stocké dans les banques. Je prouverai ainsi aux plus incrédules qu’il existe encore des entreprises de gauche et que ce ne sont pas juste des « poissons volants ». Aborder la réalité par le prisme du cinéma aide souvent à surmonter les situations les plus effroyables. Salariés opprimés, malmenés, gardez espoir, arrêtez de vous défénestrer et de vous poser en martyrs du combat professionnel ! L’issue est proche. No pasaran. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3461918298011785034?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3461918298011785034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/09/vive-la-rentree.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3461918298011785034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3461918298011785034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/09/vive-la-rentree.html' title='Vive la rentrée !'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SsJw-BSi2vI/AAAAAAAAAJA/5sfdPQ8ezi4/s72-c/petitnicolas.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-5713778952927935269</id><published>2009-08-06T09:27:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T13:53:53.079-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Oedipe Roi</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SnsF7C6N5PI/AAAAAAAAAIw/9kAFQDQw1lE/s1600-h/papa%26moi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5366889892893549810" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 245px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SnsF7C6N5PI/AAAAAAAAAIw/9kAFQDQw1lE/s320/papa%26moi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les faits marquants de ces dernières semaines, j'en retiendrai surtout un : le départ à la retraite de mon père. Sa sortie de scène a été moins médiatisée que celle de Johnny H mais ramenée au microcosme toulousain, elle a tout autant bouleversé les foules. S'inspirant des méthodes de leurs lointaines cousines argentines, les vieilles du quartier ont formé le groupe des « Grands-mères de la place Mage » et se réunissent tous les jours pour chanter les louanges de leur boucher favori, dont elles espèrent secrètement le retour. Certaines mères de famille, sans doute terrifiées à l'idée d'une attaque bactériologique imminente, ont stocké des kilos et des kilos de viande qu'elles traînaient péniblement chez elle chaque jour, sans faillir sous le poids de sacs de congélation trois fois plus lourds qu'elles. L'hypermédiatisation de l'épidémie de grippe A peut expliquer en partie ces mouvements d'hystérie collective mais ne faut-il pas plutôt y voir une peur panique du changement et de la disparition des repères familiers et rassurants ? D'autres habitants ont pris des résolutions plus radicales et fait voeux de végétarianisme. Nul n'est irremplaçable ou presque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi une page de l'histoire de ma famille qui se tourne, le bon vieux temps qui s'en va et on ne s'en fout pas. Mon père dit qu'il ne faut pas faire de sentimentalisme, ni être trop nostalgique mais je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi, même après un stage de 6 mois dans une ambiance exécrable, il m'est arrivé d'avoir les larmes aux yeux en faisant mes adieux. Alors que dans son cas, il est question de 50 longues années passées dans un commerce précédemment tenu par mes grands-parents. Mon père, lui, a gardé le sourire jusqu'au bout et ne s'est pas laissé gagné par l'émotion intense et perceptible de ses clients. Comment a-t-il fait ? Le moment était pourtant venu de tirer sa révérence et les multiples manifestations de sympathie lui ont prouvé qu'il avait joué un rôle essentiel dans la vie de ces gens. A travers des actes quotidiens et simples, il a transmis du bonheur et des valeurs à toutes ces personnes, comme il l'a fait pour sa famille. Merci pour tout, Papa ! Ah OEdipe quand tu nous tiens ! Est-ce qu'un jour on arrête d'être l'enfant rieur ou l'adolescent boudeur pour se métamorphoser en adulte pour de vrai aux yeux de ses parents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile, voire impossible d'échapper à l'héritage familial. Nos parents restent à jamais nos modèles et nos références et en prime en vieillissant, on leur ressemble de plus en plus, reproduisant inconsciemment leurs gestes et petites manies. J'en débattais d'ailleurs il y a quelques jours avec celui que je ne présente plus, Pépé le Terrible, pour qui la figure paternelle est aussi une source d'inspiration, mais sur des aspects un peu différents. En effet, à l'occasion d'une escapade à la mer, j'ai découvert une facette de la personnalité de mon vieil ami jusqu'alors inconnue : Pépé Fangio, le Roi de la Route et c'est « Papa qui lui a tout appris ». Samedi noir des départs en vacances, embouteillages monstres à certains endroits mais il en fallait plus pour décourager notre fou du volant. Beaucoup de personnes se transforment en conduisant, comme gagnées par un sentiment de toute puissance. C'est aussi l'occasion d'affirmer sa masculinité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour là, Pépé m'a fait la totale : collages de voitures en faisant des appels de phare, insultes des femmes en voiture trop respectueuses du code la route, doublage à droite par les voies d'accès pour gagner 5 mètres, injures en tous genres adressées aux autres automobilistes qui ne pourront jamais le dépasser en vitesse et en style etc. Un serial chauffard sommeillait en lui et ne demandait qu'à faire son coming out. Je comprends enfin pourquoi son père se déplace toujours à bicyclette : il a épuisé son crédit de points et n'a plus le droit de rejouer ! Le mien de père a passé son permis sur le tard et a été l'un des précurseurs du scooter en ville, faisant ainsi un pied de nez à la toute puissante déesse Voiture. Conséquence inévitable de mon éducation : je n'ai jamais fait attention à ceux qui friment au volant de véhicules de marques dont je ne retiens jamais les noms.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout se joue avant cinq ans. Jeunes parents, prenez garde, rongez votre frein et levez le pied car les conséquences pourraient être irréparables pour Junior qui gazouille sur son siège bébé mais ne perd pas une miette du spectacle ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-5713778952927935269?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/5713778952927935269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/08/oedipe-roi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5713778952927935269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5713778952927935269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/08/oedipe-roi.html' title='Oedipe Roi'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SnsF7C6N5PI/AAAAAAAAAIw/9kAFQDQw1lE/s72-c/papa%26moi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-5748028097440065699</id><published>2009-07-16T14:28:00.000-07:00</published><updated>2009-07-17T00:04:25.169-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Sur le divan de Madame B</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sl-by7mhqkI/AAAAAAAAAIo/IiYUn8RzhJg/s1600-h/caramal2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5359173380889225794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 306px; CURSOR: hand; HEIGHT: 288px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sl-by7mhqkI/AAAAAAAAAIo/IiYUn8RzhJg/s320/caramal2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame B exerce le beau métier d’esthéticienne et c’est à elle qu’incombe la lourde tâche d’accompagner des centaines de femmes dans leur combat acharné contre l’ennemi de toujours : le poil. Mais il est impossible de résumer Madame B à sa seule profession. Au fil des années, elle est devenue une complice, une amie, une source d’inspiration et pour beaucoup d’entre nous, une légende vivante. A l’aube de la quarantaine, cette femme jusqu’alors restée au foyer a compris qu’un destin plus grand l’attendait et s’est engagée dans cette guerre sans merci. Ils doivent tous disparaître. No pasaran !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de chaque séance, Madame B respecte le même rituel. Elle étale, tire, triture, arrache avec dextérité puis inspecte à la loupe le moindre millimètre de peau pour s’assurer qu’aucun élément disgracieux ne lui a échappé. Son salon est aussi propice à l’introspection et aux confidences. En effet, comment ne pas se sentir nue et vulnérable, les jambes en l’air pliées à 45 degrés, le souffle coupé pour ne pas penser à la douleur que va provoquer de manière imminente l’arrachage d’un coup sec ? Il ya beaucoup de choses que l’on dit, de secrets que l’on révèle dans ces moments extrêmes. Madame B est aussi un peu sorcière et lit l’avenir dans les poils comme d’autres dans le mare de café. J’émets tout de même quelques réserves quant à ses dons de voyance car où es-tu pygmalion fortuné qui doit changer ma vie ? Peut être avais-tu pris les traits d’un crapaud afin de tester la motivation de la princesse ? Ah le jeu cruel des apparences…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines femmes cependant n’ont pas fait le choix des armes comme cette allemande entre deux âges rencontrée il ya quelque temps qui préfère garder ses poils, revendiquant l’égalité entre les sexes et le droit de faire comme les hommes. A ses yeux, l’épilation est une forme d’aliénation dictée par une société machiste qui ne voudrait voir que des poupées soumises. Dans les années 70, les militantes féministes brûlaient leurs soutiens-gorge; quant à mon interlocutrice, elle laisse les poils recouvrir son corps, affrontant le monde extérieur de manière naturelle. Tout au long de cet échange instructif de points de vue, je contemplais l’épais pelage de ses jambes et me demandais ce qu’en pensait son mari qui n’avait pas prononcé un mot. Subit-il cet acte de liberté ou en est-il l’initiateur sournois ? Une bonne couche de poils n’est-elle pas plus efficace que la burkha pour s’assurer que sa femme échappe à la convoitise des autres hommes ? Beurk. Au diable la parité. Au risque de passer pour une femme objet, je fais le choix de la cire, de la spatule et de la peau lisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’innovation technologique nous a également fourni une nouvelle solution radicale, l’épilation au laser, mais pour rien au monde, je ne priverais Madame B et ses consœurs de leur gagne pain. Un outil froid et impersonnel ne peut remplacer une véritable aventure humaine. Au gré de mes voyages, j’ai même pu observer des différences notables dans les pratiques et rapporter un rapport ethnologique complet à Madame B. A Londres, les cabines sinistres installées au fond de salles de sport ont une hygiène plus que douteuse, et on s’interroge sur la provenance et la formation des « masseuses » qui proposent à la clientèle masculine la formule « complète ». Les « époileuses » québécoises prônent la communion avec la nature, fredonnent des chants indiens pour favoriser le réveil de la spiritualité et utilisent des substances bio nauséabondes, décrites comme infaillibles pour venir à bout des poils les plus tenaces. En République Dominicaine, l’ambiance est à la fête et la prestation se fait en rythme et en musique. Je défie quiconque de normalement constitué de parvenir à se détendre pendant un soin visage, alors que le bachata et le merengue résonnent à plein tube. Vive la France et vive Madame B. Son adresse est jalousement gardée et transmise par bouche à oreille à des personnes soigneusement triées sur le volet. Avis aux candidats à l’expérience : il y aura beaucoup de demandeurs mais peu d’élus !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-5748028097440065699?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/5748028097440065699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/07/sur-le-divan-de-madame-b.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5748028097440065699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5748028097440065699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/07/sur-le-divan-de-madame-b.html' title='Sur le divan de Madame B'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sl-by7mhqkI/AAAAAAAAAIo/IiYUn8RzhJg/s72-c/caramal2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-632802939637732154</id><published>2009-07-05T12:24:00.001-07:00</published><updated>2009-07-06T10:03:00.349-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carrière'/><title type='text'>Oh les filles, oh les filles…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SlD-R5TpbUI/AAAAAAAAAIg/4jvUYuX2aCo/s1600-h/demoisellesrochefort.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5355059540337978690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 217px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SlD-R5TpbUI/AAAAAAAAAIg/4jvUYuX2aCo/s320/demoisellesrochefort.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communication est une affaire de femmes. Chaque jour qui passe en apporte une nouvelle preuve, en particulier dans mon poste actuel. Mes collègues sont des femmes, ma chef est une femme et lorsque nous nous réunissons en séminaire national, on croirait être dans un meeting du MLF recomposé pour l’occasion ou aux Olympiades du club Tupperware. Toutes pour une et une pour Toutes ! Mort aux hommes ! No pasaran !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de rencontre peut aussi rapidement virer au cauchemar, même pour la représentante du « sexe faible » que je suis. Imaginez une trentaine de femmes rassemblées dans la moiteur d’un espace réduit. Après le rituel inévitable de l’évaluation de l’assistance sur les critères majeurs poids-tour de poitrine-marque de sac à main qu’exécute chaque participante avec application, le son monte si fort que l’on doit crier pour s’entendre. Ça piaille de tous les côtés. Chacune parle avec animation de choses futiles et inutiles, convaincue de captiver son auditoire. Ma collègue binôme me lance un regard traqué et semble sur le point de s’évanouir. Je l’invite à prendre de grandes bouffées d’air, lui rappelant que nous serons libérées dans quelques heures. Je songe en même temps avec effroi à la formation de cinq jours obligatoire programmée en mars. Une semaine entière toutes ensembles… L’angoisse me gagne à mon tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais par expérience que ces grands moments fédérateurs imaginés par des directeurs de Ressources Humaines sadiques n’engendrent que des divisions durables et débouchent sur des guerres de clans sans fin. Je repère d'ailleurs très vite celles qui ne seront pas mes copines, notamment cette cagole de Nice, plus toute jeune même si elle essaie de dissimuler le temps qui passe à grands renforts de couches de fond de teint. En plus, elle a un regard dur et perçant. Mon binôme ne la trouve pas sympa non plus. Nous portons donc notre dévolu sur les représentantes de Bordeaux et Lyon, deux vieilles routières du métier qui sont stratégiquement positionnées à côté du bar et qui, l’alcool aidant, nous font des révélations fort utiles sur la face cachée de la boîte et les travers de nos consœurs. Et hop, encore un petit coup !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Messieurs, il y en a pour tous les goûts : des petites, des grandes, des rondes, des blondes, des rousses, des douces, des plates, des garces et notre réseau tentaculaire est présent dans toutes les régions de France. Le brouhaha de basse-cour est soudain interrompu par l’arrivée de notre reine, notre mère à toutes, notre Geneviève de Fontenay qui a renoncé à sa noble coiffe pour entrer dans le secteur public. Il faut que je pense à lui suggérer de choisir un hymne de campagne pour mieux haranguer les foules, sensuel à la Julio chantant : « Vous les femmes, vous le charme… », ou plus musclé façon Sardou : « Femmes des années 80, femmes jusqu’au bout des seins… ». A toi Geneviève !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas la présentation de cette Geneviève sans chapeau se révèle monotone et interminable, ce que n’arrange pas le réveil forcé à cinq heures du matin. J’expérimente plusieurs stratégies de lutte contre l’endormissement : changer de position, croiser et décroiser les jambes, boire beaucoup d’eau, feindre de prendre des notes… L’heure du déjeuner arrive enfin. Le plan de table nous est favorable et nous retrouvons avec une joie non dissimulée nos nouvelles comparses de Bordeaux et Lyon. J’interroge alors la lyonnaise sur cette surreprésentation féminine pour le moins étrange. Habituée à la question, elle me répond sans sourciller : « Il ya eu un garçon une fois mais il a tenu deux jours. Ce type de mission nécessite d’être sur tous les fronts, or les hommes sont mono-tâches, c’est bien connu. » J’apprends donc qu’il ya des postes faits pour les femmes et qui leur sont réservés. Et si le sexisme dans le travail avait été inventé par les femmes ? La lyonnaise complète son argumentation : « Il faut savoir aussi user de ses atouts pour s’imposer. » En résumé, nous sommes des rabatteuses, dont la réussite dépend de notre capacité à gonfler les lèvres et bomber la poitrine. Avec ses airs de Super Nany castratrice, je me demande quelles sont les armes secrètes de cette lyonnaise. Cagoule, fouet et menottes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’après-midi est encore plus pénible, principalement à cause de la combinaison dangereuse chaleur/ vin rouge. J’ai un instant la sensation de me retrouver sur les bancs du lycée, en train de subir un bourrage de crâne soit disant pédagogique. Alors que nous nous croyons définitivement condamnées, un commando composé exclusivement d’hommes surgit de nulle part pour mettre un terme à notre agonie. Il s’agit de l’équipe informatique venue nous livrer nos nouveaux ordinateurs. Les malheureux rasent les murs, tête basse, craignant sans doute de recevoir un mauvais coup ou une balle perdue. Ils doivent penser que nous sommes une sorte de société secrète qui prépare un soulèvement général pour que triomphe enfin la cause féminine. Hélas aucun des appareils ne fonctionne. Super Nanny me lance un regard désabusé comme pour dire : « Tu vois j’avais raison, même dans leur supposé domaine d’excellence, ils n’arrivent même pas à faire les choses correctement. » En effet, l’informatique est l’équivalent masculin du secteur de la communication : il n’ya que des hommes. Nous pourrions envisager une réflexion sur de possibles synergies communes. En même temps, je vois difficilement lesquelles, même si j’ai joué une fois à la PlayStation. Qui a dit que les opposés s’attirent ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-632802939637732154?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/632802939637732154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/07/oh-les-filles-oh-les-filles_05.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/632802939637732154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/632802939637732154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/07/oh-les-filles-oh-les-filles_05.html' title='Oh les filles, oh les filles…'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SlD-R5TpbUI/AAAAAAAAAIg/4jvUYuX2aCo/s72-c/demoisellesrochefort.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-7140266100203629471</id><published>2009-06-22T14:20:00.000-07:00</published><updated>2009-06-24T00:15:57.653-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carrière'/><title type='text'>Ojala</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sj_4L8hmuXI/AAAAAAAAAIY/Pr_Mz3kVV-M/s1600-h/priscilla2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350267766448765298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 214px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sj_4L8hmuXI/AAAAAAAAAIY/Pr_Mz3kVV-M/s320/priscilla2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’origine de cette expression, difficilement traduisible en français, remonte certainement à la période d’occupation de l’Espagne par les maures. « Ojala » exprime l’espoir, le souhait et l’espérance. Je ne sais pas si Dieu existe mais il semble que ma bonne étoile soit de retour. Pied de nez involontaire au pessimisme ambiant : je viens de trouver un job en province, en un mois, sans piston et sans vendre mon âme au diable. Ce changement de situation inattendu explique mon silence de ces dernières semaines mais je n’abandonne pas l’antenne pour autant. La lutte continue mais cette fois de l’intérieur. No pasaran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par une étrange ironie du sort, je me retrouve porte-parole d’une banque pas tout à fait comme les autres car elle défend des valeurs d’humanisme et de solidarité. Il s’agit de transmettre l’idée que le banquier est un ami mais sans fredonner des chansons grotesques comme ont pu le faire certains concurrents peu scrupuleux pour mieux dissimuler de sournoises tentatives de manipulation. Du moins, c’est ce qui est écrit sur la brochure et ce que mes nouveaux collègues clament en cœur, en jetant des poignées de fleurs. Je reste cependant sur mes gardes, maintenant une distance critique salvatrice. J’ai d’ailleurs su résister à la formation « lavage de cerveau » au siège de la société, en région parisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait longtemps que je n’avais pas fréquenté ce genre d’établissement. Un simple coup d’œil à l’organigramme suffit à comprendre la toute puissance du mâle, aucune femme dans les postes clés. L’égalité des chances est prônée pour tous mais pas forcément pour toutes. Les journées passent et se ressemblent avec leur rituel immuable : badgeuse, heures de présences obligatoires dans son coin d’open space aliénant décoré d’une plante de verte et de photos de famille, cantine avec les collègues où l’on commente avec animation les dernières avancées du dossier Bidul, son bonheur conjugal sur un mode comparatif ou sa chance de travailler à l'extérieur de Paris, ce lieu de perdition. J’ai un peu lissé mon itinéraire personnel pour tranquilliser les esprits et gagner ma place dans la secte mais l’artifice a des limites. Tout en feignant de prendre part au débat, j’implorais une instance divine charitable de mettre fin à mon supplice. En effet, ma vraie nature a vite repris le dessus et la certitude que je les quittais dans deux jours pour redevenir un électron libre, très loin dans le Sud de la France, sans horaire et sans contrainte, m’aidait à tenir. A la fin de chaque journée, je sautais dans le premier RER direction Paname, sans me retourner. Mon fidèle comité de libération m’attendait à la ligne de démarcation, à grands renforts de remarques désabusées et sarcastiques sur ces gens de banlieue. Ouf, j’étais sauvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut y avoir plusieurs vies dans une vie et je suis d’en train d’écrire un nouveau chapitre, celui du retour aux sources, après moults tours et détours, ici et ailleurs. La Ville Rose semble d’ailleurs faire le V de la Victoire puisqu’elle célébrait ce weekend à la fois l’été, la fête des pères, la fête de la musique et la gay pride. Rien de nouveau sous le soleil mais une convergence exceptionnelle des planètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fête battait son plein samedi dernier alors que la communauté gay et ses fidèles supporters paradaient dans les rues de la ville. Fuyant l’agitation de la foule, j’ai trouvé refuge dans un grand magasin climatisé, bien décidée à peaufiner ma stratégie d’attaque pour les soldes d’été. Ô surprise, il y avait déjà de nombreuses démarques et seules les vraies initiées étaient déjà en piste. Rapidement, j’étais étourdie par le tourbillon des pastilles bleues, jaunes, vertes, rouges, prometteuses de bonnes affaires. J’interrogeais alors un vendeur désœuvré et un tantinet efféminé sur leur mystérieuse signification. Ce dernier m’a répondu sur un ton agacé, en prenant de grands airs, comme si je posais une question de blonde. J’ai alors répliqué, sans perdre mon aplomb : « Désolée Chéri, je sais que tu préfèrerais être torse nu sur un char avec tes copines mais il faut rester poli et professionnel en toutes circonstances. En plus, je suis de votre côté depuis toujours, surtout en ce moment où je pratique la solidarité gay au quotidien ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, ce genre de célébration détone un peu en province et surtout, the Queen of the Queens, la Grande Dada, qui aurait pu donner une vraie consistance à l’évènement, avait été appelée d’urgence hors de la ville pour défendre une cause plus glamour. Reviens nous vite Néné ! La France a besoin de tes talents pour retrouver une touche de folie et briller de mille et une paillettes. We never have enough hats, gloves and pairs of shoes… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-7140266100203629471?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/7140266100203629471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/06/ojala.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7140266100203629471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7140266100203629471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/06/ojala.html' title='Ojala'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sj_4L8hmuXI/AAAAAAAAAIY/Pr_Mz3kVV-M/s72-c/priscilla2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-4024674126569470482</id><published>2009-06-04T01:37:00.000-07:00</published><updated>2009-06-04T01:57:50.122-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>I have a dream</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SieJG4W1piI/AAAAAAAAAIQ/qVxnQ4jyY7U/s1600-h/hair1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5343390234198779426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 288px; CURSOR: hand; HEIGHT: 269px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SieJG4W1piI/AAAAAAAAAIQ/qVxnQ4jyY7U/s320/hair1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SieIzOl7hrI/AAAAAAAAAII/RVT5936Xios/s1600-h/hair2.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SieIFyROQhI/AAAAAAAAAIA/HJybB61LdWc/s1600-h/hair1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elections obligent, l’Europe est sur toutes les lèvres ou presque. A défaut de pouvoir nous traîner aux urnes par les cheveux, les états concernés essaient de réveiller, à grand renfort médiatique, l’euro-citoyen qui sommeille en chacun de nous, en vain. Réaction mollassonne des publics concernés pour lesquels, cette « société des nations » nouvelle génération reste une organisation trop abstraite et bureaucratique. Et puis c’est quoi l’Europe pour nous, sinon un bailleur de fond aux ressources apparemment inépuisables qui sponsorisent des séjours de vacances Erasmus ou financent la construction de « moulins à vent » en Castille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais partie de ces doux rêveurs qui aspirent à une Europe sociale et solidaire où tous les pays se prendraient par la main pour s’élancer dans une farandole endiablée, multicolore et pluriculturelle. « Free hugs » pour tous et mélangez-vous pour ne faire plus qu’un ! Je sais, il est temps de se réveiller et de dire adieux au monde merveilleux des Bisounours. Comment on s’embrasserait d’ailleurs : en se faisant 2, 3 ou 4 bises comme chez nous, à l’anglaise par une virile accolade, à pleine bouche de manière vorace suivant la technique des latins lovers italiens ou bien par un frôlement chaste et presque imperceptible venu des plaines glacées du Nord de l’Europe ? La question épineuse du baiser n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres destiné à souligner la complexité de cette alliance et l’ampleur du chantier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant l’Europe, cette vieille dame très digne qui s’est relevée de tant de tragédies, est quelque part notre grand-mère à tous qui nous manque terriblement lorsque nous nous éloignons d’elle pour partir à la conquête de lointaines Amériques. Nous, européens, partageons un passé commun, une histoire collective plus jalonnée de querelles incessantes que de moments de paix. Petite histoire dans la grande Histoire, mon ultime expérience de collocation avec une allemande, Claudia, a constitué une étape déterminante dans le processus de réconciliation franco-allemand, le tout en Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amies d’aujourd’hui, ennemies d’hier, nous avons su établir une cohabitation sereine basée sur la confiance et le dialogue. Pourtant il est arrivé que, confrontées à la médiocrité de la télévision espagnole et grâce au miracle des nouvelles technologies, nous savourions des instants de pure non communication, chacune avec casque Audio et ordinateur portable, à visionner nos programmes favoris, culturellement caractéristiques de nos origines respectives et impossibles à interchanger : &lt;em&gt;Germany next's top model&lt;/em&gt; pour elle et &lt;em&gt;Clara Sheller&lt;/em&gt; pour moi. Claudia aimait souligner qu’elle avait téléchargé légalement l’émission en podcast, en guettant ma réaction comme si elle me soupçonnait d’avoir rompu notre pacte de non agression. En effet, j’avais promis d’arrêter les téléchargements pirates, sous peine de terribles représailles. Claudia m’avait raconté que de nombreuses personnes avaient été arrêtées de manière arbitraire dans son pays et qu’on ne les avait plus jamais revues. Je n’étais certes pas restée indifférente à ces histoires dignes de la période la plus noire de la dictature de Pinochet mais j’aime vivre dangereusement… La rigueur germanique confrontée à la désobéissance civile typiquement française. Pardon Claudia, j’avoue je n’ai pas dit toute la vérité et rien que la vérité, mais je décline toute responsabilité quant à la chute malencontreuse de la barre de fer par la fenêtre qui a bien failli tuer la vieille peau du rez-de-chaussée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’occasion de cette « aventure européenne », j’ai également pu constater à mes dépends l’inexactitude du mythe de la libre circulation des travailleurs. Dans une ambiance très kafkaïenne, j’ai passé mes premières semaines en Espagne à être ballotée d’une administration à une autre, toujours en quête d’un nouveau formulaire destiné à « régulariser » ma situation, pour finalement atterrir dans le sous-sol d’un commissariat sinistre, perdue au milieu d’une foule d’anonymes avec l’envie de hurler : « Je ne suis pas un numéro, je suis un être humain. ». Soudain l’espoir est revenu sous la forme d’un vague écriteau sur une porte indiquant : « Pour les européens, c’est ici que ça se passe ». Les candidats étaient divisés en deux catégories et j’ai abandonné à leur triste sort mes camarades d’infortune, non labellisés, et pour lesquels l’attente promettait d’être interminable. J’ai alors pénétré dans une pièce aveugle où était assis un petit bonhomme déprimant et déprimé, sorte de Woody Allen mais sans la lueur perverse dans le regard. Ses parents devaient le battre quand il était enfant. J’avais presque envie de le prendre dans mes bras pour lui dire que tout irait bien désormais mais je me suis vite ravisée, agacée par son zèle de fonctionnaire de la Stasi. Il ne comprenait pas pourquoi je n’avais pas deux noms de famille, ni dix prénoms de baptême comme tout bon espagnol et puis il n’a pas été sensible à mon humour lorsque j’ai dit que je demandais l’asile politique suite à la prise du pouvoir par l’Empereur Nicolas Ier, en France. Il faut dire que tout ce qui peut rappeler de près ou de loin l’époque de Napoléon est un sujet très sensible encore de nos jours en Espagne. Nos chers voisins ont la rancune tenace et nous en veulent encore pour cette intrusion momentanée sur leur territoire. Tous à vos manuels d’histoire ! Woody a finalement tamponné, en y mettant beaucoup de mauvaise volonté, mon passeport pour la liberté. Heureusement que j’ai eu droit à un accueil VIP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route de la construction européenne est longue et semée d’embûches. L’avenir de l’Union semble bien incertain. Il nous faudrait un homme providentiel, une figure emblématique fédératrice, notre Obama à nous. Mais j’y pense, bien sûr ! – – K – M (prénom masculin en cinq lettres) Président ! Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-4024674126569470482?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/4024674126569470482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/06/i-have-dream.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/4024674126569470482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/4024674126569470482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/06/i-have-dream.html' title='I have a dream'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SieJG4W1piI/AAAAAAAAAIQ/qVxnQ4jyY7U/s72-c/hair1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-6492712527930218991</id><published>2009-05-27T13:41:00.000-07:00</published><updated>2009-05-28T03:01:29.566-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Sous les pavés la plage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sh2mYjmkpxI/AAAAAAAAAH4/-CdC1Zj6Jz8/s1600-h/et-dieu-crea-la-femme-1956-3-g.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5340607673935374098" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 216px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sh2mYjmkpxI/AAAAAAAAAH4/-CdC1Zj6Jz8/s320/et-dieu-crea-la-femme-1956-3-g.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mai le joli mai en barque vers une rive inconnue. Période du renouveau et de l’éveil des sens après la langueur de l’hiver, le mois de mai est aussi plein de ces rendez-vous incontournables, chers aux français. Ayant expérimenté les quatre saisons pour rentrer de longs séjours à l’étranger, je ne saurais que recommander ce moment très spécial qui permet de retrouver facilement ses repères. Les années passent, défilent à la vitesse grand V, les mois de mai se ressemblent jusqu’à se confondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vient d’abord le festival de Cannes, un « marronnier » comme un autre. Cette grande messe du cinéma, avec ses paillettes et ses starlettes de tout poil, est devenu un mythe, une sorte de rite que l’on reproduit chaque année et qui nous manquerait presque s’il s’absentait. Pendant une dizaine de jours, tous les regards sont braqués sur cette « bourgade » de la côté d’Azur que le monde entier nous envie. Paradis pour cinéphiles, gigantesque supermarché du film, Cannes est aussi un miroir aux alouettes et la terre de tous les contrastes. Là-bas coexistent sans pour autant se côtoyer les célébrités et les anonymes, les riches et les pauvres, les beaux et les moches. C’est le règne des apparences et du paraître. Les horizons sont internationaux mais les flots bleus de la Méditerranée disparaissent sous les rangées de yachts. Les nantis se pavanent devant les plébéiens qui les admirent de loin sous un soleil écrasant ou une pluie battante, sans songer à s’abriter tellement ils sont absorbés par le spectacle. Mais le vrai privilège n’est-il pas de profiter de la quiétude des salles obscures ou de fuir très vite en disant : « Tout ce protocole m’insupporte. Je n’en peux plus, Cannes se passera de moi. »? Pour vivre heureux, vivons cachés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant ce temps que se passe t-il dans le reste du pays ? Mai est aussi traditionnellement le mois où la grogne sociale atteind son climax, avec en têtes de file, les étudiants, farouchement opposés à la réforme des universités dictée par le gouvernement. Cependant la mobilisation estudiantine commence à s’éteindre. L’approche des vacances, la peur de rater les examens ont eu raison de ce mouvement sans précédent. Capitulation globale alors ? Non ! Car une université peuplée d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’oppresseur. Il s’agit de mon ancienne fac, celle des « Rouges » : l’Université du Mirail, à Toulouse. C’est le genre d’endroit dont on ressort au minimum socialiste. Mais quelle est donc la potion magique qui procure une telle ténacité à ces révolutionnaires en herbe ? Le secret de la préparation est jalousement gardé depuis des générations. L’abus d’alcool et de substances illicites étant dangereux pour la santé, le souci du bien être collectif m’impose de ne pas divulguer cette information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’a changé depuis mon départ. Les jeunes continuent à se battre pour étudier des matières improbables et pouvoir s’engager dans des filières qui ne servent à rien sinon à acquérir une certaine culture. Les cours commencent au mieux à l’approche de Noël, une fois passés les classiques blocages de la rentrée universitaire. C’est ensuite l’épreuve de force pour trouver une place dans les amphis surpeuplés, résister à l’appel de l’école buissonnière tellement tentant et ne pas trop chercher à donner un sens au chaos général. Mon goût pour l’autonomie dans le travail hors de tout cadre strict a du naître à cette époque. Je suis un pur produit de ce système, certes déconnecté des réalités, mais qui forge notre capacité de penser. Alors que les futures « élites de la nation » récitaient en chantant les noms des entreprises du CAC 40 avant de les retranscrire en braille, j’apprenais le français du 13ème siècle et réfléchissais à des questions cruciales comme « le développement du rock et le hurlement romantique ». Ce savoir précieux me sert tous les jours et je revendique le droit de faire des études dites « inutiles » qui font de nous des « prolos de la culture ». La notion de « secteurs d’avenir » est d’ailleurs tellement fluctuante qu’il vaut mieux se consacrer à ce qu’on aime et ce pour quoi on a un certain talent, même si c’est peu viable sur le plan pécuniaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est surtout de savoir si le système actuel donne envie de se battre pour travailler. Les mots clés associés au monde du travail ne sont pas très encourageants : harcèlement moral, souffrance, licenciement, stress etc. On est bien loin du vieil adage : « le travail, c’est la santé de l’homme ». Où est l’espoir, où est le rêve ? Faut-il alors imiter nos voisins espagnols, la « génération 1000 euros », qui accumule les diplômes pour reculer au maximum le moment fatidique de l’entrée dans la vie « active ». Plutôt que réformer l’université, ne vaut-il pas mieux réformer l’entreprise ? Pourquoi ce serait toujours les mêmes qui doivent s’adapter ? La lucha continua, no pasaran !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-6492712527930218991?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/6492712527930218991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/sous-les-paves-la-plage.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/6492712527930218991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/6492712527930218991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/sous-les-paves-la-plage.html' title='Sous les pavés la plage'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sh2mYjmkpxI/AAAAAAAAAH4/-CdC1Zj6Jz8/s72-c/et-dieu-crea-la-femme-1956-3-g.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-2913308522858283109</id><published>2009-05-19T12:06:00.001-07:00</published><updated>2009-05-20T01:44:55.017-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>L'Enfer, c'est les autres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/ShMDdPtTNBI/AAAAAAAAAHw/qvsgz7RQxBk/s1600-h/absolutely%2520fabulous.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337613784331793426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 190px; CURSOR: hand; HEIGHT: 190px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/ShMDdPtTNBI/AAAAAAAAAHw/qvsgz7RQxBk/s320/absolutely%2520fabulous.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours aimé les grandes villes et le sentiment d’immense liberté qu’elles procurent. Chaque coin de rue est prometteur de nouvelles aventures et on peut se fondre dans l’anonymat de la foule, tout en se laissant porter par le torrent de l’énergie urbaine. Je dois être une des rares nostalgiques du métro parisien ; non pas du RER A aux heures de pointe bien évidemment, qui transfère tous les jours les esclaves modernes de leur lointaine banlieue à leur cage de verre, mais plutôt des lignes aériennes qui semblent survoler la ville. La promiscuité forcée des transports en commun n’est pas seulement source de stress mais peut aussi créer de vrais moments de poésie et être à l’origine de belles rencontres. Plusieurs sites Internet comme &lt;a href="http://www.paribulle.com/"&gt;http://www.paribulle.com/&lt;/a&gt; ont ainsi été créés pour permettre aux citadins de « retrouver un regard croisé dans le métro ». Je dois admettre que pour ma part je suis plus tombée sur des pervers ou des sociopathes que sur de beaux ténébreux. L’ivresse procurée par les bains de foule a des limites. Conséquence inverse de la surpopulation, on finit par étouffer et on a besoin de s’échapper. Vite de l’air !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, je me suis souvenue de tout ça, en dînant avec un ami en terrasse d’un restaurant de Toulouse. Victime de son succès, la Ville Rose a vu arriver une déferlante de parisiens et, sans avoir encore perdu son âme, a considérablement grossi et s’est embourgeoisée. Le Parisien est un modèle qui s’exporte mal. On croise de temps en temps un Bobo égaré, directement débarqué de l’Est Parisien, qui cherche désespérément des repères familiers (resto bio, bar lounge, concept store etc.) ou des catholiques versaillais, tout de bleu marine vêtus, qui dénotent avec la chaleur et les couleurs du midi. Grand moment de solitude lorsque, par malchance, on se retrouve au restaurant dans une table à deux à côté d’un de ces petits couples bien propres sur eux. L’imagination au pouvoir semble alors un concept bien lointain. Dans la famille Grenouille de Bénitier, je demande la jeune promise qui prend un air paniqué lorsqu’on fait mine d’approcher de sa table, semblant dire : « Oh mon Dieu, ces provinciaux dégénérés vont nous contaminer avec leur accent et leurs habitudes dégoutantes ». Dans ce cas, il faut employer les grands moyens pour convaincre la donzelle ne plus jamais sortir de chez elle, comme par exemple parler très fort et sans aucune gêne du projet, déjà amorcé, d’être mère porteuse pour un couple de transsexuels brésiliens sans papiers, tout en mangeant avec les doigts. Succès garanti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, ce soir là, l’atmosphère était plutôt désinhibée, voire carrément débridée. Nous avions en effet à notre droite deux vétérans de l’époque du Power of Love, preuves vivantes que l’abus d’alcool n’est pas forcément dangereux pour la santé. Certes Janis et Jim n’avaient plus la ligne de leurs vingt ans mais affichaient une étonnante vitalité et une remarquable descente. Les plats n’étaient pas encore arrivés qu’ils avaient déjà sifflé deux bouteilles de rosé. C’est là où Janis qui avait étanché sa soif mais pas calmé sa faim s’est tournée vers moi, en hoquetant et en beuglant : « Céééé bonnnn ???? ». Heureusement le serveur est arrivé à la rescousse et on ne les a plus entendus, sauf pour faire des commentaires sur le bon vieux temps qui s’en est allé et la France, « ce pays de cons ». Quelques bouteilles de vins plus tard, nous avons eu droit à l’instant culturel, lorsque nos deux charmants voisins ont essayé de déchiffrer, en clignant un œil, la plaque de rue écrite en occitan, se demandant par quel étrange coup du destin ils avaient bien pu se retrouver en Espagne. Ils ont finalement décidé de tituber jusqu’au prochain bar, tendrement enlacés et se soutenant mutuellement. C’est beau l’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un style moins "sixties revival", nous avions également derrière-nous un couple d’échangistes exhibitionnistes quinquagénaires. Elle, le facies grimaçant à cause des excès de lifting, décrivait à voix haute et avec moult détails croustillants les orgies organisées dans ses multiples propriétés et les problèmes sexuels de son entourage et Lui, avait tous les sens en éveil pour ne pas louper le passage du moindre jupon dans un périmètre de 50 mètres. A la même table, mangeait en silence un autre couple, faire-valoir résignés et soumis de leurs efforts pour se faire remarquer et briller en public. J’espère au moins que la vieille peau les a invités. Et enfin, à bâbord, incroyable mais vrai, il y avait la femme qui allumait des cigarettes plus vite que son ombre et qui parvenait à avaler fumée et nourriture en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle formidable mise en scène, respectant parfaitement la règle des trois unités. En un lieu, en un soir, les vieux démons de l’alcool, de la drogue et du sexe s’étaient donné rendez-vous. Rock’n roll is not dead ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-2913308522858283109?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/2913308522858283109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/lenfer-cest-les-autres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/2913308522858283109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/2913308522858283109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/lenfer-cest-les-autres.html' title='L&apos;Enfer, c&apos;est les autres'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/ShMDdPtTNBI/AAAAAAAAAHw/qvsgz7RQxBk/s72-c/absolutely%2520fabulous.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-6914806574309170739</id><published>2009-05-15T01:34:00.000-07:00</published><updated>2009-05-18T05:28:40.950-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Pépé, Dada, Gaby et les autres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sg0qgVREPqI/AAAAAAAAAHo/aDSH3uSHuLs/s1600-h/PeanutsGang1207.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335967868456812194" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sg0qgVREPqI/AAAAAAAAAHo/aDSH3uSHuLs/s320/PeanutsGang1207.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amours passent, les amis restent. Cette expression parle, je pense, à la majorité d’entre nous. Je suis loin d’exceller dans tous les domaines mais je dois dire que, côté amitié, j’ai toujours été gâtée. Dans les années 1990, par un matin brumeux à Barcelone, une mystérieuse bohémienne m’avait prédit que je voyagerais beaucoup et que je serais toujours entourée. La suite a prouvé qu’elle n’avait pas tout à fait tord. Nouveau coup du destin : à un tournant de ma vie et sans faire un mauvais remake de la célèbre chanson de Bruel, je vais partager un appartement avec les amis avec qui je vivais à Londres, il ya 10 ans. On s’était dit rendez-vous... Quant à savoir si on est devenu des grands hommes, je dirais que l’on fait ce qu’on peut. Après des joies, des peines et des itinéraires séparés, nos chemins se croisent à nouveau, mais cette fois dans le Sud de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les garçons, vous n’avez pas pris une ride. Le Temps, cet ennemi impitoyable, a glissé sur vos visages sans laisser la moindre empreinte, et je ne dis pas ça seulement dans un objectif de bonne entente à la maison. Mais que vont donc penser les voisins de notre drôle de trio ? Etrange époque que la nôtre où les schémas traditionnels disparaissent au profit de combinaisons improbables. Nous sommes les exemples vivants du fait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. J’envie parfois ceux qui ont une existence dite « stable » mais aussitôt surgit la vision aliénante du pavillon de banlieue avec pelouse impeccablement tondue, enfants blonds souriant outrageusement, le tout sous la protection de Lassie chien fidèle. Je sais, je suis trop radicale et il existe certainement un juste milieu entre l’Insoumission et la famille Ricoré. De toute façon, nous n’aurons pas d’animal de compagnie, suite à l’adoption ratée d’un chat égaré dans les faubourgs londoniens. A l’époque, le pauvre animal avait été banni à l’unanimité, à cause de son incapacité à s’autogérer au niveau alimentation et hygiène. La jeunesse est cruelle. Pardon à nos amis les bêtes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n’est pourtant jamais acquis en amitié, bien précieux qu’il faut savoir entretenir par des efforts constants. A ce sujet, notre ami commun, Pépé le Terrible, nous a mis à l’épreuve cette semaine, à l’occasion d’une assistance imposée à son déménagement. 28 degrés, monter, descendre 5 étages sans ascenseur avec des charges toujours plus lourdes, jusqu’au moment où l’on perd la notion du temps et on arrête de compter. Cela vaut tous les cours de step du monde et pendant que j’exécutais docilement l’exercice, je songeais qu’il faudrait que j’en parle à ma copine blonde qui se morfond à Saragosse depuis mon départ. Il ya effectivement une vie en dehors du club de sport !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que j’étais au bord de l’agonie, accrochée à la rampe de l’escalier, une toute jeune fille, gagnée par la pitié, est venue à ma rescousse : « Madame, vous avez besoin d’aide ? ». J’ai décidément perdu l’habitude du formalisme français qui, en plus, nous vieillit prématurément. J’ai cependant préféré passer outre, profitant de ce coup de main inespéré et me disant que cela ne pouvait que faire du bien à cet enfant, qui avait vraiment besoin de perdre une dizaine de kilos. J’ai aussi invité Pépé à la remercier chaleureusement. Il m’a alors répondu : « Surveille-là, elle va sans doute chourer un truc ». Ce sentiment de méfiance est tellement caractéristique des français qui ne peuvent concevoir les actes solidaires et désintéressés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de générosité, Pépé, n’oublie jamais ce que nous avons fait pour toi. Cette aventure collective a été certes fédératrice et je garderai un souvenir impérissable du contact de nos corps ruisselant de sueur, collés serrés dans le camion, mais j’ai eu mal au dos pendant deux jours. Et puis, notre esprit solidaire t’émeut mais, tu nous connais, tout se paie trés cher. Notre effort sera donc directement proportionnel au nombre de caisses de champagne que mon œil attentif n’a pu que repérer pendant l’exécution des travaux forcés. Marque également en rouge la date du 6 juin, jour de notre déménagement. Nous te réservons un traitement de faveur dont nous peaufinons encore les détails. Avis aux amateurs d’expérience en groupe, on recrute !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-6914806574309170739?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/6914806574309170739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/pepe-dada-gaby-et-les-autres.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/6914806574309170739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/6914806574309170739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/pepe-dada-gaby-et-les-autres.html' title='Pépé, Dada, Gaby et les autres'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sg0qgVREPqI/AAAAAAAAAHo/aDSH3uSHuLs/s72-c/PeanutsGang1207.png' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1520725596475564731</id><published>2009-05-07T01:16:00.001-07:00</published><updated>2009-05-11T07:22:12.915-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Le miracle de la vie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SgKZGGeY6SI/AAAAAAAAAHg/yZ09AqFTLwc/s1600-h/vicky_pollard_and_kids.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5332993238856427810" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 209px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SgKZGGeY6SI/AAAAAAAAAHg/yZ09AqFTLwc/s320/vicky_pollard_and_kids.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ ce papier devait porter le titre « Le péril jeune » et dénoncer les risques engendrés par le taux de fécondité exponentiel en France. En effet, au bout de 3 jours dans notre beau pays, je souffrais déjà d’agoraphobie, cernée de toutes parts par des régiments de poussettes et des défilés de ventres ronds. C’est la crise mais la France pond. Mes compatriotes sont-elles dopées aux hormones ? L’Espagne qui clame pourtant sa « catholic pride » est battue par KO. Nous avons passé la barre des 2 enfants par femme alors que nos voisins espagnols atteignent à peine le résultat passable de 1,3. On est des championnes, on est des championnes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui mais voilà, une chose survenue hier m’a fait voir le problème d’un œil nouveau et a éveillé en moi un soupçon d’instinct maternel. Emile, 3, 5kg, 50cm est arrivé ! N’échappant pas à la tendance nationale, Cécile, mon amie de toujours, s’est elle aussi reproduite. Témoin privilégiée de l’événement, je me suis surprise à être submergée d’émotion et même verser quelques petites larmes. Bienvenido pequeñito Emilio dans notre monde cruel et impitoyable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet enfant démarre tout de même dans la vie avec des atouts de taille. Il a manifesté son envie de sortir en plein apéro et a eu, comme spectatrices de son entrée en scène, deux bonnes fées de premier choix : David et moi. Cécile a ainsi bénéficié de notre expertise en matière d’enfant dans ce moment crucial. Dès le début de l’alerte, nous avons échangé un long regard interrogatif tout en nous félicitant de ne pas avoir à gérer la situation en solo. Puis, pendant que Cécile se tordait de douleur avec l’accélération des contractions, je lui disais de souffler fort comme je l’avais vu faire dans de nombreux films, tandis que David se jetait sur le repas laissé à l’abandon pour prendre des forces. Tout est ensuite allé très vite et nous nous sommes révélés excellents dans l’improvisation et la poésie de l’instant : taxi-service jusqu’à la clinique, animation de la salle d’attente en reprenant en chœur les morceaux de la Nouvelle Star qui passait sur le minuscule écran télé, évaluation du potentiel sexuel du personnel hospitalier (ce mythe du Docteur Clooney, quelle arnaque !), coaching et gestion du stress du futur Papa…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais suivi de loin la préparation des hostilités. Cécile, bien que savourant pleinement cette étape déterminante de sa vie, me confiait sa méfiance vis-à-vis de certaines pratiques et l’envers du décor de la vie de futurs parents. Comme dans beaucoup de domaines, la mode est au bio et de nombreux adeptes vantent les mérites de l’accouchement à l’ancienne, chez soi, sur la table de la cuisine ou à même le sol, pour tout ressentir pleinement et ne pas être contaminés par les appareils obstétriques. Amis masochistes, libres à vous de tourner le dos à la modernité mais souffrez en silence. Mon amie n’a pas échappé non plus aux rites de passage incontournables et vécu des moments presque surréalistes comme cette séance de piscine pour futures mamans où la monitrice en transe imitait le chant du dauphin. C’est aussi le règne du chacun pour soi, notamment pour obtenir une place en crèche. Tous les coups sont permis, même les bakchichs, et que le meilleur gagne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mi querida gordita te voilà prête (ou pas tout à fait ?) pour le grand rôle de ta vie. Attention aux pièges dont nous avons déjà parlé et notamment de ne pas tomber dans le culte de l’enfant roi ! Je promets en échange de porter une oreille attentive aux questions hautement complexes et délicates de la gestion des couches culottes. Profite de l'âge de l'innocence car plus tard quand il sera grand et qu’il sortira avec ses pots, tu trembleras d’angoisse en repensant à ta propre adolescence dont nous avons partagé quelques glorieux épisodes. Mais laissons donc tous ces cadavres bien enfouis au fond du placard. Je ne dirai rien même sous la torture ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1520725596475564731?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1520725596475564731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/le-miracle-de-la-vie.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1520725596475564731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1520725596475564731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/05/le-miracle-de-la-vie.html' title='Le miracle de la vie'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SgKZGGeY6SI/AAAAAAAAAHg/yZ09AqFTLwc/s72-c/vicky_pollard_and_kids.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3525810987579521892</id><published>2009-04-30T07:36:00.001-07:00</published><updated>2009-04-30T12:50:20.548-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Sur la route</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sfm3gC3YXNI/AAAAAAAAAHY/5bxg6b61Ejs/s1600-h/thelma%26louise.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5330493395122543826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 177px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sfm3gC3YXNI/AAAAAAAAAHY/5bxg6b61Ejs/s320/thelma%26louise.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours été attentive aux signes, aux symboles à déchiffrer qui pourraient donner un sens au flou artistique qui constitue notre vie. C’est pour cela que j’ai choisi de rentrer en France le jour de ma fête, me disant que cela me porterait forcément chance pour la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ironie du sort, à la même date se tenait un sommet franco-espagnol et l’Espagne accueillait pour la première fois en grandes pompes notre empereur Nicolas Ier au bras de sa poupée silencieuse. Notre histoire n’est qu’une succession de rendez-vous manqués ! A l’ordre du jour de cette réunion de «pose photos» politique figuraient plusieurs sujets d’actualité brûlants : en finir avec les méchants de l’ETA, mettre toujours plus de flics, sauver le monde du cochon fou etc. Mais que se chuchotaient vraiment à l’oreille ces deux polyglottes émérites que sont Sarkozy et Zapatero, aucun des deux ne parlant anglais, ni la langue de l’autre ? Mystère. Communiquaient-ils en morse ? Comme conséquence inévitable d’une polémique récente dénoncée haut et fort par la mère Ségolène, j’ai imaginé le travail délicat de l’interprète, transformé en arbitre d’une bagarre de récré.&lt;br /&gt;Zapatero : « &lt;em&gt;Tu m’as traité de gros abruti, c’est pas gentil. A la sortie du sommet, je te pète la gueule&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Sarko : « &lt;em&gt;C’est même pas vrai d’abord et puis il faut pas frapper un plus petit que soi. Carla, chérie, ya le grand là qui veut me taper….&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que nos chefs d’état décidaient de l’avenir du monde, je roulais à vive allure vers mon destin, sur une petite route tortueuse et déserte, quelque part dans les Pyrénées. J’avais failli pour une fois à ma réputation de voyager léger et ma voiture pleine à craquer n’était pas sans rappeler celle des familles marocaines partant en vacances au pays, le cadavre de la grand-mère sur le toit en moins. Mon passage n’a pas échappé à l’œil averti des gardes frontières qui, en mal d’activité, m’ont ordonné de me ranger sur le bas côté. J’ai eu beau leur expliquer que j’étais, certes flattée d’être prise pour Arantxa Ixitutxu, terroriste basque de 21 ans, mais que j’étais un tout petit peu plus âgée et surtout apolitique, ils n’ont rien voulu savoir et m’ont ordonné de vider mon véhicule. Repensant avec horreur à la mission presque impossible du chargement, j’ai décidé de jouer la carte de la menace bactériologique. J’ai ainsi expliqué avec calme : « Vous avez entendu parler du premier cas de grippe porcine diagnostiqué en Espagne ? Hé bien, c’est moi. Je me suis échappée de l’hôpital ce matin. Je craignais la mise en quarantaine et surtout la perspective d’être brûlée vive au nom du bien être de la communauté. Je sais, j’ai vu trop de films mais, dans un pays dangereusement porté sur la religion et qui ne demande qu’à éliminer des jeunes païennes comme moi, on n’est jamais trop prudent. Je suis hyper contagieuse et si vous vous approchez de moi ou touchez à la voiture, je mords ». Les gendarmes qui étaient également fans de films gores et notamment de ceux où un simple contact suffit pour être transformer en zombie baveux, ont préféré garder leur distance et me laisser partir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France depuis quelques heures, je me demande si le voyage va s’arrêter ici. Tant de tours et de détours pour finalement revenir à la case départ. Après toutes ces années d’absence, le retour est-il encore possible ? Ne suis-je pas devenue l’Autre, la Bohémienne, cet étranger qui fait peur ? J’éprouve pourtant depuis un certain temps un réel besoin de poser mes valises, de renouer avec mes racines. Eternel dilemme. La sédentarisation est-elle la seule issue ? A l’image des clochards célestes de Kerouac n’est-il pas envisageable de se stabiliser dans le mouvement et de continuer la route ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3525810987579521892?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3525810987579521892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/sur-la-route.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3525810987579521892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3525810987579521892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/sur-la-route.html' title='Sur la route'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sfm3gC3YXNI/AAAAAAAAAHY/5bxg6b61Ejs/s72-c/thelma%26louise.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-45681255358159952</id><published>2009-04-23T09:43:00.001-07:00</published><updated>2009-04-23T14:34:57.614-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>La Retirada</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SfCa6xWFVYI/AAAAAAAAAHQ/qhVtN7HcKkI/s1600-h/retirada.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327928693648348546" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 270px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SfCa6xWFVYI/AAAAAAAAAHQ/qhVtN7HcKkI/s320/retirada.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La Retirada, c’est le nom donné à l’exil des Républicains espagnols qui en 1939, après trois ans d’une guerre civile sanglante, ont fui leur pays tombé aux mains du généralissime Franco. Beaucoup ont traversé les Pyrénées à pied, dans la neige et le froid. Ce fut terrible, terrible. Autre contexte, autre époque, autre météo et autre mode de transport, je me prépare aussi à faire la grande traversée. Cap sur la France, Valérie rentrée maison, I go home.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle une Ségolène Royal s’excusant au nom de la France auprès du Premier Ministre espagnol Zapatero que notre empereur Nicolas Ier aurait traité de « gros abruti » (ce n’est pourtant pas du tout le genre de Sarko de faire des écarts de langage vulgaires), je me repends à mon tour. Les petites piques que j’ai pu envoyer à nos amis espagnols n’étaient que pour mieux les comprendre et les aimer. Mon cœur saigne. Ami lecteur, vois cette petite larme qui coule, au moment où j’écris ces mots. Queridos amigos, voy a echarles de menos muchissimo. No es un adios pero un hasta luego. La lucha continua ¡No pasaran ¡&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ya tout de même des aspects auxquels je n’ai jamais pu m’habituer et ce en dépit d’une capacité d’adaptation maintes fois prouvée. Les gens de Saragosse se targuent d’avoir le climat le plus sain d’Espagne. Cela ne fait aucun doute avec des températures qui avoisinent les 50 degrés à l’ombre en été et surtout le fameux cirzo, le vent de « chez nous » qui souffle en rafales 24 heures sur 24 et balaie tout sur son passage. Combien de fois, ayant courageusement enfourché mon vélo et pédalant « à contre-courant », j’ai ressenti la fragilité de l’homme face aux éléments naturels déchainés et vu la mort de près, oscillant dangereusement vers les eaux turbulentes du fleuve Ebre. « L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant.», je songeais alors, en repensant soudain à Blaise Pascal et à mes cours de philo du lycée. C’est curieux les souvenirs qui reviennent dans les moments extrêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde des affaires aragonais m’a également laissé dubitative. Les entrepreneurs locaux sont de vrais cowboys qui traitent leurs employés comme du bétail et ont une conception progressiste du rôle de la femme dans la société qui se résume en ces termes : « Tais toi femme et reste à la maison. » Le problème se pose forcément quand on est une femme mais qu’on n’a pas l’âme femelle. Ces rescapés de l’âge de pierre ont aussi une ouverture au monde égale ou inférieure à zéro. Ils aiment dire que les marketeurs viennent souvent tester les nouveaux produits à Saragosse car si un produit fonctionne ici, il fonctionnera partout ailleurs. Le problème est qu’ils se méfient de l’Autre, de l’Etranger, ne laissent personne s'aventurer sur leur territoire et ne partent pas non plus explorer de nouveaux horizons, d’où un marché « consanguin », fermé et encore plus opaque si on est une femme. Je me suis cognée la tête mais eux aussi sur moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine sera marquée par une succession d’adieux déchirants. J’ai du notamment annoncer la triste nouvelle à mes « copines » du club de sport. L’une des blondes, qui semble faire corps avec le décor tellement elle est assidue et qui, signe de total respect, veut toujours être avec moi pour les exercices à deux, m’a dit, ne cherchant pas à masquer son chagrin : « Et la gym? Comment tu vas faire ? Que vas-tu devenir ? ». Touchée par son inquiétude, je lui ai alors expliqué que, bien que Zaragoza soit The Place to Be et la ville qui dicte la mode et les nouvelles tendances (c’est bien connu !), il existait des clubs ailleurs et que, à force de déménagements, je pourrais presque écrire un guide sur le sujet. Son admiration à mon égard a alors grimpé en flèche, en même temps que son désespoir de me voir partir. La serrant dans mes bras, je lui alors promis de « toujours garder la cuisse ferme et le mollet galbé ». L’administration du club a prévu de mettre à l’entrée un drapeau en berne pendant plusieurs mois, le temps que le deuil se fasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans tout changement, je sais ce que je quitte mais je ne sais pas ce qui m’attend. Je me demande en effet quelles surprises l’avenir réserve à un scribouillard bohême comme moi dans un pays où le président parle en ces termes de mes camarades journaleux : « Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale. » Nico, ta poésie illumine ma journée, toujours la grande classe. La liberté d’expression est-elle menacée d’extinction dans le pays des droits de l’homme ? Aurons-nous bientôt comme seule source d’information que le journal de Jean-Pierre Pernaut qui passera en boucle ? Non pas ça, plutôt le goulag ! Courage fuyons ! Mais pour aller où ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-45681255358159952?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/45681255358159952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/la-retirada.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/45681255358159952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/45681255358159952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/la-retirada.html' title='La Retirada'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SfCa6xWFVYI/AAAAAAAAAHQ/qhVtN7HcKkI/s72-c/retirada.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3466986652201286084</id><published>2009-04-19T11:26:00.001-07:00</published><updated>2009-04-19T11:32:24.508-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Consommation durable ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SettPMrV4UI/AAAAAAAAAHI/U3WVLjuNMkQ/s1600-h/picsou.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326471092164223298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 295px; CURSOR: hand; HEIGHT: 221px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SettPMrV4UI/AAAAAAAAAHI/U3WVLjuNMkQ/s320/picsou.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la crise, l'hyperconsommation s'est réduite comme peau de chagrin. Qui peut encore se permettre d’acheter sans regarder les prix ? De nos jours, tout se calcule, compare, mesure, pèse, sous-pèse, avant le passage à l’acte, désormais conscient et réfléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un de mes amis que je rebaptiserai Pépé est passé maître dans l’art du marchandage. Sa devise est depuis toujours : « Il n’ya pas de petites économies. » et, en ces temps difficiles, son style approche de l’excellence. De passage dans ma ville natale, je l’ai accompagné dans une séance de shopping et ai pu observer l’artiste à l’œuvre, muette d’admiration et… d’effroi. En moins d’une heure, il a renouvelé son service de vaisselle grâce à des bons de réduction, dévalisé la réserve d’échantillons gratuits d’un grand magasin sans rien acheter, fait le plein de viande en promotion en payant avec des tickets restaurants, menacé un commerçant qui avait refusé une ristourne de 8 euros à sa mère etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que les chiffres, Pépé est tombé dedans quand il était petit. Porté par sa passion, il est devenu banquier, ne rate jamais son émission préférée, &lt;em&gt;Combien ça coûte&lt;/em&gt;, et le soir il s’endort avec bonheur en songeant aux économies réalisées et à venir, tout en fredonnant le célèbre tube d’Abba : « Money, money, money, it’s a different world…». Pépé reconnaît que son comportement est un peu obsessionnel mais c’est ce qui fait sa spécificité et son charme. La photo de ce serial négociateur est placardée dans toutes les boutiques de la ville et il est interdit de séjour dans le magasin de mon père qui, après 50 ans de dur labeur, mérite de couler des jours paisibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai suggéré à Pépé de coacher des « blondes comme moi » car, bien qu’ayant surmonté notre tendance naturelle aux achats compulsifs, nous n’en restons pas moins des victimes faciles pour des commerçants peu scrupuleux. Je me revois encore sortant du grand souk de Marrakech les bras chargés d’objets inutiles qui allaient me couter le prix fort en supplément bagages ou au bord de la crise de nerfs, en rade sur une petite route folle dominicaine, en train de supplier un garagiste louche de me porter secours. Chacun fait son beurre comme il peut dans cet univers impitoyable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’inverse, certains affichent une forme de solidarité. On voit en effet fleurir des pancartes qui proposent des « menus anticrise » ou des « tarifs de crise ». S’agit-il véritablement de prix cassés ou de basses stratégies de marketing direct pour attirer le chaland ? La terminologie est de toute façon mal choisie car nous en avons assez de faire cheap et ces constants rappels de notre douloureuse réalité nous agacent plus qu’autre chose. Avis aux annonceurs : creusez-vous les méninges et privilégiez des tournures plus alléchantes comme équitable, populaire etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un registre plus glamour, Londres, qui dicte toujours les nouvelles tendances, a remis à la mode la pratique du troc. Les soirées « swap » ou « vide dressing » font maintenant un tabac un peu partout. Le principe est simple et convivial : on donne ou échange des fringues, chaussures et accessoires à travers un réseau d’amateurs de mode. On fait ainsi du neuf avec du vieux, gaspille moins et recycle. C’est dans l’air du temps et en accord avec les exigences du développement durable. Malheureusement une mordue de shopping comme moi a du mal à lâcher un jean diesel contre un tee-shirt distendu de chez H&amp;amp;M, Made in India par un enfant de 5 ans payé symboliquement 1 euro par mois. Il ya des limites à l’entraide et à la solidarité. Contaminée par Pépé, je vois surtout dans ces rencontres un moyen de renouveler ma garde-robe sans me ruiner. Je n’ai pas trop de scrupules car sans la baisse du pouvoir d’achat tous ces enfants gâtées de la société de consommation n’auraient connu comme grande messe de rassemblement que les soldes, où ils se seraient entre-tués pour un bout de chiffon. Je vais d’ailleurs proposer à Pépé de faire le plein de vieilles fripes pourries et, telles les vamps avec nos caddies pleins à craquer, nous irons les troquer contre du Gucci, Prada… Pour gagner en crédibilité, nous pourrons même mettre des fausses étiquettes. « Si, si, c’est du Dior, collection automne-hiver 2004 », mentirons-nous, en prenant notre air le plus innocent. Pépé salive déjà mais il y a un hic, ces soirées sont en général réservées aux filles. Cela m’a donné l’idée de lancer des rencontres mixtes mais attention on échangera des vêtements et uniquement des vêtements. A bientôt pour le premier rendez-vous « troc dating» où vous serez tous conviés. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3466986652201286084?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3466986652201286084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/consommation-durable.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3466986652201286084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3466986652201286084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/consommation-durable.html' title='Consommation durable ?'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SettPMrV4UI/AAAAAAAAAHI/U3WVLjuNMkQ/s72-c/picsou.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-5482139339732347840</id><published>2009-04-11T01:50:00.001-07:00</published><updated>2009-04-11T01:58:35.192-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Joyeuses Pâques</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SeBaQLxvpGI/AAAAAAAAAG4/LTQ5nOa3x2Y/s1600-h/semanasanta2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323353993637766242" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 210px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SeBaQLxvpGI/AAAAAAAAAG4/LTQ5nOa3x2Y/s320/semanasanta2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SeBaGaI4hmI/AAAAAAAAAGw/Y_rKRg6kIHA/s1600-h/semanasanta1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Espagne est l’un des pays européens parmi les plus sévèrement touchés par la crise économique mondiale et le taux de chômage pourrait atteindre 20% d’ici la fin de l’année. En réaction à la morosité générale, des articles proposant des alternatives pour ne plus subir le problème mais lui faire face se multiplient. On nous incite par exemple à changer de métier et à nous recentrer sur des choses qui nous tiennent vraiment à cœur. C’est un peu ce que je suis en train de vivre à travers cette incursion de quelques semaines dans l’enseignement catholique, avec quelques réserves tout de même. En ces temps qui boitillent, l’Eglise est un secteur qui embauche. Avis aux candidats !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immergée dans ce nouvel univers, je reste tout de même sur mes gardes, attentive aux signes de fanatisme religieux ostensibles mais tout semble dangereusement normal. Il y a évidemment les inévitables portraits de Jésus et autres divinités moins starisées, des affiches appelant à manifester contre l’avortement, la chronique matinale de la « voix de Dieu » mais les adolescents ont le droit de se vêtir comme leurs homologues du « monde libre » et je n’ai encore croisé personne en soutane. L’endoctrinement se fait de manière plus subtile. Au détour d’un couloir, je tombe sur une affiche dont le titre m’interpelle car c’est la traduction en espagnol du célèbre film interprété par James Dean, &lt;em&gt;La Fureur de Vivre&lt;/em&gt;. La référence est évidente car on voit un jeune homme chevelu tenant négligemment une guitare. Il semble en pleine déroute, comme le souligne le slogan principal « Tu es perdu ? ». Il faut s’approcher pour lire ce qui est écrit en bas et en tout petit. Une solution à son mal être lui est suggérée : « DEVIENT JESUITE ! », avec l’adresse d’une page web pleine de promesses : &lt;a href="http://www.jesuitas.es/"&gt;http://www.jesuitas.es/&lt;/a&gt;. Ils sont forts en com ces cathos !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par curiosité, j’ai visité le site. J’ai pu constater une nouvelle fois les efforts faits au niveau de la promotion de l’image : ergonomie claire et soignée, couleurs vives, multiples photos de fêtes et de voyages, rubrique carrière avec des témoignages enthousiastes de disciples de Jésus. On trouve même une section FAQ qui stipule, entre autres, que les candidatures féminines ne sont pas acceptées. Zut alors, c’est toujours la même chose, les chouettes boulots sont toujours réservés aux hommes... Poursuivant la lecture de la rubrique, j’en ai appris d’avantage sur les conditions maritales et matérielles. Le rédacteur essaie de noyer le poisson mais deux mots clés finissent par s’imposer : « CELIBAT et PAUVRETE ». Tout de suite, la perspective « d’entrer dans les ordres » est moins séduisante, voire carrément inconcevable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pourrais d’ailleurs interroger les confesseurs de la basilique Pilar sur leurs avantages, primes, RTT etc. Cela ferait un papier terrible qui aurait comme chapô : « Petites confidences d’un confesseur. Il a tout entendu, il vous dit tout. » Avant de vivre à Saragosse, je pensais que cette fonction d’ « Oreille de Dieu » n’existait que dans les vieux films italiens. Pourtant ces hommes sont bien réels, enfermés dans leur petite guitoune sinistre. Les non initiés aux us et coutumes catholiques comme moi hésitent à leur demander le chemin des toilettes ou de la banque la plus proche, en anglais bien sûr. Dieu est un concept international après tout. Pardon Seigneur j’ai péché !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quotidien El Pais révélait cette semaine un autre coup de maître de l’Eglise espagnole, en matière de recrutement. La Semana Santa bat son plein en ce moment et avec elle le défilé presque ininterrompu des processions. Or il y a un an, la ville de Melilla en Andalousie a frôlé le drame. Faute d’un nombre suffisant de porteurs, la Vierge Maria Santisima a failli rater sa grande sortie. Les organisateurs ont été plus prévoyants cette année en enrôlant 34 sans papiers, arrivés illégalement en Espagne et résidant dans un centre de rétention. Ils avaient également pensé faire appel à des Machu Picchu au chômage mais leur taille moyenne ne dépassant pas 1m50 les bras levés, la Vierge aurait fait un parcours en rase-motte, indigne de sa sainteté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays d’origine de ces clandestins ne laissent point de doute sur leur ferveur catholique : Inde, Maroc, Pakistan… Le maire de Melilla a déclaré que Dieu était le même pour tous et salué l’effort d’intégration de ces « volontaires ». Il semble que l’Eglise remette au goût du jour l’évangélisation forcée. Dans leur rêve d’Europe, ces catholiques tout neufs dont la connaissance de l’espagnol doit se résumer à « Si Señor » pouvaient-ils imaginer que leur premier job serait figurant dans un bal masqué organisé par le Ku Klux Klan ? Joyeuses Pâques. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-5482139339732347840?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/5482139339732347840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/joyeuses-paques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5482139339732347840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5482139339732347840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/joyeuses-paques.html' title='Joyeuses Pâques'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SeBaQLxvpGI/AAAAAAAAAG4/LTQ5nOa3x2Y/s72-c/semanasanta2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-190390388078422609</id><published>2009-04-04T07:52:00.000-07:00</published><updated>2009-04-05T12:17:22.432-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carrière'/><title type='text'>Le plus beau métier du monde ?</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sdd2HQyFgOI/AAAAAAAAAGo/sOYhgjnFZSw/s1600-h/profs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320851351897735394" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 306px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sdd2HQyFgOI/AAAAAAAAAGo/sOYhgjnFZSw/s320/profs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sdd1T1SbiLI/AAAAAAAAAGg/aarsavJ7yDw/s1600-h/profs.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme titre, j’avais pensé également à « Bienvenue en Enfer » mais je me suis dit qu’on tombait trop dans le tragique. Vous l’aurez compris, ma mission actuelle de professeur dans le collège « Maria Jesus El Salvador » n’a pas éveillé en moi une vocation tardive pour l’enseignement, loin de là. Il n’y a rien de jouissif à apprendre trois mots de français à une bande de gamins agités ni à jouer le rôle du méchant flic car au fond je suis comme eux. Moi aussi j’ai envie de pouffer en entendant les élucubrations de la « voix de Dieu » qui prêche la bonne parole tous les matins dans les haut parleurs (avant 10h, c’est France Inter ou rien), tirer les cheveux de la petite grosse à lunettes, me faire remarquer en allant cinq fois aux toilettes, dormir sur la table (surtout pendant le sermon matinal), jeter des bouts d’élastique sur mon copain Carlos (un jour je saurai pourquoi), faire l’école buissonnière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me dit que j’ai de la chance car les classes comptent à peine une vingtaine d’élèves et que ce sont des enfants relativement faciles, dressés dès le plus jeune âge, suivant les bonnes vieilles méthode jésuites. Il faut souligner tout de même que nous sommes en Espagne et que le niveau sonore des bavardages est tel qu’il double, voire triple les effectifs réels et la consommation d’aspirine des professeurs. Je pense soudain à ma mère qui totalise 38 ans de bons et loyaux services dans l’enseignement public et elle m’inspire une admiration grandissante. Elle a tenu bon face à des hordes de fauves toujours plus enragés et n’a pas pris un aller simple pour l’une des nombreuses «maisons de fous » sponsorisées par l’Education Nationale ni fait le choix des armes comme Isabelle Adjani dans &lt;em&gt;La Journée de la Jupe&lt;/em&gt;. Dans ce film sorti récemment, Adjani interprète le rôle d'une professeur de français malmenée, chahutée, humiliée par sa classe dans un collège difficile de la banlieue parisienne et qui finit par prendre ses élèves en otages suite à la découverte d'une arme dans le sac d'un des adolescents. Le scénariste est probablement un vétéran de la « guerre de l’éducation ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je compatis en pensant au chemin de croix des professeurs de musique, obligés d’entendre chaque jour des centaines d’élèves massacrer à la flûte les grands classiques, ou des professeurs de philosophie, qui ont pour mission impossible d’inculquer les rudiments de la pensée de Platon à une assistance ignare nourrie de non culture hollywoodienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me repens car moi aussi j’ai péché, en étant bavarde, inattentive, rebelle, insolente… C’est promis je ferai mon mea culpa si je recroise l’un de mes anciens professeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette expérience aura été tout de même bénéfique car je songeais il ya quelques temps préparer le CAPES, attirée par la garantie d’un emploi stable et le sentiment d’avoir une vraie utilité sociale. Cette option est désormais définitivement écartée. J’ai fermé pour toujours la porte de l’enseignement secondaire l’année de mon bac et il n’y aura pas de retour en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui ose parler de vocation pour définir ce métier ? Les professeurs sont tout simplement jetés en pâture, condamnés à survivre en milieu hostile et à essayer tant bien que mal de sauver leur peau. Je défis ceux qui aiment utiliser le slogan « enseignants feignants » de venir tester ne serait-ce que quelques heures leur capacité de résistance. La tendance actuelle est aux échanges de postes, histoire de sortir de la routine et de voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Avis donc aux amateurs : venez vivre 24h de la vie d’un professeur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce sujet, un canadien a eu une idée originale en 2007. Ne sachant pas ce qu’il voulait faire dans la vie, ce jobtrotter a décidé de tester un emploi par semaine pendant un an, et il a ainsi occupé successivement 52 postes en 52 semaines (&lt;a href="http://www.oneweekjob.com/"&gt;http://www.oneweekjob.com/&lt;/a&gt;). Quel métier je pourrais bien essayer maintenant ? Médecin urgentiste bien sûr ! Je nourris un vieux rêve depuis toujours : répondre « Oui, moi » à la question « Y a-t-il un médecin dans l’assistance ?» puis établir un diagnostic long et complexe en utilisant de pseudo termes scientifiques latins et surtout je voudrais vérifier le mythe selon lequel les hôpitaux sont de vastes baisodromes où l’on croise des Georges Clooney à tous les coins de couloirs… Georges, j’arrive ! &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-190390388078422609?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/190390388078422609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/le-plus-beau-metier-du-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/190390388078422609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/190390388078422609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/04/le-plus-beau-metier-du-monde.html' title='Le plus beau métier du monde ?'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sdd2HQyFgOI/AAAAAAAAAGo/sOYhgjnFZSw/s72-c/profs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-7874661728287030592</id><published>2009-03-31T06:20:00.000-07:00</published><updated>2009-04-23T14:35:36.331-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Printemps social à l'espagnole</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319345674203318242" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 158px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SdIctSRmR-I/AAAAAAAAAGQ/qFlIGF2bryk/s200/medium_mai_68.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les coachs professionnels conseillent la pratique régulière de sport en période de recherche d’emploi, afin de garder un moral et un tonus d’acier. Fidèle à ces préceptes, je me rends presque tous les jours dans un club de fitness, plein à craquer de « desesperate housewifes ». Sans me fondre dans la masse de ces fausses blondes désœuvrées, je suis désormais acceptée, même si je ne participe pas au débat quotidien sur les derniers rebondissements de Fama, la Star Académie espagnole version danse. Ma nationalité fait toujours l’objet d’un jeu de devinettes interminable : russe, anglaise, américaine, roumaine… Autre conséquence de leur connaissance étendue de l’étranger, j’ai renoncé à la prononciation correcte de mon prénom pour opter pour une version hispanisée, intelligible de toutes : « Baleria ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journées se suivent et se ressemblent, pourtant aujourd’hui, il régnait une atmosphère particulière, presque électrique et cela n’avait rien à voir avec le changement d’heure ou le brusque rafraichissement du temps. Un rassemblement s’était formé dans le vestiaire où le volume sonore était encore plus élevé que d’habitude. Une des blondes a foncé vers moi : « tu es au courant, ils vont avancer tous les cours de 30mn ». J’ai pris un air bouleversé, mesurant l’impact majeur sur mon emploi du temps surchargé. J’ai pensé aussi que cela allait impliquer une réorganisation totale pour toutes ces femmes : écourter la sieste, décaler la séance de manucure, trouver un autre créneau pour le 5 à 7 heures avec Tony de la muscu, renoncer à leurs devoirs de mère et laisser Juju rentrer seul de l’école pour ne pas rater le cours d’abdos-fessiers etc. La vie semble parfaite et soudain tout s’écroule. La blonde a poursuivi, porte-parole de la grogne collective : « C’est sûrement à cause de la nouvelle prof de funky. Depuis son arrivée, il n’y en a que pour elle et elle impose ses horaires. Quelle garce ! ». Que faire alors ? Un boycottage collectif du cours de funky s’est rapidement organisé. J’ai exprimé ma solidarité, tout en émettant quelques réserves quant à mon implication, ne sachant pas si je serais là dans un mois et n’ayant rien contre la brunette funkera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu aussi dimanche dernier une mobilisation massive, d’ampleur nationale. Les rues des grandes villes espagnoles étaient noires de monde ou plutôt rouges, de la couleur des tee-shirts et des casquettes des participants. De loin, on aurait pu croire à un sursaut de l’extrême gauche pour proposer une alternative à la dépression économique et sociale mais la symbolique des couleurs est trompeuse et il s’agissait en fait de la première grande manifestation contre un projet du gouvernement espagnol d'autoriser pleinement l'avortement. Des slogans comme "Il n'existe pas le droit de tuer, il existe le droit de vivre", étaient en tête des cortèges. Une jeune fille à peine sortie de l’adolescence, tenant une poussette multiplace dans chaque main, hurlait : « Avortons la loi, pas la vie ». Les vieux n’ont pas le monopole du bigotisme et la séparation entre l’Eglise et l’Etat est loin d’être consommée en Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les milieux catholiques, farouchement opposés au projet de loi, n’ont pas lésiné sur le budget communication. Le coût de la manifestation de dimanche est estimé à 100 000 euros et les évêques ont lancé une campagne anti-avortement, diffusée sur 1.300 panneaux à travers le pays, pour dénoncer le fait que, selon eux, les animaux en voie de disparition comme les lynx sont mieux protégés que les embryons humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement, l'avortement n'est autorisé en Espagne qu'en cas de viol dans un délai maximum de 12 semaines de grossesse, de malformations du fœtus (22 semaines) ou en cas de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps). Que diraient les 343 salopes signataires du fameux manifeste en 1971 de cette législation encore féodale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement d’autres images de l’actualité s’inscrivent plutôt dans l’héritage de mai 68 : les manifestations contre le processus de Bologne, qui prévoit la mise en place d’un espace européen de l’éducation supérieure. Les étudiants espagnols sont particulièrement mobilisés contre ces réformes, dénonçant la commercialisation de l’université et le glissement vers un système élitiste. Il ya régulièrement de « joyeux affrontements » avec les forces de l’ordre. « Autrefois, nous n'avions que le pavot. Aujourd'hui, le pavé », chantaient leurs aînés. Des dizaines d’entre eux occupent également les locaux des universités. Ces actions, en plus de leur portée révolutionnaire, permettent à ces jeunes d’expérimenter la vie en communauté, d’échapper au tanguysme généralisé et de profiter d’un hébergement à moindre coût. Seul inconvénient et comme le commentait une étudiante qui avait approché les « territoires occupés » : cela commence à sentir le fauve. En effet l’option, pourtant économique, femme de ménage équatorienne n’est pas incluse dans le package squat. L’idéalisme de ces jeunes sera-t-il plus fort que l’odeur pestilentielle ? Courrez camarades, le vieux monde est derrière vous… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-7874661728287030592?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/7874661728287030592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/printemps-social-lespagnole.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7874661728287030592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/7874661728287030592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/printemps-social-lespagnole.html' title='Printemps social à l&apos;espagnole'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SdIctSRmR-I/AAAAAAAAAGQ/qFlIGF2bryk/s72-c/medium_mai_68.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1667962809358312892</id><published>2009-03-24T14:52:00.000-07:00</published><updated>2009-03-25T12:37:36.227-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carrière'/><title type='text'>On a tout essayé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SclWTkzqVaI/AAAAAAAAAF4/uqnQwYi5lJU/s1600-h/doute1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316875729385444770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 213px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SclWTkzqVaI/AAAAAAAAAF4/uqnQwYi5lJU/s320/doute1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre de cette émission à succès peut décidément s’appliquer à mon parcours professionnel qui, avec les années, devient de plus en plus éclectique. En effet, poussée par « la bise et la famine », je m’apprête à faire un remplacement de professeur de français dans un collège de jésuites de Saragosse. Ceux qui me connaissent vont trouver l’idée complètement surréaliste. Je vous rassure, je n’ai pas pris de drogue, retourné ma veste ou rencontré Dieu dans un moment de désespoir, il s’agit juste d’une courte mission. C’est aussi une manière de mieux combattre l’Ennemi, en apprenant à le connaître et en l’attaquant de l’intérieur. Et puis, j’ai la « bénédiction » de ma mère, farouche défenseuse du l’école laïque et qui m’a élevée, par tradition familiale, dans la méfiance des curés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette brève incursion dans le monde de l’Eglise viendra se ranger aux côtés de mes expériences les plus improbables. Je pense en particulier à ma période de communicante dans le secteur agricole et à ce moment inoubliable où, en robe et taillons aiguilles, je m’enfonçais dans la boue d’un salon « plein champs », sous le regard éberlué de paysans rougeauds. Il y a eu aussi ma carrière interrompue trop tôt de barmaid à Londres, qui m’a permis d’apprendre à lire sur les lèvres de n’importe quel alcoolique et d’acquérir un anglais de l’East End qui surprend toujours les supposés sortis d’Oxford. J’ai failli oublier ce poste particulièrement intéressant de « rentreuse de données », digne d’une séquence des &lt;em&gt;Temps Modernes&lt;/em&gt;. Une fois un carton vidé, j’en prenais un autre et recommençais à l’infini quand il n’y avait plus de cartons. Ah ces après-midi interminables, ces heures qui défilent et cette horloge sur le mur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Directrice de l’établissement souhaite me rencontrer dans les prochains jours et j’ai préparé un argumentaire inattaquable, en particulier en ce qui concerne mes objectifs dans la vie : « je souhaite rencontrer rapidement un gentil homme blanc catholique, me marier à l’Eglise, lui faire plein d’enfants sans utiliser de contraceptifs, en profitant du peu de temps qui me reste pour procréer. J’arrêterai aussi de travailler pour me consacrer pleinement à ma famille et à l’éducation de mes enfants. Les enfants, bien sûr, iront dans une institution religieuse, pour ne pas être pervertis par des idées impures. » Je peaufine encore pour être vraiment dans la peau de la fanatique. Si j’en fait trop ou si cela ne sonne pas tout à fait juste, n’hésitez pas à me le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais enfin pouvoir vérifier la véracité de certaines pratiques d’enseignement, dans ces « maisons du Seigneur ». Un de mes anciens collègues, &lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt;, m’avait en particulier parlé du film anti-avortement qui était régulièrement diffusé dans les cours d’éducation civique. J’ai eu l’occasion de le visionner et c’est presque insoutenable, dans le plus pur style gore. &lt;em&gt;Alien &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;Saw&lt;/em&gt; à côté, c’est Casimir ou Candie. Aux dernières nouvelles, &lt;strong&gt;O&lt;/strong&gt; avait entamé une procédure pour se faire débaptiser, enfin capable d’affronter ces images atroces. Le système éducatif catholique espagnol a aussi profondément marqué Pedro Almodovar dont les films sont peuplés de personnages hors norme, ayant tous des comportements sexuels déviants : masochistes, voyeurs, nymphomanes, nécrophiles, fétichistes… La vague de folie et de libertinage qui a suivi la fin du franquisme explique ses choix cinématographiques mais il faut aussi chercher du côté de souvenirs d’enfance indélébiles qui lui ont d’ailleurs inspiré un film, &lt;em&gt;La Mauvaise Education&lt;/em&gt;. Le pitch se passe de commentaires : « Deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années soixante. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes… ». Mais ne diabolisons pas trop cet univers encore inconnu, avec des idées préconçues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis certaine que mon passage dans cet institut, même furtif, sera bénéfique pour les élèves. Je pourrai moduler les cours à ma façon et leur donner de précieux conseils en matière d’éducation sexuelle, le tout en français, en parlant notamment de l’importance d’avoir différents partenaires pour avoir des points de comparaison, en les incitant à ne pas écouter les divagations d’un vieux puceau sénile concernant le port du préservatif, en les faisant lire Duras, Sagan, Despentes et bien d’autres. Je deviendrai un peu leur Mr Keating version fille et lorsque je serai renvoyée pour influence subversive, ils monteront tous sur les tables en disant « Capitaine, mon Capitaine ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Affaire à suivre… J’ai hâte, j’ai hâte.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1667962809358312892?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1667962809358312892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/on-tout-essaye.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1667962809358312892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1667962809358312892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/on-tout-essaye.html' title='On a tout essayé'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SclWTkzqVaI/AAAAAAAAAF4/uqnQwYi5lJU/s72-c/doute1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-5918283891927992316</id><published>2009-03-19T04:45:00.000-07:00</published><updated>2009-03-23T03:32:50.326-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Que le peuple s'amuse !</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/ScIxD75p4OI/AAAAAAAAAFw/yJJ6AXDvtSQ/s1600-h/Fallas_Valencia1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314864453939486946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 235px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/ScIxD75p4OI/AAAAAAAAAFw/yJJ6AXDvtSQ/s320/Fallas_Valencia1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’économie est en berne mais le moral des espagnols reste au beau fixe, dès qu’il s’agit de sortir et s’amuser. L’esprit de fête, tellement caractéristique de ce peuple, n’est pas encore mort, en témoigne un rendez-vous incontournable : las Fallas de Valence. Chaque année, en mars, Valence s’anime avec l’apparition d’immenses personnages de carton-pâte installés à tous les coins de rue. Pendant une semaine, l’ambiance est à son comble, entre processions, rafales de pétards le jour et feux d’artifice la nuit. Avant un grand feu de joie final, qui réduira en cendres ces sculptures éphémères...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Qui dit événement populaire dit mode de transport adéquat : l’autobus. La compagnie qui permet de relier Saragosse à Valence porte un nom particulièrement exotique et enchanteur : Autobuses Jimenez… Il réveille surtout des souvenirs d’enfance puisque qui n’avait pas un Jimenez dans sa classe, assis avec les rebelles du fond ? Dans mon cas, il s’agissait une famille de gitans fous qui ont persécuté et traumatisé des milliers d’écoliers. A la simple mention du nom de cette tribu d’enfants sauvages, nous fuyions sans nous retourner, nous délestant de tout surpoids inutile, comme nos cartables Tan’s pleins à craquer. L’apprentissage de la survie dès le plus jeune âge !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La fête commence pendant le voyage, et, peu importe le lieu ou l’occasion, les comportements sont universels. Le bus est plein de bandes de jeunes qui consomment de l’alcool sans modération, ne sachant pas exactement ce qu’ils célèbrent mais vivant l’instant pleinement. Profitez-en car vos homologues français sont désormais entrés dans l’ère de la prohibition généralisée, avec la nouvelle interdiction de vente d’alcool au moins de 18 ans. J’avoue avoir quelques réserves par rapport à ce type de rassemblement, depuis un certain été où j’avais travaillé comme serveuse pendant la Feria de Dax. Cette expérience m’a permis d’aborder la beuverie collective sous un autre angle et de connaître l’envers du décor, d’un point de vue sobre. Je me revois encore animée d’un profond sentiment de solitude avant d’aller courageusement prendre la commande de hordes de « rugbypèdes » assoiffés (et pas seulement d’alcool), et ce en dépit de cubis ingénieusement reliés à leur bouche par des tuyaux et fixés sur le dos. "Fataaaaal !"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Valence a une délicieuse spécialité : l’agua de Valencia, mélange de cava et de jus d’orange, mais les jeunes espagnols préfèrent le calimocho, préparation à base de vin rouge et de coca cola (ô sacrilège !). Cette potion maléfique aura raison de certains de mes compagnons de voyage. Il y en a un surtout qui ne verra jamais Valence, oublié comme un vieux chien galeux sur une aire d’autoroute. Il fait des grands signes mais aucun de ses « amis » ne semble avoir noté son absence. Adios muchachito ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La fête bat son plein dans la rue. Il ya beaucoup de monde et surtout beaucoup de bruit, grâce à la charmante coutume des « petardos ». Les falleros, toutes générations confondues, ont les poches pleines de munitions et s’en donnent à cœur joie. Un grand jeune homme, sorti depuis très longtemps de l’adolescence, lance une série des pétards tout en renversant un peu de bière sur mes chaussures. Il sautille sur place, tout content de lui. Je lui lance un regard assassin, et il baisse la tête, tout penaud. Comme le dit si bien Bedos : « On peut être du côté du peuple mais on n’est pas obligé de vivre avec». Et puis il s’agit sûrement de l’un de ces Tanguy attardés, à qui j’aurais finalement rendu service, lui faisant prendre conscience de l’urgence de s’émanciper. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le climax sonore est atteint au moment de la &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4mbsh_fallas-2008-mascleta-6-mars_parties"&gt;mascleta&lt;/a&gt;, véritable spectacle pyrotechnique de poudre laissant le spectateur abasourdi et en pleine extase. Tous les jours à 14 heures, un tonnerre d’explosions éclate, un nuage de fumée opaque enveloppe la foule qui frissonne de plaisir, la valse des hélicoptères donne le tournis… This is the End… Ce n’est pourtant pas une scène d’Apocalypse Now mais une tradition populaire aux origines mystérieuses. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les Fallas, c'est aussi et avant tout la liberté d'expression excluant toute censure, qu'elle soit politique, sociale, religieuse ou morale. Les géants de carton permettent ainsi de faire la satire joyeuse des puissants. La mairesse actuelle, Rita Barberá, n'est jamais épargnée, souvent représentée dans des situations cocasses. Il faut dire qu’elle est une source d’inspiration inépuisable : lesbienne, farouchement conservatrice et membre du clan des méchants, le Partido Popular régulièrement éclaboussé de scandales. C’est curieux, j’ai toujours cru que les homosexuels, après des années d’oppression et de ségrégation, ne pouvaient être que progressistes, athées et de gauche. Rita Barberá en est le contre-exemple vivant. Elle fait une apparition au balcon, mal à l’aise dans un tailleur jupe classique imposé et cernée de vieux sbires à l’air sinistre. Bien fait ! Si elle avait été de gauche, elle aurait pu risquer le cuir noir et enlacer sa compagne par la taille. Nous sommes loin des héroïnes de L World, série américaine destinée à casser l’image de la lesbienne camionneuse et qui montrent de séduisantes jeunes sylphides en chaleur, purs produits de fantasmes masculins. Rita Barberá, à l’inverse, a du inspirer Josiane Balasko pour son interprétation dans « Gazon Maudit ». Même de loin, nous percevons la fumeuse de cigares et la buveuse de scotch sec sans glace. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ayant une irrésistible envie de calme, nous nous réfugions sur une plage presque déserte afin de déguster une paella tout en sirotant de la sangria. Une manière bien agréable de ne plus penser… Les espagnols ont décidément tout compris. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-5918283891927992316?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/5918283891927992316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/que-le-peuple-samuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5918283891927992316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/5918283891927992316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/que-le-peuple-samuse.html' title='Que le peuple s&apos;amuse !'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/ScIxD75p4OI/AAAAAAAAAFw/yJJ6AXDvtSQ/s72-c/Fallas_Valencia1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1998418315349769493</id><published>2009-03-11T13:25:00.000-07:00</published><updated>2009-04-23T14:37:13.740-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notre époque'/><title type='text'>Journée Mondiale de la Femme: mon oeil !</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbgehfV43oI/AAAAAAAAAFY/V5_QHF3ozQs/s1600-h/dr%C3%B4lesdedames1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312029321181322882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 221px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbgehfV43oI/AAAAAAAAAFY/V5_QHF3ozQs/s320/dr%C3%B4lesdedames1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On a célébré le 8 mars dernier la Journée Mondiale de la Femme destinée à parler de notre rôle essentiel et célébrer notre libération durement obtenue. A cette occasion, les médias nous ont montré les femmes qui ont marqué l’actualité récente et qui sont censées nous servir d’exemples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons vu tout d’abord Ingrid de Betancourt, avec son visage de Madone énigmatique, qui préfère garder pour elle les souffrances endurées durant sa détention par les farcs. Elle a un peu fait partie de notre quotidien pendant toute ces années puisque, chaque fois que nous allions à la mairie, elle nous souriait en poster géant. Trois de ses copains otages se montrent plus bavards dans un livre récemment publié et démystifient la figure de Santa Ingrid. Ils disent en effet qu’elle n’est pas du tout sympa mais au contraire froide, manipulatrice et du genre à faire bande à part. Tout ça parce qu’elle a refusé de faire un plan à quatre. Même au fin fond de la jungle, nous ne sommes pas à l’abri du harcèlement sexuel. Est venue ensuite la mère courage de l’année : Rachida Dati, cette boeurette partie de rien et qui est aujourd’hui le bras droit de notre empereur Nicolas I. Elle ne veut toujours pas avouer qu’elle a fait un bébé toute seule, faute de temps pour draguer ou parce qu’elle préfère les femmes. Les rumeurs les plus folles ont couru sur l’identité possible du géniteur, jusqu’à accuser Aznar, l’ancien premier ministre espagnol dont la petit moustache sévère n’est pas sans rappeler un personnage historique tristement célèbre, Adolphe H. Allons Rachida, crache le morceau ! Ce sera une avancée pour la cause des femmes autrement plus significative que ton congé de maternité express, mondialement commenté et critiqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Triste constat : même ces femmes de pouvoir sont encore prisonnières du carcan des préjugés et d’une société machiste. Que dirait Simone de Beauvoir et son « Deuxième Sexe », ouvrage qui semblait pourtant annoncer l’entrée dans la modernité et la fin de notre esclavage (on m’aurait menti)? Mais en fait, ma mère mise à part, qui est mon modèle de femme sur terre ? Samantha Jones bien sûr ! Sauf qu’elle n’existe pas vraiment, c’est un personnage de série et puis elle a une sexualité d’homme. En parlant de femme-homme, je repense soudain à E, ma responsable lorsque je travaillais au Québec, corse par son père et khmer rouge par sa mère. Un mélange explosif qui la prédestinait au despotisme. Elle régnait en effet en maîtresse femme sur le département, tyrannisant le personnel avec son sourire à la JR Ewing et ses 40 kilos en trop. Elle avait tout de même réussi à se marier, la quarantaine largement passée, mais l’heureux élu vivait à Vancouver, à quelques 7000 km. « Loin des yeux, loin du cœur », nous pensions tous, mais personne, parmi les sous-fifres asservis, ne se risquait au moindre commentaire, par crainte de sanglantes représailles. Pauvre homme (le mari). Je revois encore son air traqué sur les nombreuses photos de mariage exposées comme des trophées dans le bureau de E. Elle le tenait fermement par l’épaule et il semblait vouloir dire : « sortez-moi de là ». J’ai eu des nouvelles indirectes de E récemment. Je feuilletais l’annuaire des entreprises classées au CAC 40 et je suis tombée sur son sourire carnassier. Son intitulé de poste s’était allongé mais elle n’avait pas changé. En même temps, c’était un peu normal car elle utilisait déjà cette photo, soit disant amincissante, avant notre collaboration qui remonte déjà à presque dix ans. Qu’est-ce que j’ai pu la détester !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à Simone B et aux préceptes qu’elle annonçait dans sa bible du féminisme. Elle écrivait notamment : « C'est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c'est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète.» Parlons-en de l’égalité dans le travail. A l’approche de la date fatidique du 8 mars, les articles traitant de la place de la femme dans l’entreprise ont foisonné pour mieux nous révéler que le combat est loin d’être gagné : parcours semé d’embuches pour accéder aux postes stratégiques, salaires low cost, sexisme… C’est mal vu d’être dans le schéma classique « mariée avec enfants » car nous ne pouvons pas nous donner corps et âme à notre employeur mais également suspect de ne pas l’être. Alors que faire ? Changer de sexe ? En créer un Troisième ? Une autre alternative est aussi d’aller grossir les rangs des « pétasses.com », agences de relations publiques composées uniquement de femmes, au risque de tomber dans les griffes d’une sociopathe comme E, qui se repasse en boucle « Le Diable s’habille en Prada ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Espagne a voulu jouer la carte de la parité, en nommant un nombre significatif de ministres femmes et notamment une future maman à la Défense. Imaginez, une MAM, jeune, socialiste et enceinte ! Je reste tout de même sceptique, sachant combien il est difficile d’être une jeune femme moderne et émancipée dans la quatrième ville d’Espagne. C’est comme le mariage gay, du trompe l’œil. En effet, depuis mon arrivée en Espagne, je n’ai pas vraiment l’impression d’assister au triomphe de la cause homosexuelle, surtout à Saragosse. L’ambiance est plutôt à « I am the only gay in the village ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les vraies héroïnes du jour, ce sont toutes celles qui font votre quotidien. La femme qui vous a mis au monde, celle qui vous accompagne, celle qui vous nourrit, celle qui vous console, celles qui vous aiment et toutes les autres que vous ne connaissez pas encore. Avouez messieurs, qui a pensé à accorder un traitement spécial aux femmes de sa vie le 8 mars et ne vous réfugiez pas derrière les fausses réponses : « pour moi, c’est tous les jours la fête des femmes » ou « je suis pas très fort en dates »? Sans rancune. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1998418315349769493?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1998418315349769493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/journee-mondiale-de-la-femme-mon-oeil.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1998418315349769493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1998418315349769493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/journee-mondiale-de-la-femme-mon-oeil.html' title='Journée Mondiale de la Femme: mon oeil !'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbgehfV43oI/AAAAAAAAAFY/V5_QHF3ozQs/s72-c/dr%C3%B4lesdedames1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-8457286005484458960</id><published>2009-03-09T03:58:00.001-07:00</published><updated>2009-03-09T08:38:25.866-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Douce France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbT2pXF4cNI/AAAAAAAAAFQ/q5f-YIMqGWE/s1600-h/bonheurdanslepre1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311141051010412754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbT2pXF4cNI/AAAAAAAAAFQ/q5f-YIMqGWE/s320/bonheurdanslepre1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau avoir à peu près réussi son intégration dans sa terre d’adoption, il est presque impossible de ne pas souffrir de temps en temps du mal du pays et d’avoir un besoin viscéral de fouler, ne serait-ce que pour quelques heures, le sol français. Je l’ai bien compris l’autre jour lorsque, devant rendre visite à des amis dans le Béarn, près de Pau, je n’ai pas pu passer la frontière à cause d’une mauvaise conjoncture météorologique. Les éléments naturels étaient contre moi et je me voyais mal dans le remake de « En Pleine Tempête » version neige, attendant en vain le Georges Clooney maño pour me sauver. Nous, exilés volontaires ou contraints, sommes toujours déchirés entre notre nécessaire acclimatation au lieu qui devient notre « maison » et la nostalgie de l’endroit d’où on vient, dont il nous est impossible de faire le deuil. Pourtant, dans mon cas, la France est à deux pas mais un monde sépare nos deux pays, une montagne aussi, parfois infranchissable… Si loin, si proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens à souligner que mon attachement à l’Espagne est profond et sincère, même si je me moque parfois du « tanguysme » des jeunes, du « bigotisme » des vieux, de leur relation orgasmique au foot, de leur apprentissage dans la douleur des langues étrangères, des effluves « enivrantes » des eaux de Cologne pour hommes, de l’approche expérimentale de la coiffure… Qui aime bien châtie bien comme on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les coiffeurs espagnols représentent tout de même un danger réel et je vous recommande de réfléchir à deux fois avant de tenter l’aventure. Il ne faut surtout jamais laisser carte blanche à l’un de ces « psychopathes du ciseau », au risque de vous retrouver avec une coupe asymétrique, des extensions de cheveux multicolores ou, pire, avec un « flequillo », la fameuse frange espagnole qui permet de les distinguer du reste du monde. C’est en connaissance de cause que je parle car j’ai bien failli être une victime de plus. Convaincue par une coiffeuse manipulatrice que quelques mèches plus courtes sur le devant mettraient mieux en valeur mon visage enfantin, j’ai vu avec horreur commencer à se dessiner une frange et j’ai eu juste le temps d’arrêter les ciseaux qui coupaient frénétiquement. Il s’en est fallu de peu pour que je me retrouve avec la fameuse coupe au bol de mon enfance, imposée par une mère fan des Beatles. Avec mes dents écartées à la Sylvie Vartan, j’avais tout d’une rescapée des années yéyés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j’arrête de dire du mal de mon pays d’accueil car je vais bientôt passer pour l’une de ces françaises qui développent un complexe de supériorité, dès qu’elles se trouvent à l’étranger. Ayant plusieurs expatriations à mon actif, j’ai en effet noté quelques caractéristiques récurrentes dans le comportement de mes compatriotes, qui se répètent d’un pays à l’autre. La France, pays des droits de l’homme, liberté, égalité, fraternité… Nous sentons alors que nous avons pour mission de prêcher la bonne parole et de nous imposer comme le modèle, l’exemple à suivre. Tous les pays que nous « colonisons » font partie du « quart-monde » et nous traitons avec une pitié condescendante les « bons sauvages » qui les peuplent. Et puis surtout, restons groupés car ils pourraient nous contaminer. Je me sens toujours très fière de mes origines quand je voyage. Certains importent aussi des concepts typiquement français, en se disant qu’il n’y a rien de valable au niveau local. C’est le cas du directeur d’un journal francophone de Madrid, qui assume pleinement le degré zéro d’information et la pratique de la langue de bois de son canard. Il organise des cocktails « after work », sur le modèle de ceux qui plaisent tant aux jeunes cadres dynamiques parisiens. Ce même journal publie des photos de ces chouettes soirées et on peut voir des costards-tailleurs en grappes qui se trémoussent maladroitement et échangent leurs cartes de visite. Quelle horreur, je n’ai pas fui Sarkoland pour subir ça de nouveau ! Je préfère largement traîner dans les bars louches, en compagnie de réfugiés politiques sud-américains qui me racontent les conditions terribles de leur exil forcé, cherchant à m’attendrir pour me faire ensuite des propositions malhonnêtes. Citoyenne du monde certes, mais jusqu’à quel point ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à mon rendez-vous manqué avec la France. Ah le Béarn, ses vertes prairies, ses montagnes à la Heidi, ses bons fromages mais quand vient le soir… brrrrrrrr. Il semble que Pau a imposé le couvre feu car, passé minuit, même les chiens ne se risquent pas dans les rues. C’est curieux car la ville a longtemps eu un maire socialiste et homosexuel qui avait la réputation de placer ses camarades de jeu à des postes clés. Il semble qu’ils n’ont pas su imposer le sens de la fantaisie et de la fête qui caractérise souvent la communauté gay. Cela aurait été bien différent si le poste avait été tenu par certaines personnes que je connais et que je ne nommerai pas. IRENE PRESIDENTE ! Elle dirait d’ailleurs, d’un regard las derrière ses faux cils : « ces gays de province, il n’y a rien à en tirer. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a vraiment des choses à apprendre de ses voisins espagnols. Je songe à ces familles entières tassées dans des bars enfumés à l’heure de l’apéritif, faisant un pied de nez à la crise et aux risques de tabagisme passif pour Junior qui suffoque dans sa poussette. Je vois ces mamies en goguette qui, bras dessus bras dessous, refont le monde en arpentant les rues à trois heures du matin. Et puis le temps s’est mis au beau fixe, l’été est déjà là et les premiers coups de soleil aussi … La vida es bella, même en temps de crise ! Viva España!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-8457286005484458960?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/8457286005484458960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/douce-france.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/8457286005484458960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/8457286005484458960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/douce-france.html' title='Douce France'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbT2pXF4cNI/AAAAAAAAAFQ/q5f-YIMqGWE/s72-c/bonheurdanslepre1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-515310112486006154</id><published>2009-03-05T09:26:00.000-08:00</published><updated>2009-03-23T03:37:35.811-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Correspondance particulière'/><title type='text'>Les joies des retours de province</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbALiMG7EAI/AAAAAAAAAFI/PYSSSATzWug/s1600-h/trainclassique2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309756642663534594" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 254px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbALiMG7EAI/AAAAAAAAAFI/PYSSSATzWug/s320/trainclassique2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Correspondance particulière&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’adôoore les voyages en train. L’autre jour, avec Anne, mon amie d’enfance, nous avons énormément ri dans un tgv qui nous ramenait à Paris, après un week end au pays. Le train était bondé et nous avons du lutter durement pour récupérer nos places réservées côte à côte, qu’une femme accompagnée d’un enfant en bas âge nous suppliaient de lui laisser. « La prochaine fois vous réserverez, ai-je dit avec élégance et fermeté, et puis ce n’est pas la peine de nous faire le coup du chantage affectif ». Elle est alors partie s’installer sur l’un des strapontins des entre-wagons, en reniflant et serrant fort son enfant. Elle a ainsi pu profiter du voisinage sympathique de jeunes rappeurs fumeurs de joints, rebelles aux consignes de respect d’autrui et d’interdiction de fumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Sur ce nous nous sommes installées bruyamment, parce que nous étions chargées, un peu énervées de tout ce grand air, et puis aussi parce que nous aimons bien faire du bruit et nous faire remarquer. D'autant plus que dans ces trains de Vendée, les gens ont à cœur de faire croire que non non, pas du tout, ils ne sont pas eux même de Vendée. Ils sont juste venus rendre visite à des amis for the Vendée Globe Challenge, you know. D'autant que le TGV en Vendée, c'est tout nouveau.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Pour finir, nous avons réussi à caser tous nos sacs et cabas, dont le sac a roulettes d’Anne qui fait énormément de bruit. Restaient nos vestes-doudounes, et là j’ai montré à Anne une petite étagère à mi hauteur faite exprès. Mais il fallait tasser un peu les vêtements. J’ai donc enlevé ma vieille doudoune en vraies plumes d'oies qui n'en peut plus et qui perd ses plumes, et je l’ai tassée tant bien que mal dans la demi-étagère sous le truc à bagages. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je tassais, tassais, et les plumes volaient, volaient ... Jusque sous le nez de nos deux voisins de devant. Comment dire... Deux pétasses parisiennes. Sans doute vendéennes d'origine. Peut être même de la Mothe Achard ou de Saint Mathurin. Landeveille ? Non peut être pas quand même... Mais résolument scotchées à leur ordinateur portable pour visionner un dvd. Alors toutes ces plumes d'un coup qui voletaient et leur chatouillaient le nez, ça les agaçait ces connasses. Elles agitaient les mains et faisaient des moulinets avec leurs frêles poignets de parisiennes mon œil. Alors j'ai dit : "ha scusez nous, savez ce que c'est, on ramène des poules de Vendée à Paris, alors, forcément ça fait des plumes...". Et Anne a ajouté : "ben je ne comprends pas, on les a plumées pourtant ?" Et les deux idiotes qui agitaient les mains et soupiraient...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Nous avons passé le reste du voyage à nous inquiéter en parlant fort de ces pauvres poules de St Mesmin que nous avions accrochées en haut juste au dessus (« Allaient-elles perdre encore un peu de sang ? ») et à nous réjouir de cette bonne poule au pot que nous allions pouvoir nous faire un de ces dimanches.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Les deux de devant on ne les a pas entendu. Mortes de honte je pense... Surtout si l’une était vendéenne, et l'autre pas. Genre retour à Paris après un week-end fiançailles à St Mathurin. Présentation aux beaux parents qui avaient du faire des efforts pour planquer les napperons de dessus la télé et les photos de famille où on a trop bu, genre danse des canards ou pire la chenille, tous rougeots de trop de Mareuil. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Quand nous avons ouvert la bouteille de vin rouge (c'était même pas du Mareuil) et les sandwichs, j'ai fort regretté que ce ne soit pas du pâté qui sentait très fort. Pour compenser, j'ai suggéré qu'on renverse du vin rouge qui tache sans faire exprès sur les pulls en cachemire de nos deux voisines de devant. Mais Anne a mis le holà : "T'es trop folle et trop en nerfs" m'a t'elle dit. "Et puis c'est pas parce que t'es malheureuse qu'il faut t'en prendre aux autres". On a tellement ri ... Très fort. Les gens n’aiment pas qu'on rit fort.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Anne avait raison : un attentat au vin rouge, ça peut porter à conséquence durablement au niveau des relations internationales et même interrégionales. Vu le contexte et la carte des régions redécoupée par Balladur, tout peut être interprété n'importe comment. C'est tellement tendu, avec cette crise en plus, qu'on a vite fait de passer pour des pétasses sarkosiennes, voir devilliéristes. Manquerait plus que çà, quel scandale ! &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mon Dieu, qu'il est difficile de survivre, même en week-end au pays, dans ce monde post moderne et traversé par les crises et les mutations... &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Irène B, réfugiée politique vendéenne, camouflée quelque part dans un ministère parisien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-515310112486006154?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/515310112486006154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/les-joies-des-retours-de-province.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/515310112486006154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/515310112486006154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/les-joies-des-retours-de-province.html' title='Les joies des retours de province'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SbALiMG7EAI/AAAAAAAAAFI/PYSSSATzWug/s72-c/trainclassique2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-3104053492648375598</id><published>2009-03-04T03:21:00.000-08:00</published><updated>2009-04-23T14:36:26.025-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Carrière'/><title type='text'>Ressources Humaines : je vous hais !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sa5kj9OAuCI/AAAAAAAAAFA/9b09B-ynTUw/s1600-h/massacre3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309291579607922722" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 192px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sa5kj9OAuCI/AAAAAAAAAFA/9b09B-ynTUw/s320/massacre3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone pleure quand ILS n’appellent pas. Combien sommes-nous à nous sentir dans la peau d’un acteur au chômage, en attente du rôle de sa vie ? Par ILS j’entends bien sûr ceux qui ont le pouvoir de vie et de mort sur nous, les toutes puissantes Ressources Humaines, ou plutôt INHUMAINES, qui semble un terme plus approprié. La question est de savoir si le marathon des entretiens, le discours langue de bois et les sourires forcés me manquent vraiment, car l’un des privilèges de travailler dans le secteur de la communication est que les incidents de parcours correspondent aux périodes d’activité et non l’inverse. Nous sommes devenus des intermittents du travail. Camarades artistes, unissons-nous ! Signez le manifeste anti-RH ! No Pasaran !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai donc beaucoup fréquenté l’Ennemi et rencontré des recruteurs de tout poil qui s’acharnent sur nous avec des outils toujours plus sophistiqués, nous dissèquent, nous sondent pour finalement nous dire : « on vous rappellera », « on ne prend que la crème de la crème », « on préfère les brunes »… Méfiez-vous, ô RH sans cœur, dans une prochaine vie vous serez réincarnés en demandeurs d’emploi et ce sera à notre tour de vous torturer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai aussi visité toutes sortes d’entreprises : starts up dont les jours sont comptés, agences de pub imposant l’usage de drogues, administrations poussiéreuses d’où on part en courant à la vue de ses futurs collègues de travail, laboratoires pharmaceutiques testant des médicaments sur des enfants africains et parlant de leur engagement dans le développement durable… Honte à vous ! Fort heureusement et bien qu’ayant dit beaucoup de mensonges comme : « je suis très intéressée par la finance et lis les Echos tous les matins » ou « je souhaite m’investir à long terme dans le secteur automobile », je n’ai pas encore vendu mon âme au diable. Jusqu’ici tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un coach professionnel m’avait conseillé de penser à des images paisibles comme un avion au décollage ou une plage des Caraïbes, avant de commencer un entretien. Je réalise l’exercice sans problème, mais à la sortie, c’est un tout autre type de visions qui me viennent. En effet, je me vois plutôt comme le fou furieux dans « Massacre à la Tronçonneuse » ou Anthony Perkins répétant inlassablement la scène de la douche dans « Psychose ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Ressources Humaines et moi nous n’avons jamais fait bon ménage et nos relations ont atteint leur point paroxystique, lors de mes retrouvailles involontaires avec une « camarade » de lycée, depuis longtemps perdue de vue. Effectuant une mission de consulting dans l’entreprise X, je suis amenée à faire la connaissance de la Directrice des Ressources Humaines, et, même à quelques mètres de distance, je l'ai reconnue immédiatement. Grande, voutée, dents de cheval, cheveux gras, pull serpillère bariolé, et surtout un prénom évoquant une espèce rare de plantes vénéneuses, il n’y avait pas de doute, c’était bien &lt;strong&gt;Arachnophobia &lt;/strong&gt;(la décence m’impose de changer son nom mais sachez qu’il est phonétiquement proche) ! « Toi non plus, tu n’as pas changé ». Les souvenirs ont afflué d’un coup et j’ai revu les railleries, le prix spécial du jury dans la catégorie « pas cool irrécupérable, tronche de looser, reste chez toi » et surtout moi au premier rang des persécuteurs. La jeunesse est cruelle. Malheureusement, Arachnophobia n’avait pas la mémoire sélective, même si je lui ai expliqué qu’il y avait bien une Valérie M à Toulouse me ressemblant étrangement, mais que, à l’époque des faits, je vivais en Argentine et que surtout ce n’était pas du tout mon genre de me moquer gratuitement du physique ingrat d’un personne. Je ne suis pas sûre qu’Arachnophobia ait cru à mon enfance sud-américaine et pendant toute la durée de notre collaboration, elle n’a au de cesse de me lancer des regards intenses qui paraissaient dire : « je me souviens de tout ». La revanche du Vilain Petit Canard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Espagne a une approche plus surréaliste du métier. Je ne reviendrais pas une fois de plus sur mon recrutement « speed dating » par celui à qui on devrait interdire l’exercice de la profession de publicitaire : le beau Dean. En cinq minutes, dans un bar, emballé c’est pesé, « tape là ». En plus du bronzage, l’argent de Papa et les vacances à Ibiza, ça faisait branché d’avoir une « parisienne » dans l’équipe. J’aurais du me méfier. Il y a eu ensuite l’entretien en anglais pour participer à un projet international, face à interviewer qui avait quelques lacunes linguistiques. Il m’écoutait avec bienveillance, oscillant de temps en temps la tête bercé par la musicalité de mes paroles, mais je voyais bien, à son regard vide, qu’il ne comprenait rien à ce que je disais. J’ai alors risqué quelques gros mots pour être sûre. Il n’a pas bronché et a continué à sourire bêtement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une expérience récente vécue par mon ami &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;, compagnon d’infortune qui cherche un poste dans le marketing (avis aux recruteurs !), surpasse l’imagination et remporte la palme du bon goût. &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;, las de ne pas trouver dans sa branche, s’est résigné à postuler pour une place de vendeur dans un grand magasin d’électro-managers et est convoqué à un entretien. Après avoir parlé avec une passion non feinte des frigos et des machines à laver, il est invité à participer à un exercice de groupe, destiné à mettre en avant son esprit d’équipe et sa capacité à s’imposer. Je résume l’énoncé : « Vous devez-vous vous échapper d’un camp de concentration et pour cela prévoir l’achat d’un certain nombre d’objets. Seules cinq personnes dans la liste des profils décrits ci-dessous pourront s’évader et vous devez décider lesquelles. » C’est bien connu les camps de la mort étaient équipés de superettes ouvertes 7j/7j. &lt;strong&gt;C &lt;/strong&gt;a alors proposé d’éliminer le personnage du soldat sénégalais des candidats à Prison Break, expliquant qu’un noir en pyjama rayé courant dans les prairies de l’Allemagne Nazie avait peu de chance de passer inaperçu et pourrait mettre en péril les autres évadés. Indignation de l’ensemble des participants, peu sensibles à son esprit pratique : « tu es raciste. C’est de la ségrégation ». Un autre a même ajouté : « Ce n’est pas parce qu’il est sénégalais, qu’il est noir. ». Dépassé par ces considérations trop intellectuelles, &lt;strong&gt;C &lt;/strong&gt;s’est alors pris alors la tête entre les mains et s’est dit qu’il allait peut être rester un peu plus longtemps au chômage. Après ce genre d’épreuves, &lt;strong&gt;C &lt;/strong&gt;pense de plus en plus à monter sa propre structure. Ma petite entreprise ne connaît pas la crise…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-3104053492648375598?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/3104053492648375598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/ressources-humaines-je-vous-hais.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3104053492648375598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/3104053492648375598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/ressources-humaines-je-vous-hais.html' title='Ressources Humaines : je vous hais !'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/Sa5kj9OAuCI/AAAAAAAAAFA/9b09B-ynTUw/s72-c/massacre3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1632376989659134647</id><published>2009-03-01T09:38:00.000-08:00</published><updated>2009-03-01T09:57:19.263-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pipole'/><title type='text'>Spanglish</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SarMQyd9FHI/AAAAAAAAAEo/gOMNJICU_4k/s1600-h/penelope-cruz-oscar-weinste.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308279699606934642" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SarMQyd9FHI/AAAAAAAAAEo/gOMNJICU_4k/s320/penelope-cruz-oscar-weinste.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SarLUc8tNnI/AAAAAAAAAEg/LDyBiFSb3FA/s1600-h/penelope-cruz-oscar-weinste.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SarJhobPeqI/AAAAAAAAAEY/B-3tEqnCtmA/s1600-h/penelope-cruz-oscar-weinste.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Intense émotion en Espagne et renforcement de la cohésion nationale pour quelques heures, lors de la remise de l’oscar du meilleur second rôle à Penélope Cruz. Ravissante dans sa robe de princesse, Pe, comme on l’appelle ici, a remercié le réalisateur «Woodich Rallen» et conclut son discours par un «fankiouch everibodich ». &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;10 ans d’expatriation à «Rolioude» et une liaison avec le patron de secte Tom Cruise n’ont pas réussi à polir cet accent espagnol décidément tenace. L’expression bien connue « parler anglais comme une v…. – ruminant en 5 lettres - espagnole » prend soudain tout son sens. Cela me fait penser à ma fidèle comparse &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;, espagnole vivant à Paris, qui propose souvent d’improviser un petit «truch» ou fait des constats déchirants comme : «les mecs, touch des nulchs!». Pardon &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;, je t’adore et garde ton accent car, comme tu as pu le constater en QUELQUES occasions, c’est un atout de séduction infaillible avec les garçons. Un petit effet de voix à la Victoria Abril et le tour est joué. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’apprentissage de l’anglais reste un problème majeur en Espagne. Les Schools of English affichent complet et les jeunes espagnols, désireux de ne pas rater le train de la mondialisation, affluent dans les rencontres linguistiques internationales. Hélas, faute de la participation d’anglais de souche, las d’assister au massacre de leur langue maternelle, les espagnols se retrouvent à reproduire leurs « écorchages » entre eux et on assiste à l’apparition d’un nouvel hybride : &lt;strong&gt;le spanglish&lt;/strong&gt;. Il n’est alors pas toujours facile de deviner qui est ce célèbre groupe des années 80 « Ou Dosse », cette star des années 50 « Rita Révor » ou ce classique du cinéma d’honneur « Ralovin », mais c’est, et de loin, la confusion entre le masculin et le féminin, due à l’impossibilité génétique de prononcer le « He », qui génère le plus de quiproquos. Démonstration: « I had a german boyfriend, she was a doctor… ». Réponse : « C’était avant ou après son changement de sexe ? » &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais revenons à ce moment de liesse collective, presque plus beau qu’une victoire du Real Madrid: le couronnement de Pe. On nous a montré à l’occasion la morne petite banlieue de Madrid où elle est née, ses voisins, ses anciens professeurs, son facteur, ses éboueurs etc. Les images parlent d’elles-mêmes et on mesure l’ampleur du chemin parcouru, pour devenir une étoile de «Rolioude». Ce n’était pas gagné le rêve américain. Bizarrement, Pe fait moins l’unanimité auprès de la gent féminine. Au contraire, toutes s’accordent pour dire qu’il ya de meilleures actrices en Espagne, qu’elle n’est pas si belle que ça ou, pire, qu’elle a du coucher pour arriver. Allons les filles, soyez franches, vous êtes tout simplement JALOUSES. Ayant depuis longtemps surmonté mon aversion naturelle pour les brunettes, j’émets un jugement plus subtil, en m’étonnant qu’on salue la performance d’une actrice dans un film globalement mauvais.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourtant moi aussi, cette Penélope m’énerve car elle sort avec le sublime Javier Bardem, l’Homme avec un grand H, le mâle absolu… Pour reprendre la réplique désormais culte d’un film français dédié aux femmes : « Javier Bardem, il couche avec moi, me jette, oublie mon prénom, me tire les cheveux, je kiffe ! ». Mais il n’était pas à ses côtés pour les Oscars et on parle de leur relation en termes de coup de pub médiatique, aussi, tous les espoirs sont permis. Javier, estoy aqui !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1632376989659134647?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1632376989659134647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/spanglish.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1632376989659134647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1632376989659134647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/03/spanglish.html' title='Spanglish'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SarMQyd9FHI/AAAAAAAAAEo/gOMNJICU_4k/s72-c/penelope-cruz-oscar-weinste.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-882491369216765339</id><published>2009-02-26T15:56:00.000-08:00</published><updated>2009-02-27T03:58:15.355-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Vive les quadras!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SacsYKact0I/AAAAAAAAAEQ/I5Q_5bFPTBU/s1600-h/bronzes2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307259479503189826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 247px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SacsYKact0I/AAAAAAAAAEQ/I5Q_5bFPTBU/s320/bronzes2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cause de titre de ce genre que je ne peux pas inviter ma mère sur ce blog. Certes, elle rit aux éclats face aux frasques de Samantha Jones mais, en serait-il de même s’il s’agissait de moi, sa fille, la chair de sa chair. Et ne parlons même pas de mon père, pour qui je serai toujours «le miracle immaculé ». Mon Père ce Héros, mon papa à moi. Ah cet Œdipe insurmontable et insurmonté ! Remarquez, ils ont déjà vu mon frère, l’acteur de la famille, travesti en Madonna, fumant un joint dans une soirée échangiste et même nu dans une pub, mais ce n’est pas pareil, « c’était pour les besoins du rôle » et puis, je suis l’aînée, l’exemple, l’incarnation du sérieux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis donc allée skier il ya quelques jours avec trois amis quadragénaires, en me disant les petits jeunes ça suffit, il est temps que je m’intéresse aux hommes mûrs. Une journée à la montagne en période de guerre de la récession, une aubaine. Le ski est en effet un sport assez élitiste et en Espagne encore plus qu’ailleurs, mais j’ai décidé d’assumer pleinement ma condition de « chômeuse VIP », espèce en voie de disparition. Pardon camarades immigrants, candidats au rêve espagnol qui s’écroule, je me suis désolidarisée seulement pour une journée. Ici, en effet, point de chucky Hector ou vendeurs ambulants sénégalais à l’horizon. &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt; n’est pas là pour détecter les « fils d’Aznar à pull vert », représentants de la droite traditionnelle, mais au bout d’un an et demi, j’ai acquis une certaine expérience dans cet exercice. J’en aperçois quelques uns, bien que camouflés dans leur doudoune. Je les ignore ou leur lance des regards dédaigneux et insoumis. No pasaran ! Oups, ai-je trahi mes tendances politiques ? Il ya quelques alternatifs tout de même, mais plutôt du côté des perchmans et du staff technique. Ils ont un style inimitable et particulièrement seyant : extension de dreadlocks qui partent de différentes parties du crâne, anneaux aux oreilles façon Vache qui rit, piercings sur le visage qui, de loin, ressemblent à une acné tenace…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à mon observation sociologique des hommes de plus de 40 ans… Il faut avouer qu’ils ont la pêche pour leur âge (pardon à ceux qui ont déjà passé ce cap douloureux), surtout &lt;strong&gt;K&lt;/strong&gt;, l’allemand. Il est l’une des rares personnes que je connaisse qui allie sens de la fête et goût pour l’exercice physique, débauche nocturne et endurance sportive dès l’aube. Increvable. Bien que plus jeune de quelques décennies, je suis battue à plate couture. Mais la journée a pour thème « un esprit sain dans un corps sain » et nous abordons des sujets sérieux, notamment sur les télésièges, moments de pause propices à la réflexion et aux échanges d’idées. &lt;strong&gt;K&lt;/strong&gt; me fait ainsi part d’un constat pour le moins surprenant. Il est frappé par la modération des espagnols quant à la consommation d’alcool sur les pistes. En Allemagne, au contraire, les parcours sont jalonnés de bars qui proposent tous types de boissons locales et incitent à des pauses régulières. &lt;strong&gt;K&lt;/strong&gt; laisse même couler une petite larme lorsqu’il assiste, impuissant, à la fermeture des bars de station dès 17 heures, interdisant toute possibilité d’after ski digne de ce nom. Avis à ceux qui ont l’intention de se rendre dans le Tyrol autrichien : éviter de skier après 15h, sous peine d’être pris pour cible par une "bûche humaine", en état d’ivresse. En plus, ils sont généralement assez costauds. A ce sujet, je me souviens que le concept du « ski bar » avait été inspiré par &lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt; en 2002, qui rentrait justement d’un an d’expatriation en Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre protagoniste de cette journée placée sous le signe du sport : &lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;, père divorcé, qui me parle de ses difficultés avec sa fille adolescente. Dois-je lui avouer que sous mes faux airs de jeune femme posée, il ya une adolescente en crise qui crie ? Vient enfin &lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt;, l’autiste de la joyeuse bande. Grand moment de solitude lorsque je me retrouve, après avoir vainement tenté de me perdre dans la foule, à ses côtés sur le télésiège biplace. « The Sound of silence » ou l’art de faire soi-même les questions et les réponses. Tout le monde ne s’attendrit pas sur le modèle du grand garçon timide. &lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt; retrouve pourtant la parole pour aller protester au bureau central de la station contre la mauvaise qualité des prestations, espérant obtenir une ristourne (radin en prime). Pulsion bolchévique, initiative courageuse dont on a pourtant quelques doutes quant à l’impact réel. En effet, le bureau est fermé et il ne trouve pour recueillir ses revendications que la femme de ménage salvadorienne qui le rabroue sans ménagement à coup de balai, en lui criant : « Vous, les espagnols, ne connaissez pas votre chance. Dans mon pays, ceux qui osent monter le ton sont immédiatement arrêtés, jetés en prison et on ne les revoit plus jamais. JAMAIS ! ». Ayant quelques lacunes quant à la situation géopolitique du Salvador, &lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt; s’abstient de répliquer et replonge dans le silence. Il ne prononce d’ailleurs plus un mot pendant le trajet retour, sauf pour répondre par un grognement aux taquineries de son ami &lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt;, qui est très taquin. Et si derrière cette façade d’hommes mûrs, il y avait aussi des gamins qui crient ? Décidément l’âge est une donnée très relative.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-882491369216765339?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/882491369216765339/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/vive-les-quadras_26.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/882491369216765339'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/882491369216765339'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/vive-les-quadras_26.html' title='Vive les quadras!'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SacsYKact0I/AAAAAAAAAEQ/I5Q_5bFPTBU/s72-c/bronzes2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-2690670173753515115</id><published>2009-02-24T03:24:00.000-08:00</published><updated>2009-02-25T01:13:42.092-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pipole'/><title type='text'>Qui es-tu Duchesse d’Alba ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaPavNhLI7I/AAAAAAAAADI/s07n1TX8Z-M/s1600-h/alba1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306325290590086066" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 151px; CURSOR: hand; HEIGHT: 151px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaPavNhLI7I/AAAAAAAAADI/s07n1TX8Z-M/s200/alba1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Les espagnols raffolent des potins des stars et les émissions « pipoles » pullulent sur le petit écran. D’une expertise reconnue pour tout ce qui concerne la France, j’avoue être moins incollable sur les vedettes espagnoles. On ne peut pas rattraper en quelques mois des années de ragots accumulés dans l’inconscient collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une personnalité qui fait des apparitions récurrentes a retenu tout particulièrement mon attention : la Duchesse d’Alba, mais qui est-elle ? On la voit quotidiennement dans différents programmes, momifiée dans son fauteuil roulant, que poussent des esclaves toujours différents et qui répètent inlassablement : « Elle va beaucoup mieux et fait tous les jours de gros progrès. » Récupération pourtant imperceptible ou alors pour un œil averti. Par contre, son visage passe difficilement inaperçu. Le ou les chirurgiens plastiques responsables du carnage devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité. Cela invite aussi à la réflexion les candidats à la lutte à tout prix contre les rides et le temps qui passe. « Suis-je vraiment prêt à payer pour ressembler à l’Exorciste ? ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qui es-tu donc apparition spectrale, rescapée du Royaume des morts, égérie d’une campagne pro-euthanasie ? Fernando le Barjo sort de ce corps !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques renseignements piochés dans Google me permettent d’en apprendre plus. D’après le livre Guinness des Records, Cayetana de Alba possède plus de titres de noblesse que la Reine d’Angleterre. Elle est cinq fois duchesse, dix huit fois marquise, vingt fois comtesse etc. Cela n’a fait que multiplier les risques de consanguinité, fréquents dans ces grandes familles espagnoles. Rappelez-vous les peintures du siècle d’or. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mariée et veuve deux fois, six enfants, puis la maladie, la vieillesse… Et la « Princesse charmante » redevint crapaud. Un destin à la Diana, fauchée en pleine jeunesse, n’est-il pas plus enviable ? « Goodbye English rose », chantait Elton John qui, pris de court et en mal d’inspiration, avait recyclé vite fait bien fait la chanson initialement écrite pour Marylin.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Soudain, je comprends, tout devient limpide. L’argent a fait son malheur. Comme quoi, il faut mieux être fauché mais heureux et bien portant ! Pauvre vieille, même ses petits-enfants, trompés par le modèle rassurant Mamie Nova, s’enfuient, terrifiés, lorsqu’ils entendent le bruit des roues du fauteuil annonciateur de sa tentative d’approche. Crickcrickcriccirkrkrkrk… « Sauve qui peut, ce n’est pas E.T. c’est Mémé ! ».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dire que nos chemins auraient pu se croiser cet été. Elle est en effet venue visiter l’exposition Agua et, pensant que ce serait drôle, j’ai proposé à mon responsable de la recevoir au pavillon de la France. Mieux renseigné sur le personnage et surtout à la vue de sa photo, il s’y est farouchement opposé : « Non Valérie, il ne faut pas que nous perdions de vue les causes prioritaires que nous défendons : le développement durable et la protection de l’environnement, ces aristocrates décadents et… décrépis n’ont pas leur place ici… ». Cela l’arrangeait bien pour une fois de respecter le thème. Il doit encore avoir des sueurs froides, rien qu’à penser à la figure imposée de la bise. En même temps, cela faisait du champagne économisé pour l’after work (ah job de rêve qui n’a que trop peu duré…), bien que, réflexion faite, elle ne doive pas trop boire, vu son état. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est ballot, elle aurait pu faire partie de ma collection « moi avec des gens connus », aux côtés de, dans le désordre et sans aucun lien entre eux, Prince Albert, Martine Aubry, Gorbatchov…et beaucoup d’autres Vips pas si Vips dont j’ai oublié le nom.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-2690670173753515115?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/2690670173753515115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/qui-es-tu-duchesse-dalba.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/2690670173753515115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/2690670173753515115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/qui-es-tu-duchesse-dalba.html' title='Qui es-tu Duchesse d’Alba ?'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaPavNhLI7I/AAAAAAAAADI/s07n1TX8Z-M/s72-c/alba1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-2602709497023807540</id><published>2009-02-18T09:22:00.000-08:00</published><updated>2009-02-22T02:58:24.676-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Jésus et moi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce matin, je me dirigeais innocemment vers la boulangerie lorsque je me fais aborder par deux femmes d’âge mûr à l’air suspect. « Vous avez deux minutes ? », me demandent-elles en brandissant un livre qui portait le titre « le chemin de la vie » et la représentation d’un personnage religieux non identifié. Mouvement de recul, cri d’effroi : « Vade retro Satanas ! Jésus et moi, on n’a jamais fait bon ménage. » Avec leur look mormon, ont-elles vraiment vu en moi une candidate potentielle pour leur secte ? Car même au saut du lit, il faut penser glam et je m’imagine difficilement en tailleur de laine informe vestige des années 50, perruquée et coiffée d’un chapeau type Queen Mum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mormons doivent vraiment faire des efforts en matière de relations publiques et trouver des porte-paroles plus charismatiques. Dois-je y voir un possible débouché professionnel? Ils devraient prendre exemple sur les Mamas blacks évangélistes si sympathiques qui semblent toujours sur le point d’entamer un air de gospel et dont la bonne humeur est tellement contagieuse. O Happy Day ! Mais là aussi méfiance et gare à ne pas tomber dans un dangereux piège. En effet, parmi les préceptes de l’Eglise Evangéliste, on trouve notamment l’interdiction de danser et surtout de boire de l’alcool. C’est tout simplement inimaginable. A ce sujet, je me souviens de cette suissesse au bord du désespoir vivant à Saint Domingue, où l'évangélisme fait rage. Elle était venue rejoindre le dominicain de son cœur, autrefois gogo danseur, fêtard et sexy, mais ayant rencontré Dieu depuis peu, il avait abandonné ces pratiques subversives pour rester à la maison à ne rien faire et s’empâter, aux frais de la princesse. La suissesse n’a jamais appris à danser le merengue et, de guerre lasse, est rentrée chez elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de la flambée des nationalismes, la crise va-t-elle favoriser le retour des superstitions et encourager les hommes à se tourner vers Dieu ? L’Eglise Pilar, emblème gigantesque et monstrueux des super pouvoirs de l’Eglise en Espagne, me nargue de loin. Jusqu’ici tout va bien. Un durcissement de la chasse aux Chucky Hector sans papiers mise à part, le pays, bien que particulièrement touché, affiche une certaine tranquillité, voire une passive acceptation des choses. Ici, point de défilés quotidiens des différentes corporations ou de guérillas urbaines façon Guadeloupe qui se prend pour son voisin haïtien. Jusqu’ici tout va bien mais que va-t-il se passer quand la cerveza et le vino tinto s’arrêteront de couler. Il y aura des émeutes spontanées de la SOIF et ce sera terrible. Où pourrons-nous alors nous réfugier pour échapper à cette situation insoutenable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mormones à chapeau Mamie Pudding rodent autour mon immeuble et s’apprêtent à essayer quelques sonnettes. Je leur lance un regard hostile et menaçant, destiné à les faire déguerpir au plus vite. Courage fuyons !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-2602709497023807540?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/2602709497023807540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/jesus-et-moi.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/2602709497023807540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/2602709497023807540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/jesus-et-moi.html' title='Jésus et moi'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1074821407115044619</id><published>2009-02-18T09:18:00.000-08:00</published><updated>2009-02-27T04:01:11.152-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Mortelle Saint Valentin…</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et voilà, c’est passé, une Saint Valentin de plus. Le calendrier est plein de ces rendez-vous incontournables où il faut être heureux et là, en prime, amoureux. C’est vraiment trop injuste. Il y a tout de même eu la traditionnelle soirée de boycott avec d’autres irréductibles dont certains largement plus extrémistes que moi, comme &lt;strong&gt;K &lt;/strong&gt;disant: « C’est la Saint Valentin ou moi ! Ils ne m’auront pas. No pasaran.» Son romantisme m’émeut. Une pensée pour sa femme restée seule en Allemagne et qui ne doit pas être tous les jours noyée sous les bouquets de fleurs. Une pensée aussi pour &lt;strong&gt;C &lt;/strong&gt;dont c’était l’anniversaire et à qui on rappelle constamment « sa chance d’être née le jour de l’amour ». Cela part d’une bonne intention mais peut devenir rapidement lourd, surtout en période de célibat. Bon anniversaire &lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela aurait pu être bien pire. Imaginez Fernando le Barjo, inspiré par le film Mortelle Saint Valentin et ne pouvant plus contenir ses pulsions psychopathes, qui assassine les participantes du meeting polyglotte les unes après les autres…. Rapidement les soupçons se portent sur lui car il laisse sur chacune de ses victimes un mouchoir portant un H ensanglanté… H comme Helena bien sûr, son ex qui l’a traumatisé. Heureusement je suis celle qui survit à la fin car je finis par découvrir son talon d’Achille. En effet, sur le point d’y passer moi aussi, je lance : « Helena est lesbienne » et là, il s’effondre en larmes, incapable de supporter la douloureuse réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de cinéma, c’est aussi la saison des comédies romantiques et un docu-fiction a particulièrement retenu mon attention, grâce à son titre prometteur « Récit complet de mes échecs amoureux ». C’est l’histoire d’un type qui part à la recherche de ses ex pour savoir pourquoi cela n’a pas marché entre eux. Il n’y avait qu’un anglais pour avoir une idée pareille et d’ailleurs le protagoniste ressemble à mon ami David de Londres: tee-shirt « Legalise Cannabis » taille XS qui lui arrive à la moitié du ventre et laisse entrevoir ses abdos travaillés à la pinte de Guinness, jean également taille XS, tennis en croute de porc marrons piqués à Starsky and Hutch, coupe Beatles intemporelle qu’il réalise lui-même… Le tout à 35 ans. Pardon David, on t’aime comme tu es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette initiative courageuse m’a aussitôt donné une idée. Pourquoi ne pas allez-voir sur Fesse Book ce que sont devenus certaines personnes dont je tairai l’identité, par souci de confidentialité… Avouez, qui l’a déjà fait ? De toute façon c’est de la triche car sur ces sites, tout le monde a l’air rayonnant, au top de la réussite, marié, mince, témoin masqué de Delarue ou 10 ans plus jeune car pour beaucoup le temps s’est arrêté un certain été des années 90, date à laquelle a été vraiment prise leur photo d’accueil. Je pense d’ailleurs composer une photo type Brangelina où j’apparais recouverte d’enfants de toutes les couleurs, histoire de voir les réactions. Vous découvrez donc ma méfiance pour ce nouvel outil à la mode mais il faut reconnaître qu’il offre quelques aspects pratiques et intéressants. Curieusement ces garçons qui sont passés dans ma vie ont tous une multitude d’homonymes. Non &lt;strong&gt;W&lt;/strong&gt; n’était pas un rappeur black. Il y a aussi beaucoup de pères de famille et soudain j’en trouve un qui pourrait être &lt;strong&gt;N&lt;/strong&gt; mais non, il a encore tous ses cheveux alors que &lt;strong&gt;N&lt;/strong&gt; était déjà dégarni à 28 ans ! Nouvel essai et là pas de réponse, rien, inconnu. &lt;strong&gt;Z&lt;/strong&gt; aurait-il eu un destin à la Patrick Swayse dans Point Break, son film préféré, emporté par la vague du siècle ? Non, je ne suis pas sortie avec Brice de Nice, qui est une version à peine caricaturale du niveau culturel de tout amateur de surf digne de ce nom. Encore une tentative et une découverte pour le moins surprenante: il semble que les hommes qui s’appellent comme &lt;strong&gt;X &lt;/strong&gt;sont tous gays. C’est comme faire son « shopping » sur une page de Gayvox. Zut, ce n’est pas drôle, je ne trouve personne et ne peut donc pas tagger sur leur mur des messages psychopathes du style « remember me, il est temps que Junior connaisse son père. » Finalement je n’ai plus envie de jouer à « Perdus de vue » et décide plutôt de regarder devant moi et de penser à TOUS ceux qui sont à venir… et ils sont très, très nombreux ! Youpi !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1074821407115044619?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1074821407115044619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/mortelle-saint-valentin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1074821407115044619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1074821407115044619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/mortelle-saint-valentin.html' title='Mortelle Saint Valentin…'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3987376189551592966.post-1112239738735687824</id><published>2009-02-18T09:13:00.000-08:00</published><updated>2009-03-23T03:39:11.397-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Bienvenue chez les Maños</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le 5 février dernier, Zaragoza célébrait la Santa Agueda, jeune sicilienne, convoitée par un méchant roi et morte, toujours vierge, en martyre au 3eme siècle. Cette journée dédiée aux femmes leur octroie l’autorisation exceptionnelle de sortir seules et de se livrer à des activités transgressives. Mon Dieu, c’est seulement possible une fois par an pour certaines ? Autrefois elles défilaient innocemment en agitant des mouchoirs colorés, aujourd’hui elles peuvent profiter d’un vaste choix de soirées chipandels, à partager entre filles uniquement. L’Espagne, toujours entre tradition et modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai alors pu m’empêcher de faire le bilan sur ces 15 mois au pays des Maños, sur les traces d’Antonio Banderas (on m’aurait menti…). Pour les non initiés aux us et coutumes aragonais, les Maños sont les habitants de l’Aragon, réputés pour leur attachement à la terre, aux traditions, à l’église… J’aurais du me méfier… Morceaux choisis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon ami Sarkozy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le syndrome Tanguy est surdéveloppé en Espagne et je ne peux commencer cette galerie de portraits qu’avec celui que j’avais surnommé avec une « ironie affectueuse » mon ami Sarkozy, à cause de son admiration sans borne pour notre empereur Nicolas I. 33 ans, vivant chez ses parents, conservateur, catholique, xénophobe, rêvant de vivre à Madrid mais sans franchir le pas (300km), voyageant à travers la compagnie d’étudiants Erasmus de 22 ans… On ne pouvait que fondre et avoir du mal à croire au miracle de cette rencontre. Parfois on se dit, il faut essayer de comprendre l’autre et accepter la différence mais, grâce à lui, j’ai enfin compris le sens des paroles « We have nothing in commun… »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le monde selon Dean&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Mon entrée sur la scène professionnelle espagnole a aussi été haute en couleurs, surtout grâce au charisme et au magnétisme de Dean, mon premier employeur. Directeur artistique autoproclamé, il est passé maître dans le plagiat de maquettes existantes et dans l’utilisation de la palette de couleurs Photoshop. Curieux de tout, il ne quittait jamais le périmètre du centre ville, allant, toujours en taxi, de son appartement à la salle de sport, de la salle de sport au centre de bronzage et parfois, dans les moments de grand désœuvrement, au bureau, histoire de se préparer pour le grand rôle de sa vie : chef d’entreprise. Fièrement « monolangue », il avait préféré de ne pas apprendre l’anglais, pourtant la langue de sa mère. Mais ce touche à tout devrait bientôt se lancer dans une nouvelle carrière, celle d’acteur porno. Si on en croit les photos personnelles qu’il laissait « négligemment » traîner sur le serveur, il a un grand potentiel… Bravo l’artiste, un génie créatif et une source d’inspiration permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fernando le Barjo&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Une expérience à l’étranger n’est jamais totalement complète, sans la rencontre avec le psychopathe local. A Saragosse, il porte le nom de Fernando et rode le soir dans les meetings linguistiques, sous prétexte d’apprendre l’anglais, mais c’est pour « mieux te manger mon enfant ». Il se trouve que ce garçon fait le même métier que moi mais son comportement proche de celui du personnage de Dustin Hoffman dans Rain Man (souvenez-vous l’autiste qui parle tout seul en agitant la tête…) m’a très vite fait comprendre que je n’avais pas trouvé en lui mon futur associé. C’est en effet un garçon qui parle beaucoup et pour être sûr de ne rien oublier il envoie de nombreux mails tous les jours. Son style est proche de l’écriture automatique surréaliste : on commence quelque part, on fait des tours et détours et on verra bien où on termine. Mais un jour, à l’approche de Noël, le ton est devenu moins inoffensif, lorsqu’il a commencé à m’appeler Helena comme son ex, à qui il en veut beaucoup, avec des bouffées mystiques délirantes. Souhaitant échapper au destin de la blonde qui crie et finit mal comme dans tout bon film d’horreur de série B, je lui ai demandé d’arrêter, en prenant un air menaçant. Il semble avoir compris le message mais l’autre soir je l’ai aperçu de loin, parlant avec une future nouvelle victime… Son regard a croisé le mien et c’était un signe que le psychopathe n’est pas mort et qu’il y aura une suite, comme dans les Freddy 1, 2, 3…5. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé est fortuite… Au secours, sortez-moi de là.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3987376189551592966-1112239738735687824?l=survivreentempsdecrise.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/feeds/1112239738735687824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/bienvenue-chez-les-manos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1112239738735687824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3987376189551592966/posts/default/1112239738735687824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://survivreentempsdecrise.blogspot.com/2009/02/bienvenue-chez-les-manos.html' title='Bienvenue chez les Maños'/><author><name>Valérie M</name><uri>http://www.blogger.com/profile/17204042387855913426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_JqDjis32pvY/SaW3BI0dg1I/AAAAAAAAADo/P2gh3thzBg0/S220/val5.bmp'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
